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Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme

 
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:03 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Chapitre 1: Partie 1 - Dieu, Mythe ou Réalité
    


Sommaire:

- Introduction
- Définition
- Démonstration scientifique
- Démonstration philosophique
- Démonstration métaphysique
- Définition et Réfutation du Hasard
- Observation et réflexion
- Conclusion




Introduction

Depuis le berceau de l'Humanité, depuis que l'Homme existe, il n'a jamais cessé de s'interroger ainsi que de méditer sur la Création, sur ce qui l'entoure, sur Son éventuel Créateur et s'est toujours retrouvé attiré et orienté vers une Force Supérieure. Cela démontre que dès le début, l'Homme, dans ses origines, était un être spirituel, façonné et adapté pour cela. Ce n'est, cependant, que depuis environ trois siècles que l'on tente de le nier violemment et massivement par acrobaties dialectiques. Et la même rhétorique est employée dans le but de remettre en question, la nature de l'homme (spirituel par nature), et de l'imposer de gré ou de force dans toutes les sociétés humaines.

Nous allons ici, nous intéresser à cette éventuelle "Entité Supérieure", cette "Force Créatrice, Organisatrice", que beaucoup appellent "Dieu", pour savoir si oui ou non, cette Entité est Présente, ou bien Absente ("n'existe" pas), et ne serait finalement, que le fruit de l'imagination humaine.


Sans même traiter ici de mysticisme, des phénomènes surnaturels, de spiritisme, d'occultisme, des Révélations (Religions et Livres Saints) ou encore des "interventions explicites divine" ("miracles", signes explicites, etc.), nous allons voir ce qu'il en est des indices et des traces du Créateur dans notre Univers, ou bien si l'Univers est explicable entièrement par lui-même, et qu'il n'est qu'un accident aléatoire, non-voulu et dépourvu de sens.

Peu importe l'endroit ou l'époque où a vécu l'être humain, ce sont toujours les mêmes questions et besoins qu'il ressent et qui reviennent sans cesse. Nous nous sommes tous posés de nombreuses questions sur notre existence, le sens de notre vie, ainsi que sur le Créateur de notre univers.

Car il s'agit là de la nature profonde de l'être humain tout simplement, et que nous avons tous la même origine. Depuis que plusieurs tribus et communautés se sont formées, des débats de nature métaphysique et philosophiques ont donné lieu à des échanges intellectuels passionnants et tout aussi enflammés les uns que les autres.

Cela engendra une scission entre différentes positions philosophiques. Puis, de nombreuses écoles philosophiques et théologiques se mirent en place un peu partout à travers le monde, ce qui permit d'offrir de nombreuses richesses sur le plan intellectuel et spirituel.
Ces débats prirent progressivement beaucoup plus d'ampleur et influencèrent les nombreux peuples.
Même aujourd'hui, ce sujet passionnant est encore au centre des débats et fait même couler beaucoup d'encre. Les derniers siècles reprèsentent l'une des périodes les plus virulentes à cet égard, car tout ce qui se rapporte à Dieu, est devenu un débat sensible, intéressant, violent et parfois même tabou dans certains milieux. Nous n'exposerons pas ici les nombreux facteurs qui ont joué un rôle dans l'accentuation des obstacles et incompréhensions de cette noble quête spirituelle et intellectuelle, et nous nous contenterons uniquement de développer des points clés sur le fait qu'Il ne soit qu'un Mythe ou bien une (La) Réalité.
Le réel problème, se trouve donc au niveau de l'information et de l'intelligence. Si il existe une telle incompréhension et de telles polémiques, c'est uniquement à cause de l'ignorance propagée parmi la masse, qu'il faut éradiquer le plus rapidement possible...

Mais au fond, le plus important, est de respecter les convictions intimes de chacun, qui ne peuvent en aucun cas, devenir un sujet de moquerie ou de mépris...


De ses questions de nature spirituelle, intellectuelle et métaphysique, 3 postulats s'imposent à nous...


1) Le 1er: Soit le monde est soumis à un principe créateur (Dieu). Une puissance créatrice consciente de son ouvrage et de sa finalité. Et dans ce cas-là, l'évolution humaine telle qu'elle se déroule, se déroule comme elle doit se dérouler (pour atteindre cette finalité prédéterminée).
2) Le 2ème: Soit le monde est sans Dieu. La création serait alors due au hasard et l'évolution humaine n'aurait pas de sens en dehors de celui que nous voulons bien lui donner.
3) Le 3ème: Soit enfin, il existe bien un principe créateur mais celui-ci n'a pas d'intention prédéterminé pour l'univers qu'Il a créé ni pour les créatures qui en découlent. Dans ce cas-là, l'homme aurait tout le loisir de construire sa propre destinée.


Bien que l'évidence de la Création saute aux yeux des personnes qui pensent et raisonnent objectivement, il est devenu difficile d'accepter ou de reconnaitre certaines évidences, qui n'ont pourtant, aucunement besoin de démonstration, car ils coulent de source. En effet, il suffit de poser son regard vers la Terre et le Ciel, une première fois, puis une seconde fois, pour attester de la Divine Création, tellement que cela est évident. Mais à notre époque, où réfléchir sereinement est devenu si difficile, de par les limitations intellectuelles qui nous sont imposées (qui seront étudiés ultérieurement), des voiles se sont interposés, et nous enferme dans un cercle vicieux.


Définition de Dieu


Sur les "preuves de "l'existence" de Dieu, il y aurait beaucoup de choses à dire. D'abord, il est impropre de parler d'"existence" à Son égard, le terme ex-stare signifiant littéralement "se tenir grâce, se tenir debout, ou par quelque chose". On ne peut donc en toute logique parler que de "Présence de Dieu", ou d'Etre Divin, car Il est au-delà de l'existence, car Il ne dépend que de Lui-même, et ne Se tient que par Lui-même.

Ensuite, il y a un certain côté fâcheux à vouloir "prouver Dieu". Certes, de nombreux théologiens s'y sont souvent employés (Cf. St Thomas d'Aquin et les "cinq voies" ), et il est vrai que leurs arguments ne manquaient pas de convaincre. Cela dit, chercher à prouver Dieu revient à Le rabaisser à nous, quelque part, car comment prouver Celui-là même par qui on parle! On ne peut prouver Dieu que par Dieu en quelque sorte! Maintenant, la meilleure chose à dire là-dessus, aux gens suffisamment ouverts pour l'entendre, c'est que l'argument selon lequel le monde serait à lui-même sa propre cause relève de la contradiction dans les termes, tout phénomène, ou toute chose composant ce monde ayant une cause qui lui est supérieure logiquement. La notion d'Infini s'imposant à nous, il faut donc en conclure que c'est Elle qui est la véritable cause de l'Univers, qu'Elle est son origine, son substrat et son but: mieux, que l'Univers n'est rien sans Elle...

Aussi, il s'avère impératif de s'accorder sur la définition que nous avons de Dieu, car avant même de discuter de ce sujet, il faudrait déjà savoir si par Dieu, nous entendons tous la même signification.
A ce propos, René Guénon disait «Du reste, il est des savants qui ne s’affirment athées que parce qu’il leur est impossible de se faire de l’Être Suprême une autre conception que celle-là, laquelle répugne trop fortement à leur raison (ce qui témoigne du moins en faveur de celle-ci)». La conception qui est ici visée par Guénon, c’est celle du Dieu anthropomorphique, et il faut rappeler que Guénon a écrit que le «Dieu» que la plupart des Occidentaux (modernes) adorent est en fait le Démiurge. D'où la problématique qu'ont la plupart des occidentaux modernes, à propos de Dieu, des religions et de la spiritualité.

En témoigne d'ailleurs, le fameux Richard Dawkins, ethnologue athégriste et militant. Il écrit dans son livre, "Pour en finir avec Dieu", p.121:

"Si improbable statistiquement que soit l'entité que vous cherchez à expliquer en invoquant un concepteur, le concepteur lui-même doit nécessairement être au moins aussi improbable." 

Nous avons là, un excellent exemple, qui illustre parfaitement nos propos sur la définition et la signification qu'implique le terme "Dieu". Et c'est d'ailleurs, l'erreur qui est systématiquement répété dans l'argumentation athée depuis longtemps.

Ici, Dawkins considère Dieu, comme une entité physique et fini, localisé dans notre espace-temps (comme vous, le système solaire, les étoiles, votre chien, etc.). Si Dieu en est réduit à ça, alors, les croyants sont entièrement d'accord avec les non-croyants. Ce "Dieu" là ne peut pas être réel, puisqu'il n'est pas Dieu.
L'erreur consiste à confondre Le Créateur et Ses créatures, qui logiquement et par nature, diffèrent totalement. Dawkins attribue les limitations et caractéristiques des créatures au Créateur. Ensuite, c'est ignorer que Dieu, ne peut être considéré que comme une Entité transcendante, incréée, Infini, immatérielle, et qui échappe donc par nature à toute causalité statistique. Et si cela a un sens d'appliquer le calcul des probabilités à l'émergence des êtres vivants, car c'est un phénomène physique, ce n'est évidemment pas le cas pour la Présence de Dieu, Entité métaphysique par excellence. Dieu, étant incréé, Infini, immatériel (puisque l'Esprit précède la matière), et extérieur (séparé) à l'Univers, la totalité des arguments de Dawkins (et des adeptes de ce genre d'argumentation) sont donc automatiquement caducs, puisque non-conformes à la réalité. C'est là l'incohérence et l'invalidité de la plupart des arguments antithéistes. Confondre l'Absolu et le relatif, le Fini avec l'Infini, l'Esprit avec la Matière, etc.

Autrement dit, on pourrait dire que toutes ces discussions sont sans signification tant que l’on ne s’est pas entendu sur ce que les uns et les autres entendent par le mot «Dieu».
Il faut aussi, pour notre part du moins, se mettre d'accord sur le sens et la définition du terme "croyant". Car l'on désigne généralement, par "croyant", les fidèles des religions, alors que, les déistes, au même titre que les agnostiques, matérialistes et athées sont, également, des croyants, et eux ont aussi, une notion similaire à la "Foi", puisqu'ils n'ont pas de certitudes, cela relève donc d'une forme de croyance.

Le terme «croyant», est pour finir, susceptible de tant de significations... Et surtout, la question est de savoir à quoi une personne croit: si l’on peut parler de la foi d’un matérialiste sincère, c’est que celui-ci aussi est un croyant, et nous pourrions rajouter que beaucoup de personnes semblent ignorer une vérité de fait assez élémentaire, c'est-à-dire le fait qu'il y a autant de croyants que de Foi particulières.

Il y a donc bien des confusions sur le sens des mots, et cela est bien caractéristique de notre époque, et cela apparaît de manière fort nette dans une question comme celle abordée ici



Démonstrations scientifiques


Aujourd'hui, où le monde ne jure plus que par la "science", et dont de nombreuses personnes l'ont érigée comme une "croyance religieuse" sans s'en apercevoir, mérite que l'on s'y attarde, pour voir ce qu'elle a à dire sur ce qui nous intéresse ici. Il serait en effet intéressant d'analyser les dernières découvertes scientifiques, et vérifier ce que dit la "Science" à propos de l'apparition de la vie, de la naissance de l'Univers, et de bien d'autres questions passionnantes. Bien que la science est loin d'être aussi "exacte" et fiable qu'on le dit, il s'agit d'une discipline intéressante et enrichissante, bien que secondaire.

Les disciplines scientifiques, sont actuellement, toujours mis en avant par les matérialistes, en formulant des arguments souvent basés sur les dernières découvertes scientifiques, visant à "prouver" l'"inexistence" de Dieu et ainsi débattre sur ce terrain-là avec les non-matérialistes, en supposant posséder des arguments de taille contre ceux-ci. Si il existe tellement d'incompréhensions de part et d'autre, c'est parce que les croyants comme les non-croyants ne se tiennent pas informer des évolutions de la science, ni des fondements des différentes Traditions.

Il faut, tout d'abord, savoir que la Science était, est et sera toujours incapable de démontrer "physiquement", l'«existence» ou «inexistence» de Dieu ou de l'âme (mais le peuvent indirectement, dans certains cas). Car premièrement, ce n'est pas son domaine, la science ne peut pas tout expliquer, et n'est pas habilité à tout traiter, ce que ignorent vraisemblablement certains scientistes matérialistes (qui voudraient faire de la science, une religion), et que chaque discipline possède son propre espace expérimental. La science n'a pas a empiété sur la théologie, les mathématiques n'ont pas à s'immiscer dans la politique, la biologie dans l'économie, etc.
Deuxièmement, la Science qui est une branche qui s'occupe d'étudier tous les éléments physiques, et donc la matière, ne peut pas analyser ce qui est immatériel car elle est tout simplement hors de sa portée, bien qu'elle puisse conclure à la réalité de la matière et de la non-matière (spirituelle). Et si Dieu est (La) Réalité, Il ne peut être considéré que comme une entité transcendante, incréée, et qui échappe donc par nature à toute causalité statistique, car ce n'est pas un phénomène physique (comme les êtres-vivants par exemple), mais est L'entité métaphysique par excellence.

Vouloir prouver scientifiquement l'«existence» ou l'«inexistence» de Dieu, est par nature sans objet. C'est vouloir faire de la raison son propre horizon, c'est donner à la raison humaine une compétence absolue en niant toute transcendance.
Croire en la toute puissance de la raison est de ce fait irrationnelle. Tous nos moyens de mesure modernes (y compris ceux qui ne sont pas encore inventés) sont par définition incapables d'en mesurer le contour.
Dans son audience générale du 10 juillet 1985, le Pape Jean-Paul II déclarait à ce sujet: «Quand on parle de preuves de l’existence de Dieu, il faut souligner qu’il ne s’agit pas de preuves «scientifico-expérimentales». Les preuves scientifiques, au sens moderne du mot, valent seulement pour les choses perceptibles aux sens, car c’est seulement sur celles-ci que peuvent s’exercer les instruments de recherche et de contrôle dont se sert la science. Vouloir une preuve scientifique de Dieu signifierait abaisser Dieu au rang des êtres de notre monde, et donc se tromper déjà méthodologiquement sur ce qu’est Dieu.».
Cependant, la Science peut effectivement trouver et dévoiler des indices, des signes ou des traces penchant vers une explication, une voie, une réalité, indiquant la présence ou l'absence d'une entité métaphysique (Dieu).
Troisièmement, interpréter les faits scientifiques n'est plus de la science, mais de la métaphysique. Ironie du sort, les premières personnes à vouloir discréditer la métaphysique, sont les premières personnes à s'en servir lorsqu'ils veulent prouver l'authenticité et le bien-fondé de leur croyance non-religieuse. Voulant prouver par le biais de la science, l'indémontrable, ils se heurtent indéniablement à des obstacles de tailles. A partir du moment, où l'on décide d'interpréter les faits scientifiques, on entre dans le cadre de la subjectivité, et donc de la "croyance", car sortant du cadre du savoir objectif. La science moderne seule, ne pourra pas témoigner ni en faveur ni contre les questions d'ordre métaphysique, ni sur le "niveau de réalité" qui se trouve au-delà de l'Univers, mais peut nous être utile pour répondre à certaines questions importantes, bien qu'elle n'est pas la seule méthode de connaissance dont nous disposons.

Les résultats des sciences peuvent certes invalider certaines des significations que nous donnons à la vie et à l’Univers, mais les sciences n’imposent aucune interprétation, ni celle d’une création, ni celle d’un non-sens, à la question de savoir si notre existence a une raison d'être ou non, ce n’est pas la science qui y répondra, ni dans un sens ni dans l’autre. La science ne peut donc, au pire, que nous indiquer une direction ou une autre, sans pour autant l'expliquer ou la démontrer objectivement, car ce n'est absolument pas sa nature.

La science, nous le savons, n’est pas neutre ni socialement, ni idéologiquement, ni philosophiquement. La science pure n’existe pas. Elle est construite par des hommes, avec des fins diverses, parfois manipulés, parfois manipulateurs. Il faut donc rester vigilant face à certains discours scientistes.



Voici trois excellents ouvrages qui sont passionnants à lire, et qui pourront en éclairer plus d'un sur certains travers et dogmastismes de la communauté scientifique dominante.


- Lettre aux savants qui se prennent pour Dieu de Jacques Vauthier
- La science a-t-elle réponse à tout? de Michel Siggen
- Dieu n'est pas mort: La science n'explique pas tout de David Berlinski

Ces livres permettent de mieux saisir certains enjeux sociaux et politiques qui se cachent derrière certaines positions théoriques (scientifiques) dominantes, et certaines critiques infondées.



Etudes des principales branches scientifiques


Prêts pour l'aventure? Voici une synthèse sur les dernières découvertes et recherches scientifiques dans les domaines les plus importants de la science.

Ce qui va suivre est une synthèse résumée de la quête fondamentale qui est le moteur de l’humanité depuis son apparition: La quête du bonheur et de la vérité.
Il est bien sûr impossible d’être exhaustif, mais cette synthèse permettra de prendre concrètement, une vue globale des dernières découvertes scientifiques, qui révolutionnent les anciens paradigmes qui étaient admis en science.
Nous aborderons évidemment une perspective scientifique afin de permettre de mieux faire connaître les bouleversements que la science connaît depuis un siècle. C’est d’ailleurs l’objet de la démarche de nombreux scientifiques.

Une vision du monde cherche à répondre à deux questions essentielles: «Qui sommes-nous?» et «Quelle est la nature de l’univers dans lequel nous vivons?»
Nos réponses à ces questions définissent nos sociétés. Notre société technologique moderne repose sur une vision matérialiste du monde définie en grande partie pendant le siècle des Lumières. Ce paradigme dominant comporte au moins deux mythes tenus pour acquis par ses partisans, deux mythes aberrants mais pas moins tenaces que, nous allons le voir, la science remet à présent en question:

- Nous sommes totalement séparés les uns des autres, de la nature et du cosmos.
- Le monde matériel est tout ce qui existe.

Ce paradigme, alimenté par ces deux mythes, s’oppose au consensus philosophique retrouvé à toutes les époques, dans toutes les religions, traditions et cultures, et qui fait état de diverses mais permanentes dimensions de la réalité s’échelonnant des plus denses et moins conscientes (matière) aux moins denses et plus conscientes (spirituelles).

Les pères de ce nouveau paradigme s’appelaient Démocrite, Leucippe et Epicure. Ils vont élaborer la première théorie atomique, spéculant ainsi que le monde trouvait ses causes dans le monde lui-même, et non dans le monde des esprits. Ce dernier n’avait plus de raison d’être.
Ce qui est extraordinaire, c’est de voir que tous les progrès de la science qui ont suivi (surtout à partir de la Renaissance) jusqu’au XXe siècle ont conforté cette vision selon lequel l’univers s’expliquait par lui-même, trouvait ses causes en lui-même. Cette vision du monde avait été d'ailleurs soutenue particulièrement à partir du XVIIIe siècle, et dominera jusqu'au XXe siècle.



PHYSIQUE QUANTIQUE

Mais ce paradigme, qui était valable encore jusqu'au début du 20ème siècle, fut réfuté scientifiquement avec l'avènement de la physique quantique, durant le siècle dernier. C'est ainsi que ses deux mythes se sont s'effondrés simultanément.


La physique quantique a démontré voilà (environ) 80 ans que l'observé ne peut pas être séparé de l'observateur. Le premier mythe est mort.
De même, 2 particules séparées par une certaine distance peuvent interagir instantanément, plus rapidement que la vitesse de la lumière. Oui, tout est en interrelation, et à ce propos, les Traditions orientales le disent déjà depuis plusieurs millénaires.
Elle a aussi démontré qu'il existe un niveau de réalité hors de l'espace-temps. Ce niveau de réalité dont nous ignorons tout a une influence causale sur l'espace-temps. La matière "émerge" de ce niveau de réalité. Ceci est un camouflet à la vision matérialiste, puisque cela prouve la non-matérialité (immatériel) des fondements du monde.

Cela s'appelle le "principe de non-localité", illustré de façon éclatante par le paradoxe "EPR" qui viole les inégalités de Bell. Cela est considéré comme une des révolutions scientifiques majeures du siècle dernier (le 20ème), mais malheureusement le grand public n'en a toujours pas pris pleinement connaissance...

En 1935 Einstein et deux de ses collaborateurs Podolsky et Rosen, montrent que si l’on suit jusqu’au bout les prédictions de la mécanique quantique, il existe des situations où deux particules sont «non-séparables», où tout ce qui arrive à l’une se répercute instantanément sur l’autre, quelque soit la distance qui les séparent. Ce qu’Einstein, contrairement à Niels Bohr, croyait impossible à cause du caractère fini de la vitesse de la lumière. Mais à partir des années 70, et surtout avec l’expérience d’Alain Aspect en 1983, les évidences s’accumulèrent. Aujourd’hui personne ne met en doute l’existence de ce lien mystérieux entre deux particules qui semble transcender le temps et l’espace.

Sachant tout cela on peut apprécier la boutade de Niels Bohr: «Celui qui n’est pas horrifié par la mécanique quantique lorsqu’il la découvre ne l’a certainement pas comprise».

Les résultats de la physique quantique montrent que les propriétés des particules élémentaires dépendent en partie de la façon dont les observateurs humains conçoivent les expériences. À la suite des pères fondateurs de la discipline (Niels Bohr, Werner Heinsenberg, Erwin Schrödinger) des physiciens totalement agnostiques n’ont pas hésité à commenter ainsi cette "démystification de la matière": "La science du 18e siècle avait abouti au triomphe du matérialisme mécanique qui expliquait tout par l’agencement de morceaux de matière minuscules et invisibles, agencement réglé par diverses forces d’interaction qu’ils exerçaient entre eux". (Le cantique des Quantiques, La découverte 1986, p. 125).

En 1964, John Bell a montré que la seule conclusion possible de l’analyse d’Einstein, Podolski et Rosen est que le monde est non-local (non composé uniquement de matière et d'énergie, et non compris entièrement dans l'espace-temps)
Aujourd'hui, en 2009, la violation des inégalités de Bell par la physique quantique est clairement établie. On utilise d'ailleurs concrètement la violation des inégalités de Bell dans certains protocoles de cryptographie quantique, où la présence d'un espion est détectée par le fait que les inégalités de Bell ne sont plus violées.

On doit donc admettre la non-localité de la physique quantique et la réalité de l'état d'intrication.
Indubitablement, le fait que la mécanique quantique tolère l'existence d'états intriqués, états ayant effectivement été observés en laboratoire et dont le comportement est en accord avec celui prévu par la mécanique quantique, implique que la mécanique quantique est une théorie physique non-locale.

Un célèbre et brillant astrophysicien, Arthur Eddington, a pu dire: «Après 1926, année de la synthèse de la mécanique quantique, un homme intelligent pouvait de nouveau croire en l’existence de Dieu».

Par là, il considérait que Dieu et la Science ne s'excluait pas l'un et l'autre, et que les découvertes en sciences n'invalidaient en rien, la Présence d'un Créateur, et plus, que ce serait même logique, vu les implications de ses nouvelles découvertes scientifiques.

Cela dit, si ces découvertes ne sont pas encore comprises et diffusées parmi le grand public, c'est uniquement parce que l'obscurantisme scientiste (et leurs défenseurs forcément) tentent d'occulter ces découvertes au public, pour maintenir les conceptions matérialistes classiques qui étaient encore en vigueur il y a de cela peu de temps. Visiblement, certains scientistes matérialistes ne veulent pas que le peuple en prenne connaissance, car cela aurait un impact social et politique. Comme quoi, voici encore une preuve que la science ne peut pas être totalement neutre, car l'ensemble des scientifiques ne le sont pas.


En résumé, voici ce qu'impliquent les découvertes réalisées dans le domaine de la physique quantique:


- Il existe des phénomènes tels que la non-séparabilité qui ont une influence causale sur notre monde sans être constitués de matière ni d’énergie.
- La conclusion minimale que l’on peut tirer de la Mécanique quantique, est que, ce qui existe ne se limite pas à des choses inclues dans le temps et l’espace.
- Soit des interactions non-locales, ne reposant pas sur de l'énergie, existent dans l'Univers, soit la réalité ultime n'est pas situé dans l'espace-temps.
- Cela fournit donc un écrin possible d’un esprit non-localisé dans le temps et l’espace et non-constitué de matière et d’énergie. Ce qui est certain, c'est que la non-localité implique bien qu'il y a une communication sans matière et sans énergie. En outre, cela confirmerait l'intuition intellectuelle commune (universelle) des civilisations traditionelles, ce qui validerait par la même occasion leur connaissance (différente, mais plus efficace, si ce n'est même plus, que celle fournie par la science moderne).


Pour plus d'informations, voici des ouvrages qui vous permettront de vous plonger au coeur de la physique quantique et de ses implications:


- Le cantique des quantiques: Le monde existe-t-il? par Ortoli Sven
- Dieu et la science de Jean Guitton et des frères Bogdanoff
- Notre existence a-t-elle un sens? Une enquête scientifique et philosophique de Dominique Laplane, Jean Staune, Trinh Xuan Thuan
- Foi de physicien de Louis Leprince-Ringuet
 



ASTROPHYSIQUE

En astrophysique, la relativité générale et la théorie du big bang ont donné la preuve de la relativité espace-temps et donc d’un commencement de l’univers puisque celui-ci n’est plus absolu, mettant ainsi fin à 2500 ans de croyance selon laquelle l’univers était éternel, immuable et infini.

Mieux encore, l’informatique moderne permet de modéliser l’impact des différentes variables sur l’évolution de l’univers.
Hors, en modifiant d’un facteur de moins de un pour mille la vitesse d’expansion de l’univers, ou en modifiant d’un même facteur les constantes de couplage entre les quatre force, ou en modifiant la vitesse de la lumière, ou en modifiant les charges électriques des particules élémentaires (pourquoi le proton et l’électron ont exactement la même charge, à la 20ème décimale près (!), alors que ces deux particules sont si différentes ?), ou en modifiant encore d’autres données physiques, A CHAQUE FOIS l’univers modélisé n’est pas viable faute de formation d’étoiles (ou de leur vie bien trop courte).
Il existe donc de nombreuses coïncidences extraordinaires et toutes sont SIMULTANEMENT nécessaires pour que la vie apparaisse !

Hubert Reeves déclara:
"Le miracle de la vie n’est pas qu’elle soit apparue il y a 3.5 milliards d’années, le miracle est qu’elle ait PU apparaître." «Dernières nouvelles du cosmos»


C’est ce que l’on appelle le principe anthropique.
C’est là un coup de massue énorme pour la vision d’un univers dénué de sens (et si déprimant d’ailleurs) ; c’est pourquoi les amoureux du non-sens, les matérialistes, détestent et attaquent autant le principe anthropique.
Leur seule et unique porte de sortie est de postuler l’existence d’une infinité d’univers « parallèles » (et non observables, ce qui ne va pas dans le sens du rasoir d’Occam), et nous serions dans le seul qui aurait «fonctionné» par hasard. Mais s’il n’existe qu’un seul univers ou même si il en existe d'autres, la question du sens de notre existence reste toujours valable, et cela du cœur même de la science.

Trinh Xuan Thuan a d'ailleurs affirmé: "Je rejette l’hypothèse du hasard parce qu’en dehors du non-sens et de la désespérance qu’elle entraîne, je ne puis concevoir que l’harmonie, la symétrie, l’unité, la beauté que nous percevons dans le monde, des contours délicats d’une fleur à l’architecture majestueuse des galaxies, mais aussi de manière beaucoup plus subtile et élégante, dans les lois de la nature, soient le fait du hasard."  «Le chaos et l’harmonie»


Le "Réglage" fin de l'Univers et la formation de la vie.

Il a été démontré que la précision du réglage de la densité initiale de l'Univers par rapport à sa vitesse d'expansion est de 1 sur 10^60 (10 puissance 60) .
S'il avait été un tant soi peu moins dense, l'expansion l'aurait emporté sur la gravitation, et aucune structure (atome, molécule) n'aurait pu se former (expansion trop rapide).
Un Univers plus dense se serait effondré sur lui-même trop rapidement pour permettre à la complexité (étoiles, planètes, etc.) de se former.
1 sur 10 puissance 60, c'est tout simplement incroyable!

C'est dans ce sens que les astrophysiciens parlent de "réglage fin". Ce "réglage fin" est pour notre part, ce qu'on peut appeler un "miracle".
Il y avait très peu de chances au départ que l'Univers ne soit pas stérile et qu'il soit capable d'accueillir la vie. Il a fallu pour ça que les conditions initiales soient d'une précision telle qu'aucune technologie humaine n'est capable de l'approcher, ne serait-ce que de loin (la précision requise pour envoyer une fusée sur la Lune par exemple est bien moindre).

On peut également ajouter qu'il est démontré aussi que l'eau est de très loin le liquide le mieux adapté à la vie basée sur le carbone, que le carbone est de très loin le meilleur atome pour élaborer des systèmes complexes (des cellules par exemple), que la seule région du spectre du soleil qui puisse traverser non seulement l'atmosphère, mais aussi l'eau, est aussi la plus utile à la vie, et que la forme géométrique de la double hélice est de très loin le meilleur support pour l'information génétique.
Curieuses "coïncidences", qui sont en plus indépendantes les unes des autres...

- Le carbone est de très loin le meilleur atome pour élaborer des systèmes complexes.
- L'eau est de très loin le liquide le mieux adapté à la vie basée sur le carbone.
- Le bicarbonate est de très loin le meilleur tampon pour la vie à base de carbone.
- La seule région du spectre de la lumière du soleil qui puisse traverser non seulement l'atmosphère, mais également l'eau est aussi celle qui est la plus utile pour la vie...
- La position du Soleil par rapport à la Terre, et tous les autres paramètres incroyablement précis et réunis qui ont permis que la vie soit possible et se développe sont d'une précision inouïe, car si il y avait ne serait-ce qu'un seul minuscule changement, tout cela n'aurait pas été possible, et l'Univers serait stérile (donc pas de vie). Curieux "hasards" n'est-ce pas?


Durant les dernières décennies, les recherches menées en astrophysique ont démontrées que l'Univers a un nombre de propriétés qui sont fixées et ajustées de l'unique manière possible pour que la vie soit possible, en plus de son développement continuel. Il fallait donc que la totalité des réglages aient lieu d'un seul coup, sans quoi l'Univers n'existerait même plus, et c'est pour cela qu'il devient impossible d'attribuer cela à une succession de coïncidences totalement hasardeuses, car si une seule de ses lois, ou si un seul des paramètres d'une loi était différents de celui qui existe, l'Univers n'aurait pas pu se former de manière à accueillir la vie, et donc une suite de coïncidences aléatoires n'aurait pas pu poursuivre leur agencement de sorte à produire l'Univers tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Parmi les constantes que nous connaissons, il y a: La Force gravitationnelle (avec la bonne "fréquence" et le bon "degré" qui permettent le développement de la vie!), force électromagnétique, force nucléaire, vitesse de la Lumière, puissance du Soleil, la masse des protons, la masse des électrons, la densité de la masse, la constante de Planck, la constante cosmologique, la quantité de matière noire et d'énergie noire, la résonnance de l'énergie, etc. Si une seule de ses composantes auraient été un tant soi peu différente, la vie n'aurait jamais pu être générée...Tout simplement car toutes ses lois sont indispensables à la vie et forment un tout cohérent, qui, si on devait n'en supprimer qu'une seule, tout s'effondrerait comme un chateau de carte. Car toutes, sont reliées entres elles, et s'agencent d'une manière tout à fait remarquable et époustouflante, ce qui rend l'Univers habitable. En plus de toutes ses lois, précisons aussi, qu'il est nécessaire que tous les paramètres d'une des lois en question, soient calibrés et réglés de la bonne façon ("une fréquence précise"), sinon, pas de formation de planètes, ni de galaxies, pas de vie, pas de stabilité dans l'Univers, etc.
En plus de ça, toute la Matière existante dans l'Univers est gouvernée et équilibrée par des lois d'une précision étourdissante. Toutes ses lois, remarquablement bien définies, et qui sont continuellement maintenues, mises en place et parfaitement équilibrées, constituent une indication explicite, d'un dessein à l'Univers. Et que l'un des plus grands miracles auxquels nous pouvons assister chaque jour, est bien celui de la Vie et de la Conscience.
Car en plus de l'existence des lois bien définies, il faut aussi qu'elles soient bien ajustées, ainsi que maintenues continuellement en plus de se situer à un endroit bien précis dans l'espace-temps.

Aujourd'hui, grâce aux outils scientifiques modernes, nous avons pu remarquer que la structure moléculaire et même atomique était identique à celles des planètes, de la lune, des systèmes solaires ainsi que des galaxies. Nous pouvons en déduire que cela n'est pas absolument pas le fruit d'une succession d'innombrables coïncidences hasardeuses, qui n'auraient jamais pu produire ce qui existe aujourd'hui, et cela a été prouvé par des probabilités et statistiques effectuées avec l'aide de nombreux ordinateurs "super puissants".


Une petite parenthèse, à propos de ce qui peut, parfois, nous paraitre comme étant un désordre, est en réaité, un ordre à une échelle supérieure. Autrement dit, que derrière un certain désordre apparent, se cache en réalité, un ordre profond dans la structure interne du désordre, qui au final, en jaillira de l'ordre dans tous ses aspects.

Les progrès de l’astrophysique font donc dire par ailleurs à certains scientifiques que l’idée selon laquelle l’évolution et les caractères de l’Univers portent la marque d’un dessein ou d’un principe créateur, ne doit pas être exclue. Il est nécessaire, déclarent-ils, que les lois et constantes de l’Univers soient réglées de manière très précise pour que la vie et la pensée puissent y apparaître, une infime modification de celles-ci le rendant impropre à l’émergence de toute forme de complexité.


Le célèbre physicien Isaac Newton, dit à propos du cosmos et plus particulièrement du système planétaire que, «L'admirable uniformité du système planétaire force à y reconnaître les effets d'un choix» ainsi que «La gravité explique le mouvement des planètes, mais elle ne peut expliquer ce qui les mit en mouvement. Dieu gouverne toutes choses et sait tout ce qui est ou tout ce qui peut être.»

Et à une autre occasion, il déclara encore: «La merveilleuse constitution de l'univers avec son harmonie incomparable n'a pu se faire que selon les plans d'un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction.»

Quant à Albert Einstein, ses travaux l’amenèrent à se demander ce qui pouvait bien se cacher derrière la nature de l’Univers. Selon lui, «Le sentiment religieux du scientifique prend la forme d’une stupéfaction profonde devant l’harmonie des lois de la nature qui révèlent une intelligence d’une telle supériorité qu’en comparaison, toutes les pensées et actions systématiques des êtres humains sont une réflexion tout à fait négligeable».
Ou encore ses réflexions métaphysiques, qui sont bien connues «L’homme éprouve l’inanité des désirs et des buts humains et le caractère sublime et merveilleux de l’ordre qui se révèle dans la nature et dans le monde de la pensée. Il ressent son existence individuelle comme une sorte de prison et veut vivre la totalité de ce qui est comme une chose qui a une unité et un sens».

L’astronome Arthur Eddington, contemporain d’Einstein, déclarait pour sa part: «Depuis 1927, année de la synthèse de la mécanique quantique, un homme intelligent peut de nouveau croire en l’existence de Dieu.»

Pendant son discours pour la réception du Prix Nobel de Physique, le brillant physicien pakistanais Abdus Salam cita un passage du Coran, puis déclara, à propos de la citation en question: "Ceci, en pratique, est la foi de tous les physiciens; plus profond nous cherchons, plus grand est notre étonnement, plus grand est notre émerveillement pour ce que nous contemplons."


En résumé:
L'astrophysique démontre que l'Univers a été conçu minutieusement, pensé et rationalisé, de telle sorte que l'Univers puisse accueillir la vie, et manifester une Beauté indescriptible et une harmonie sans égale, et enfin, orienter de telle manière que des observateurs puissent l'étudier et l'admirer continuellement, sans jamais épuiser leurs efforts pour percer les secrets et les mystères du Cosmos. Ensuite, l'astrophysique et la physique quantique montrent que l'émergence de la vie n'est pas le fruit du hasard et qu'une réalité inconnue (pour la science) et transcendante agit sur l'Univers. Tout cela mis en ensemble, réfutent toute idée de non-sens de hasard ou d'absurde, et si tel était le cas, d'où tirerions-nous la lumière pour le constater aussi clairement?


Pour plus d'informations, voici des ouvrages qui vous permettront de vous plonger au coeur-même de l'astrophysique et de ses implications:

- La mélodie secrète de Trinh Xuan Thuan
- Le Chaos et l'Harmonie de Trinh Xuan Thuan
- La science, l'homme et le monde: Les nouveaux enjeux par Jean Staune (ouvrage qui rassemble des contributions de personnalités - dont sept prix Nobel - provenant des sciences de la matière, de l'univers et de la vie, mais également des sciences de l'environnement, de l'économie et de la philosophie)



BIOLOGIE - Science de la vie


Il existe plusieurs théories quant à l'origine des espèces et à leurs évolutions...
Le créationnisme, l'Intelligent Design, le néo-darwinisme, le néo-lamarckisme, le saltationisme, l'évolution non-transformiste et prédéterminé (les espèces étaient déjà bien formées physiologiquement, mais subissent des évolutions mineures en fonction de leur environnement par exemple, sans que ses évolutions mineures ne les transforment pour autant en une autre espèce), l'évolution transformiste prédéterminé (pareil que le néo-darwinisme, excepté que le hasard n'a aucun rôle dans le processus d'évolution, mais que, au contraire, l'évolution est canalisée et orientée).

Ici, nous n'étudierons que le néo-darwinisme et nous analyserons la conclusion des études scientifiques dans le domaine des sciences de la vie.


Dans les sciences de la vie, un décalage en arrière se perpétue depuis 300 ans par rapport aux sciences de la matière. C’est normal puisqu’elles sont en partie dépendantes des moyens techniques fournis par la physique.
Ainsi, les mécanismes darwiniens expliquent un nombre de phénomènes important. Mais il est bien plus intéressant d’observer ce qu’ils n’expliquent pas : pourquoi n’y a-t-il pas un dégradé continu entre les différentes espèces ? D’ailleurs, la notion d’espèce ne devrait même pas exister dans la théorie darwinienne puisque, selon les mécanismes qu’elle prône (hasard, sélection et gradualisme), l’évolution serait un continuum où la transformation d’une espèce en une autre est continue et insensible.
Alors pourquoi n’y a-t-il aucun homme plus proche des singes qu’un autre homme? Comment expliquer l’existence de tous les «chaînons manquants»? Pourquoi n’y a-t-il aucun reptile plus proche des poissons qu’un autre reptile ? Pourquoi n’y a-t-il aucun batracien plus proche des reptiles qu’un autre batracien ? Autrement dit, pourquoi y a-t-il parfaite équidistance moléculaire entre les différentes espèces?
Grâce à la comparaison biomoléculaire, nous savons aujourd’hui mesurer la distance génétique qui sépare les espèces, en comparant certaines protéines, par exemple l’hémoglobine alpha ou le cytochrome C, présentes chez tous les êtres vivants avec de légères variations. Or que découvre-t-on en mesurant ces dernières ? Contrairement à l’image de l’arbre évolutionniste de Darwin, on tombe sur des séquences discontinues avec un fait extraordinaire : tous les membres d’une séquence sont «moléculairement équidistants» des membres des autres séquences. En effet, toutes les espèces sont équidistantes de leur "ancêtre commun" le plus proche. Evidemment, plus l’ancêtre commun est proche, plus les différences entre lui et ceux apparus après lui sont faibles.
Il y a beaucoup de scientifiques qui étudient ce phénomène, ce qui ferait une somme de sources trop importante. Je te cite donc simplement l’un de ceux qui me paraît les plus importants en plus de Motoo Kimura : Michael Denton, « Evolution, une théorie en crise » (Flammarion, 1992) et « L’évolution a-t-elle un sens?» (Fayard, 1997). Tu peux lire en plus cet article paru dans la revue «Biosystems»: Michael Denton, Peter Dearden, Stephen Sowerby, «Physical law not natural selection as the major determinant of biological complexity in the subcellular realm: new support for the pre-Darwinian conception of evolution by natural law», Biosystems, 2003, vol. 71.

Ce qui compte ici, c’est de comprendre pourquoi l’accumulation des mutations dans une même famille de protéines se produit dans des organismes très différents au rythme du temps astronomique et non pas au rythme des générations.
Ce phénomène dont personne ne peut contester l’existence suppose que les horloges moléculaires des différentes espèces soient restées « branchées » les unes sur les autres depuis des centaines de millions d’années, ce qui suppose une incroyable coordination générale.
Vu l’immense différence entre la durée de vie d’une mouche et d’un homme, il y a 250 fois plus de chances qu’un gène quelconque d’une mouche mute au cours d’une année que le même gène mute chez un homme. Au bout de 4 millions d’années, il y a un milliard de fois plus de chances qu’une mutation ait eu lieu dans un gène de mouche que dans un gène d’homme codant pour la même protéine.
Pourtant, depuis des centaines de millions d’années, les protéines de cytochrome C se modifient au même rythme, en fonction du temps géologique. Et ce phénomène n’existe pas que pour le cytochrome C (c’est la même chose pour l’hémoglobine par exemple). Or, d’après le modèle darwinien, rien dans l’évolution ne devrait procéder de manière synchronisée.
Cette fabuleuse coordination générale sur des centaines de millions d’années qui vient d'être évoquée n’a évidemment aucun rapport avec les modifications environnementales puisque ces modifications sont "aléatoires" (ce qui est inconciliable avec une quelconque coordination).
Si les mutations au "hasard" avaient été plus fortes que ce système régulateur d’origine inconnue (qu’on appelle l’horloge moléculaire), le génome de la mouche aurait dû avoir accumulé bien plus de mutations que celui de l’homme. Or, ce n’est absolument pas le cas.
Il semble donc exister en matière d’évolution des processus qui se déroulent sur le très long terme et qui semblent avoir une logique propre, qui se situe hors d’atteinte des modifications de l’environnement.
Il semble que l’évolution ne soit précisément pas continue, mais qu’il existe des «sauts» (des macromutations) d’une espèce à une autre, donc qu’il existe des «types»: le type papillon, le type cheval, le type humain, le type cactus etc.
Puisque tous les êtres vivants sont fabriqués à partir des mêmes matériaux de base (ADN, ARN, acides aminés…) depuis nos ancêtres bactéries et que nous sommes pourtant tous très différents, où peut résider la différence ?
Pour prendre un exemple concret, si l’on imagine une usine fabriquant une voiture d'un modèle 202 et qui se mettrait tout d’un coup à fabriquer des 203 avec les mêmes matériaux, qu’est-ce qui aurait changé?
Les plans.
La question est donc: où sont les «plans» qui coordonnent les macromutations?





Ainsi, là aussi les concepts de hasard, d’absurde et de non-sens qui dominent dans ce domaine sont battus en brèche par les fabuleuses perspectives que laisse entrevoir l’évolution des sciences de la vie (évolutions qui ont déjà eu lieu en physique et en astrophysique).
D'autant plus que pour que l'évolution et toutes ses composantes soit effectives, il est nécessaire qu'une intelligence régule et s'adapte à toutes les situations possibles (pour la théorie de l'évolution par exemple), la sélection naturelle ne pourrait pas s'opérer si elle ne possède pas un "dispositif apte et intelligent" pour permettre à une espèce de s'adapter à son environnement. En effet, car sinon, dans le cas contraire, l'évolution et l'adaptation seraient impossible, puisque les espèces ne sauraient même pas évoluer, ni même survivre.


Maintenant, il est temps de rétablir certaines vérités, et d'éclaircir les esprits de chacun.
Tout d'abord, l'évolutionnisme en lui-même n'est pas incompatible avec la réalité d'Un Créateur, ni même avec les Textes Sacrés. L'évolutionnisme n'a pas pour but d'expliquer l'origine de la vie (dont la science ignore encore presque tout), mais simplement d'expliquer l'origine et l'évolution des nombreuses espèces. Sur l'origine de la vie d'ailleurs, Charles Darwin ne s'y était pas prononcée, et sa théorie n'avait pas pour but de l'expliquer comme dit précédemment. Louis Pasteur (1822 - 1895) a décrit que les germes (microbes) naissent d'autres germes. Tout organisme vivant provient d'un autre organisme vivant, il n'y a pas de génération spontanée (que la vie proviendrait de la matière inerte, inorganique). À partir de 1859, Pasteur mène une lutte contre les partisans de la «génération spontanée», en particulier contre Félix Archimède Pouchet et un jeune journaliste, Georges Clemenceau. Et ce fut finalement après six années de recherche que Pasteur démontra la fausseté de cette vieille théorie, selon laquelle «la vie pourrait apparaître à partir de rien, et les microbes être générés spontanément.». La théorie de l'évolution ne concerne donc pas l'apparition de la vie, mais uniquement l'origine des espèces.
En l'état actuel de la théorie synthétique de l'évolution, il n'y a donc aucune opposition avec un Créateur ni avec les Religions révélées (si les passages ne sont pas interprétés littéralement, ce qui est normal, vu que les langues sémitiques sont à la base, des langues qui emploient souvent les métaphores). Néanmoins, cela n'empêche pas que cette théorie soit incomplète, et fausse sur certains de ses aspects.
En effet, Darwin lui-même n'était pas athée, et ne s'opposait aucunement à l'idée d'un Créateur. Il était relativement proche du déisme, mais s'était éloigné du théisme chrétien. Par la suite, lorsqu'il fit connaitre la théorie de l'évolution, parmi ses premiers partisans, on pouvait dénombrer plusieurs scientifiques et théologiens chrétiens comme Asa Gray (célèbre botaniste chrétien), James Orr ou encore B.B Warfield. Du côté musulman par exemple, l'évolution était déjà enseignée dans plusieurs universités plusieurs siècles avant la théorie de Darwin, qui d'ailleurs, s'inspira profondément des écrits de savants musulmans, qui développèrent une théorie similaire à celle que leur emprunta Darwin. Parmi ces savants musulmans, figurent le célèbre zoologiste Al-Jahiz (776-868), Ali ibn Abbas al-Majusi, Nasir ad-Din at-Tusi ou encore Ibn Khaldoun. Néanmoins, selon eux, le Hasard n'est pas le moteur de l'évolution (rappelons que le hasard n'est nullement une explication scientifique, en plus d'être largement insuffisant pour expliquer la complexité et l'ordre établi dans l'Univers). En effet, pour eux, Dieu est Celui qui guide l'évolution vers la perfection, la complexité, l'équilibre et l'harmonie (ce que nous pouvons constater clairement encore aujourd'hui), et cela est en parfait accord avec ce qu'enseigne leur tradition.  A l'heure actuelle, encore une grande partie des scientifiques dans le monde musulman ne s'opposent pas à l'évolutionnisme, même si il existe des critiques avérés et fondés du dogme immuable et intouchable qu'est devenue la théorie néo-darwinienne depuis la publication du célèbre livre de Darwin, "De l'origine des espèces" où il y exposa "sa" fameuse théorie.

A l'époque de Charles Darwin, des critiques sont déjà formulées contre "sa" théorie. Et c'est d'une approche statistique que vient la plus redoutable des critiques précoces de la théorie darwinienne. En 1867, l'ingénieur Fleeming Jenkin publie dans la North British Review une critique pamphlétaire de L'Origine des espèces qui ne passe pas inaperçue. Darwin lui-même y fait référence dès l'édition de 1869 de son ouvrage en la présentant comme un «article compétent et remarquable». Jenkin y admet la possibilité et même la réalité de la sélection, mais en suivant les hypothèses darwiniennes sur la variation et en raisonnant quantitativement, il réfute qu'elle puisse modifier les espèces et que la taxinomie puisse s'interpréter de façon généalogique. Jenkin étudie donc les chances pour qu'une variation apparue chez un individu puisse se fixer dans la population et ceci quel que soit le degré d'avantages qu'elle apporte. Il montre qu'une variation a toutes les chances de se perdre dans la masse des individus qui à chaque génération ne se reproduisent pas. Ce phénomène est aujourd'hui bien documenté et connu sous le nom de dérive génétique.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule limitation à la mutation des espèces, puisque l'on constate que la plupart des modifications de l'ADN rencontrées au sein des organismes d'une même espèce n'ont aucun effet biologique. Soit que la mutation ne provoque aucun changement de sens du codon qu'elle touche, soit qu'elle provoque le remplacement d'un acide aminé par un autre qui lui est similaire et ceci sans modification de synthèse et d'activité significative de la protéine, soit qu'elle affecte une partie non codante du génome sans en altérer les propriétés biologiques. Il est évident que si les mutations entraînant de grands changements sont très rarement observées, c'est aussi parce qu'elles sont souvent létales ou tellement désavantageuses que les individus qui en sont porteurs n'ont que peu ou pas de descendance.

Le Neodarwinisme, aussi connu aujourd'hui sous le nom de la "Théorie synthétique de l'évolution" (et non plus "théorie de l'évolution", qui est la version ancienne de la théorie actuelle) est donc la nouvelle "version" du darwinisme.
Si Charles Darwin avait proposé en 1859 sa théorie sur l'évolution des espèces, il n'avait pas pu démontrer le mécanisme de l'hérédité des variations.
Gregor Johan Mendel va, le premier, expliquer la transmission des caractères innés (Théorie Mendelienne publiée en 1866), c'est les débuts de la génétique.
Mais c'est à partir de 1930 que la synthèse de la théorie de l'évolution va s'élaborer, grace aux apports de la Biologie, de la Géologie et de l'analyse mathématique (statistiques).

C'est Theodosius Dobzhansky (naturaliste puis généticien) qui va revisiter l'évolutionnisme. Dans son ouvrage "Genetics and the Origin of Species" ( "La génétique et l'origine des espèces"), il considérait que tous les phénomènes évolutifs résultent de changements dans les fréquences de gènes au sein des lignées, sous l'action de la sélection naturelle.
En 1942, Ernst Mayr (ornithologue et systématicien) rappelle lui que la gamme des espèces dans la nature se présente sous un aspect discontinu. Son livre "Systematic ans the Origin of Species" ("La systématqie et l'origine des espèces") présente le point de vue des systématiciens sur le principe d'évolution darwinienne.
Le paléonthologue Georges Gaylord Simpson publie en 1944 "Tempo and Mode in Evolution" ("Rythmes et modalités de l'évolution"). Il reprend à son compte la conception darwinienne d'un changement continu et lent des espèces, et interprète l'absence d'intermédiaires (les lignées sont incomplètes) par le manque d'archives paléonthologiques.
C'est le cumul de ces ouvrages dans trois disciplines différentes qui va jeter les bases de la théorie de la Synthèse.


On peut répertorier 3 principes majeurs:

- L'évolution est graduelle et se produit par variations continues (de manière aléatoire/hasardeuse)...
- C'est la sélection naturelle qui est le moteur principal de l'évolution en privilégiant les espèces les mieux adaptées à leur environnement.
- Le changement évolutif par mutation peut se faire de deux façons: l'anagenèse (une lignée descendante remplace une lignée ancestrale dans la continuité) et la cladogenèse (une lignée ancestrale se scinde en deux lignées descendantes).


Analysons brièvement les 3 principes majeurs.

L'évolution graduelle implique qu'il devrait exister des millions d'espèces intermédiaires, et théoriquement et logiquement, si cela était vrai, il devrait en exister encore aujourd'hui, ce qui n'est pas le cas. Tout d'abord, la paléontologie semble confirmer le contraire de ce premier axiome, qui constitue le pilier de la théorie synthétique de l'évolution. Puisque actuellement, encore aucun fossile de forme intermédiaire (exemple, une espèce mi-oiseau mi-reptile, ou encore une espèce qui serait dépourvue de certains organes, ou d'organes partiellement formés) n'a encore été trouvé.

Le postulat nécessaire à une évolution qui se serait accomplie conformément à la loi de Darwin, est le développement lent et graduel des espèces et la survie des individus les mieux adaptés à l'environnement, par la sélection accompagnée du refoulement contemporain des espèces moins bien adaptées. Si la coexistence de toutes les espèces animales, y compris l'homme, à un certain moment est prouvée, la théorie de l'évolution ne peut être que fausse, puisque son postulat est par définition invalide. C'est précisément ce que prouvent les découvertes de fossiles et de traces pétrifiées. 

La sélection naturelle, avec pour fondement le Hasard s'oppose clairement à la réalité. Pour que la sélection naturelle s'opère, il faut nécessairement une intelligence qui permette de la guider et d'opérer correctement pour que l'espèce en question soit en mesure de s'adapter à l'environnement, car sans intelligence préalable, pas d'adaptation. De plus, qu'est-ce qui permet à la sélection naturelle d'être effective, toujours présente, et mise en place pour que les nombreuses adaptations et survies des espèces aient lieu?

De même, il est nécessaire, pour que l'espèce survive, que deux êtres de la même espèce, mais de sexe opposée s'accouplent et vivent au même moment, pour que l'espèce puisse survivre. Il est donc indispensable que ses 2 êtres soient déjà formés, qu'ils disposent au moins d'un système de reproduction fonctionnel, et qu'ils aient vécu au même moment, ce qui infirme le moteur du "Hasard" et du gradualisme. De même que pour que l'évolution ait lieu, il faut que l'espèce dispose déjà d'un système de reproduction, sans quoi il n'y aurait jamais eu une seule espèce sur Terre.
En outre, on note des correspondances et des utilités à chaque chose, ainsi qu'une compatibilité totale. Prenons des exemples simples pour illustrer nos propos. La bouche et les autres membres qui permettent non seulement de se déplacer mais aussi de prendre la nourriture (compatible avec son métabolisme, et qui soit déjà mis à disposition) nécessaire dont l'espèce en question a besoin, mais aussi de l'ingurgiter, puis de disposer d'un organisme permettant de le digérer et d'en tirer les apports bénéfiques et indispensables à sa survie. L'oeil pour voir, le système auditif pour entendre, etc.

Certains systèmes biologiques sont bien trop complexe pour être le résultat de l'évolution de précurseurs plus simples ou «moins complets», du fait de mutations au hasard et de la sélection naturelle. Ce qui rend le gradualisme impossible pour l'apparition de certains organes. Car pour qu'une évolution ait lieu, il est nécessaire qu'elle repose déjà sur une base solide et pré-établie. Car il existe des systèmes composés de plusieurs parties ajustées et interagissantes, qui contribuent chacune à sa fonction élémentaire, alors que l'absence d'une quelconque de ces parties empêche le fonctionnement du système en question, de sorte qu'une évolution graduelle est impossible pour les organes vitaux, qui par-contre, peuvent être améliorés par la suite. Comme le système reproductif ou le système digestif, sans lesquels, aucune évolution ni aucune survie d'espèce n'aurait eu lieu, puisqu'il est impossible qu'une espèce survive ou évolue, sans qu'elle ne dispose déjà d'un appareil reproductif, respiratoire, et sensoriel.

D'ailleurs, une thèse s'en rapproche fortement, bien qu'elle présente encore quelques défauts. C'est celle du "système irréductible". Cette thèse fait rage, et a été la cible de plusieurs critiques violentes parmi la communauté scientifique darwiniste. Plusieurs tentatives de réfutations ont été menées à l'encontre de cette thèse. Cependant, aucunes réfutations entièrement scientifiques n'y sont parvenues concrètement, car ses réfutations comportaient des axiomes invérifiables et incertaines qui ne pouvaient être observables ni reproductibles en laboratoire. Néanmoins, ses critiques ont permis de pointer du doigt certains défauts dans cette thèse, sans pour autant l'invalider dans sa globalité.

L'intelligence cellulaire, c'est elle qui organise la vie, les systèmes vitaux, et qui sont d'une complexité et d'une corrélation inouïes. Rien que voir un oeil, une oreille interne, ou n'importe quoi d'autre, il faut qu'il y ait une intelligence prévisionnelle ne serait-ce que pour les ailes des oiseaux ou d'une mouche par exemple. Ca ne peut donc pas être un hasard, puisqu'il faut qu'il y ait une prévision de pouvoir être utilisé, sinon ça ne sert à rien, et ça ne s'inscrit pas génétiquement. D'où le fait qu'il ne peut pas y avoir d'ébauches qui ne servent à rien, avec l'idée qu'arriver au terme de l'évolution de cette ébauche servirait à quelque chose, comme de voler par exemple. Il faut que l'aile soit complète, suffisament légère, musclée dans un sens comme dans l'autre, avec un rythme de battements régulier et adéquat. Par conséquent, tout cela doit être prévue avant que n'ait lieu cette évolution. Cette intelligence est donc prévisionnelle et fonctionnelle, et ne peut pas se tromper. Bien sûr, elle "fait" parfois des erreurs, mais l'évolution ne fixe et ne retient génétiquement que ce qui est utile et conforme à une réalité, même si celle-ci nous échappe, elle n'échappe cependant pas à l'intelligence cellulaire. Si une mutation quelconque, une anomalie, un accident vient modifier cette intelligence cellulaire au niveau du génôme, qui différencie les cellules qui supportent cette intelligence cellulaire, au bout d'une ou deux générations, elle disparait et se désinscrit génétiquement. Car si elle est inutile, auquel cas, elle est donc létale ou récessive. Il y a un nettoyage permanent au cours des siècles et des millénaires car on ne peut pas prendre un morceau de vos tissus quelque part (par exemple la peau) en se disant, c'est inutile.


A propos de la macro-mutation (tiré d'une interview avec le scientifique Jean-François Moreel, de Nexus n°64, octobre 2009)

La macro-évolution n'est plus une théorie scientifique...

À l'origine, l'idée d'évolution est censée correspondre à un modèle explicatif permettant de poser le problème de la biodiversité en termes accessibles à la démarche empirique des sciences. Très rapidement, les darwiniens en ont fait un truisme, ce qui ne constitue pas une explication. Pour pouvoir élaborer une théorie réellement scientifique capable de représenter un modèle scientifique quel qu'il soit, encore faut-il posséder un problème dont les données soient clairement établies. Or, dans le cas présent, nous en sommes loin. En effet, selon les critères retenus, la biodiversité se chiffre en quelques dizaines de milliers à plusieurs millions d'espèces.


L'on parle souvent de l'évolution des espèces, mais il est difficile de définir avec précision cette notion d'«espèce». Et il est actuellement impossible de quantifier précisément la biodiversité.
Il existe un critère biologique simple de définition de l'espèce, c'est l'interfécondité de ses membres. C'est sur ce principe que l'on peut affirmer que tous les êtres humains appartiennent à la même espèce. De l'équateur aux pôles, nous sommes tous susceptibles d'avoir une descendance féconde avec n'importe lequel de nos semblables du sexe opposé. Ainsi, l'espèce humaine est définie par l'ensemble des individus interféconds, quelle que soit la nature de leurs différences : morphologiques, ethniques, culturelles, géographiques, d'habitat, etc. Hélas, cette définition n'est pas retenue par les darwiniens.


La différence entre ces deux notions

La micro-évolution comprend l'ensemble des mécanismes aboutissant à l'apparition de nouvelles variétés ou races au sein d'une espèce donnée ou de l'ensemble des individus physiologiquement interféconds.
La macro-évolution comprend l'ensemble des mécanismes hypothétiques aboutissant à l'apparition de nouvelles espèces vraies, c'est-à-dire biologiques, au-delà de la barrière reproductive et des différents plans d'organisation. Elle conduit aux divers familles, ordres, etc.
Il n'existe aucun intermédiaire connu entre les différentes structures dermiques des diverses classes, pas plus entre écailles et plumes qu'entre écailles et poils, ou entre poils et plumes.

Et c'est justement au niveau de la macro-évolution que se situent les fameux «chaînons manquants». C'est l'un des problèmes majeurs du darwinisme, qui prédit de nombreux intermédiaires le long des chaînes évolutives et donc des chevauchements possibles et même très probables entre les différents taxa. À l'exception de la théorie des équilibres ponctués de Niles Eldredge et Stephen Jay Gould2, aucune théorie de l'évolution ne supporte l'idée d'une distribution discontinue des êtres vivants surtout si l'on considère l'ensemble des espèces ayant vécu sur terre. Or, tous les taxa supérieurs au genre sont parfaitement discontinus: il n'existe pas d'être mi-plante mi-animal, pas même d'individu mi-reptile mi-mammifère ou ne serait-ce que mi-grenouille mi-salamandre ou mi-chien mi-chat.


Les darwiniens nous présentent des «arbres de l'évolution», mais leurs troncs et leurs branches sont désespérément fictifs ! En effet, il n'existe pas d'être vivant, ni de toxon quel qu'il soit, qui occupe une position intermédiaire entre les taxa. De ce fait, le tronc et les branches n'existent pas. Les beaux arbres de tous les manuels se donnent du mal pour épaissir leur tronc en intégrant - plus ou moins proportionnellement - le nombre d'espèces estimé à chaque époque géologique. Malheureusement, cela ne suffit pas à combler le vide bien réel qui correspond à cet arbre. De plus, lorsque les premiers représentants d'une classe apparaissent, quelle que soit cette classe, ils ne sont en aucune façon intermédiaires: les premiers poissons sont des poissons à part entière, idem pour les premiers amphibiens, les premiers reptiles, etc.

Selon la théorie synthétique de l'évolution, les oiseaux sont d'anciens reptiles. Or, contrairement à une assertion souvent professée, les scientifiques ne croient absolument pas que les plumes d'oiseaux et les écailles de reptiles puissent provenir l'une de l'autre de façon simple. Bien au contraire, la transition entre les deux est aujourd'hui impensable dans un modèle graduel et l'on ne voit d'ailleurs pas non plus comment la plume est apparue, même dans un modèle d'évolution par saltation. De nouveau, il n'existe aucun intermédiaire connu entre les différentes structures dermiques des diverses classes, pas plus entre écailles et plumes qu'entre écailles et poils, ou entre poils et plumes.

Il y a cependant, des cas où l'on retrouve des exemples d'«évolution», mais les partisans du transformisme nous présentent systématiquement les seuls cas existants d'espèces qui semblent se suivre morphologiquement et temporellement. C'est le cas, par exemple, des ammonites.

Pour les fossiles, il semble donc y avoir une certaine forme d'«évolution». Dans le cas de la découverte d'un fossile inconnu, le problème depuis de nombreuses années est que l'on s'est placé sous la seule hypothèse évolutionniste pour rechercher à quels spécimens connus, dans les âges géologiques proches, le petit nouveau ressemblait le plus. On a ainsi classé ce dernier-né systématiquement à la «bonne place» du seul point de vue évolutif. Dans certains cas, les restes fossiles étant trop parcellaires, on a directement recherché à quels chaînons évolutifs, préétablis a priori, le nouvel individu pouvait correspondre. Là encore, le fossile a trouvé sa «bonne place» puisque c'est ce que l'on recherchait avant tout. Dans les deux cas, on assiste à une dérive très pernicieuse de la méthode hypothético-déductive, même si, par ailleurs, l'anatomie comparée est un plus indiscutable dans la recherche d'une filiation entre les objets biologiques. C'est donc une méthode biaisée, car les résultats de la paléontologie se sont ainsi toujours miraculeusement trouvés en accord avec la taxinomie générale des êtres vivants présents et passés, parce qu'ils sont étudiés sous la stricte hypothèse transformiste.

Cela revient à leur faire dire ce qu'on veut qu'ils disent... D'une façon générale, tout comme la paléontologie ne fournit que des espèces qui apparaissent brusquement, restent inchangées pendant quelques dizaines de milliers ou millions d'années puis disparaissent sans transition avec les espèces qui leur succèdent, la dialectique darwinienne ne peut fournir des exemples d'homologies dues à une ascendance commune que chez des individus appartenant à des variétés issues de la même espèce par micro-évolution. Il n'y a pas d'exemple de «saut» d'une espèce à une autre par macroévolution.
Donc, la démarche hypothético-déductive, souvent présentée comme la plus hautement scientifique par les évolutionnistes eux-mêmes, n'est en aucun cas un gage de qualité absolue des résultats et des conclusions. L'absence d'hypothèses alternatives à l'évolution a constitué les oeillères de générations de scientifiques qui, dans la plupart des cas, n'ont jamais eu conscience de ce fait et ont exercé leur métier de la façon la plus honnête, voire objectivement rigoureuse, qui soit. Sans parler de la fraude, bien souvent stupide, qui n'est pas plus courante - ni plus rare - dans le domaine scientifique que dans n'importe laquelle des autres activités humaines (voir article «Cachez ces scientifiques...» p. 26).

On peut ainsi démontrer n'importe quoi (ou presque). Quelques auteurs darwiniens vont jusqu'à soutenir une filiation depuis la drosophile jusqu'à l'homme en passant par les différentes classes d'invertébrés ! Alors qu'aucun généticien ne se risquerait à faire un arbre phylogénétique des variétés à l'intérieur d'une même espèce en ne s'appuyant que sur l'étude des polymorphismes d'un seul gène, des partisans du darwinisme mettent en avant des taux bruts de différences entre divers taxa en utilisant une seule protéine (ou gène), une seule espèce par taxa et une seule forme allégique quelconque par espèce, ceci pour argumenter l'évolution, je dirais «à tout prix». Leur obstination aveugle les amène à utiliser des taux de différence globale qu'ils manipulent à dessein pour illustrer leur vision, plutôt que de s'appuyer sur une théorie pour expliquer un fait constaté.

L'évolution par sélection du plus apte ne rend aucun compte du passage d'une variété vers une autre et encore moins de la mise en place d'une barrière reproductive physiologique.


Un autre argument des darwiniens est que la théorie créationniste de la genèse est fausse (seulement si l'on procède à une lecture littéraliste)...Effectivement, pour Darwin, le fait de démontrer que la théorie biblique est erronée justifie la plausibilité de celle de l'évolution transformiste. Cette argumentation fait encore partie de nos jours des bases de la démonstration évolutionniste! Mais c'est tout sauf de la science...
Nous sommes obligés de constater qu'aujourd'hui l'évolution repose avant tout sur des illusions entretenues par la rhétorique et une certaine dialectique, toutes deux soutenues par des représentations graphiques trompeuses des plus sophistiquées, voire absconses pour certaines. Il semble toutefois que l'inquisition darwinienne ne parvient plus à censurer toutes les recherches et découvertes qui destabilisent sérieusement le neo-darwinisme, car après cent cinquante ans d'affirmations gratuites du «fait» de l'évolution, l'endoctrinement éducatif et médiatique ne suffise plus à réprimer les doutes des jeunes chercheurs, ce qui donne de l'espoir.

A l'été de 2007, le biologiste Eugene Koonin, du Centre national de l'information sur les biotechnologies au sein de l'Institut national de la santé, a publié un article intitulé "The biological Big Bang model for the major transitions in evolution". Cet article est alarmant par ses implications. "Les grandes transitions de l'évolution biologique, écrit Koonin, montrent le même phénomène, celui de l'émergence soudaine  de diverses formes à un niveau supérieur de complexité". Et ce sont précisément les transitions que le neo-darwinisme était censé expliquer. Si ces "grandes transitions" représentent une "émergence soudaine de nouvelles formes", la conclusion évidente à tirer, c'est non pas que la nature est contrariante mais que la théorie néo-darwinienne est erronée. "Les relations entre les grands groupes au sein d'une nouvelle classe émergente d'entités biologiques, poursuit Koonin, sont difficiles à déchiffrer et ne semblent pas concorder avec le schéma arborescent qui, suivant la proposition originelle de Darwin, reste la description dominante de l'évolution biologique". Les faits qui ne rentrent pas dans le cadre de la théorie synthétique de l'évolution comprennent: "L'origine des molécules d'ARN complexes et de la structure 3D des protéines; les principaux groupes de virus; les archées et les bactéries, ainsi que les principales lignées au sein de chacun de ces domaines procaryotes; les supergroupes d'eucaryotes; les phylums du règne animal". Mais ce n'est pas tout. Koonin continue en disant "Dans chacun de ces éléments essentiels de l'histoire de la vie, continue -t-il, les principaux types semblent apparaitre rapidement, et intégralement équipés des traits caractéristiques du nouveau niveau respectif d'organisation biologique. On ne peut pas détecter de "grades" intermédiaires ou de formes intermédiaires entre les différents types". C'est en se référant à ces formes intermédiaires qu'une idéologie immense a été créée. Douter de leur existence, c'est s'accuser soi-même. Aller plus loin et suggérer qu'elles sont, en fait, imaginaires a pour effet de provoquer un déferlement de mépris si violent qu'il rend tout dialogue constructif et serein impossible.

Dans les années 70, le biologiste et mathématicien japonais, Motoo Kimura, a avancé qu'au niveau génétique - à l'endroit où surviennent les mutations - la plupart des changements sont sélectivement neutres. Ils ne font rien pour aider un organisme à survivre; ils peuvent même être délétères. Il a travaillé principalement dans le domaine de la génétique des populations. Ses travaux en génétique ont pour originalité l'utilisation de l'équation de diffusion pour calculer la probabilité de fixation des allèles, qu'ils soient bénéfiques, délétères ou neutres. En combinant une approche théorique de la génétique des populations avec les données disponibles sur l'évolution moléculaire, il a développé la théorie neutraliste de l'évolution dans laquelle la dérive génétique (et non plus la sélection naturelle) est le moteur des changements de fréquence d'allèles. Il est considéré par certains généticiens renommés, comme l'un des plus grands généticiens évolutionnistes. Pour résumer, les conclusions des travaux menés par Motoo Kimura, était que, la sélection naturelle est sans effet sur de nombreux caractères. On parle d’allèles  «neutres», c’est-à-dire que tous les variants sont «aussi bons» et subsistent dans la population. S’il y a remplacement d’un allèle par un autre, c’est simplement dû au phénomène de «dérive génétique 'aléatoire'».

L’hypothèse neutraliste de Kimura a suscité de nombreuses controverses, surtout parmi la "communauté" darwinienne, mais elle est actuellement «naturellement intégrée» à la «théorie standard» de l’évolution qui considère que la sélection naturelle et la dérive génétique ne sont pas incompatibles mais concourent toutes les deux aux processus de modification de la composition génétique des populations. Bien entendu, ils étaient obligés de se conformer à cette découverte, et de tenter un ralliement qui ne remettrait pas en cause l'un des fondements du néodarwinisme, sous peine d'être non-scientifique. Mais en réalité, cette découverte remet bien en cause une partie des principes moteurs du néo-darwinisme.
Il subsiste en outre, d’autres problèmes délicats comme celui des «chaînons manquants» dans les séries de fossiles, problème qui tourmentait déjà Darwin. Les données paléontologiques montrent souvent des remplacements brutaux d’une espèce par une autre en un même lieu.


Donc le moteur de l'évolution ne peut être ni le hasard puisque ce n'est que notre ignorance (des causes), ni le facteur temps puisqu'il n'explique rien, et ni l'adaptation puisque "adapté" ne peut pas être défini a priori mais seulement a posteriori.
Éventuellement, l'inverse, c'est à dire, l'inadaptation qui pourrait être un moteur...mais pourquoi tire-t-elle le vivant vers le plus organisé?

Mieux encore, l'évolution, semble bien, au final, obéir à un sens et à une logique interne, qui serait probablement déjà pré-déterminé, puisque tous les processus finissent par rejoindre la même finalité: l'équilibre et l'harmonie...Dans ce cas, l'évolution est bien orientée et canalisée et n'est par conséquent, absolument pas régi par le Hasard-Bouche-Trou.





Quant aux polémiques liées à cette théorie, elles proviennent essentiellement du fait que cette théorie scientifique, devenue entre-temps dogme immuable, a été transposée dans le milieu philosophique, moral, social, économique ou encore politique, ce qui a d'ailleurs, engendré de nombreux désastres. Cette idéologie sert d'étendard dans les milieux hostiles aux phénomènes religieux, en tentant d'imposer leur idéologie à la population toute entière. C'est ainsi qu'ils essayent par tous les moyens possibles, de se servir de cette théorie pour semer le trouble dans les esprits des religieux comme des non-religieux, et diffusent ainsi de nombreux amalgames, et usent de propagande mensongère pour parvenir à leur fin. Le darwinisme sert donc d'action anti-traditionnel, dont son objectif, est de manipuler la manipulation, et de justifier le capitalisme destructeur.
Malgré ce que peuvent bien dire des mauvaises langues, il n'y a pas que le Créationnisme et les partisans de l'Intelligent Design qui critiquent le néo-darwinisme (théorie synthétique de l'évolution). Il y a de nombreux évolutionnistes non-darwiniens qui critiquent et infirment cette théorie pour de nombreuses raisons scientifiques. Et en raison de cela, certains défenseurs scientistes du darwinisme, attaquent ceux qui osent critiquer leur dogme par des arguments scientifiques, en tentant de les discréditer, par des méthodes mensongères et fallacieuses, comme les traiter de (neo)créationniste ou de religieux fanatiques. Dans le premier cas, non seulement il existe des scientifiques qui n'ont rien à voir avec le (neo)créationnisme, et qui développent des arguments entièrement scientifiques, et qui ne sont pas religieux non plus. Secundo, même si les scientifiques en question étaient créationnistes, cela ne leur donne aucun droit pour ne pas réfuter leurs travaux de manière scientifique et objective. Ce n'est donc qu'une tentative de fuite, par lâcheté et obscurantisme. Parmi les différentes oppositions au néo-darwinisme, en voici quelques-unes...


Les différentes oppositions au postulat néo-darwiniste peuvent prendre plusieurs formes.


Il y a ceux qui, comme Christian de Duve et Michael Denton, affirment que la vie est un phénomène inévitable, inscrit dans les lois de l’univers («un impératif cosmique» a écrit de Duve) et non un accident improbable comme le pensait Monod.
Il y a ceux qui remettent en question le statut de l’ADN et la toute puissance des gènes dans le modèle actuel expliquant les phénomènes héréditaires, comme Rosine Chandebois, Jean-François Moreel ou Andras Paldi.
Il y a ceux qui montrent comme Brian Goodwin et Remy Chauvin, les limites de la sélection naturelle dont les darwiniens voudraient faire une panacée universelle permettant d’expliquer toutes les adaptations les plus subtiles des organismes à leur environnement.
Il y a ceux, comme Anne Dambricourt qui mettent en lumière l’existence de processus qui se déroulent sur le très long terme et qui semblent avoir une logique propre, qui se situe hors d’atteinte des modifications de l’environnement. Ainsi la cause de la bipédie se situe dans une «tendance lourde» (une flexion des embryons de primates qui se produit toujours dans la même direction pendant 60 millions d’années) et non dans des modifications ponctuelles de l’environnement dans lequel vivaient les ancêtres des australopithèques (la théorie de «l’East Side Story» liée à l’effondrement de la Rift Valley), ce que semblent confirmer des trouvailles récentes comme celles de l’équipe de Michel Brunet.

On pourrait encore ajouter que le tort du neodarwinisme repose déjà sur sa prétention d'établir une loi par une observation*. On sait combien la méthode inductive est loin de conférer l'exactitude aux sciences qui s'en réclament. Ici, c'est pour avoir observé certaines mutations internes à telles espèces (les papillons notamment) que celui-ci conclut par glissement à l'évolution d'une espèce vers une autre. Voilà peut-être pourquoi le chaînon manquant est si difficile à trouver...

Par ailleurs, si même demain nous constations l'ascendance simiesque d'un homme, cela ne prouverait pas grand chose, le général ne pouvant encore s'inférer du particulier. Bien que l'ascendance simiesque d'un homme ne remettrait pas non plus en cause, de manière radicale, certains concepts.

Il semble en outre que la génétique actuelle a infirmé cela à sa façon, en affirmant que les évolutions ne pouvaient être relatives à l'environnement, car les ruptures structurelles observées surviennent de manière toute "spontanée". Il faut tout de même préciser que le néo-darwinisme repose sur des axiomes très hypothétiques et parfois même invérifiables...en plus d'être non démontrés. La moindre des choses, serait donc d'être prudent, et de ne pas considérer une théorie si hypothétique comme étant une vérité inébranlable.

Quant aux hypothèses liées à l'arbre de l'évolution, qui selon cette dernière, les premiers hommes seraient des "retardés" intellectuellement et physiquement, et qu'ils seraient apparus assez récemment (environ 3 à 6 millions d'années) est à revoir. En effet, en 2002 eut lieu une découverte sensationnelle d'un crâne fossile au Tchad, on pense désormais que le premier homme est apparu il y a sept millions d'années. A la mi-juillet 2002, l'humanité a subitement vieilli de plus d'un million d'années. Les darwinistes pensaient que les oiseaux modernes provenaient des dinosaures théropodes (sauriens prédateurs), or il s'avère que cela est faux et a été infirmé (Bild der Wissenschaft , Onlineticker 16/08/2002). Il s'avère également, que de grands mammifères co-existaient avec des dinosaures. En effet, on a découvert en Chine les restes fossilisés, vieux de 164 millions d'années d'un proto-castor (Science, 24/02/2006, vol. 311, p. 1123-1127), et on a trouvé en outre un mammifère âgé de 128 à 139 millions d'années (Repenomamus robustus) qui avait avalé un petit psittacosaurien (Nature, vol. 421, 2003, vol. 416, p. 807-814). Et ce n'est pas tout, puisque l'on a découvert, que les primates pourraient avoir vécu déjà 35 millions d'années plus tôt qu'on ne l'admettait auparavant, pendant le crétacé, avec les dinosaures (Nature, 18/04/2002, vol. 416, p. 726-729). Pour finir, il y a eu une surprenante découverte, qui est la trouvaille d'un marteau fabriqué par l'homme, qui, conformément à la détermination temporelle géologique, était enfermé par de la roche vieille de 140 millions d'années, ne s'accorde pas du tout avec l'idée de la théorie synthétique de l'évolution, qui entre-temps avait déjà été élevée au rang de doctrine, et par là de dogme, donc de loi intangible.

En 1968, un collectionneur amateur William J. Meister découvre, alors qu'il cherchait des fossiles de trilobytes, une empreinte de pied, vraissemblablement chaussé d'une sandale. Cette empreinte, découverte sur le flanc d'une colline à Antelope Springs dans l'Utah, a été datée d'environ 450 à 500 millions d'années! Le 20 juillet 1969, le Dr. Clifford Burdick se rend sur le site et fait la découverte d'une deuxième empreinte tout aussi conservée que la première. De plus, il met en évidence une marque en arc de cercle qui formerait la fin du talon coté voûte plantaire. Aucun autres scientifiques n'ont accepté d'étudier ces empreintes depuis.
Plus surprenant, la sandale écrase un trilobyte (animal préhistorique disparu de la famille des arthropodes) ce qui implique qu'elle est contemporaine de l'époque où ces animaux étaient encore vivants.
En 1931, le Dr. Wilbur Burroughs a découvert des empreintes de pieds humains remontant à 250 millions d'années. Les sauriens eux-même n'existaient pas encore.

Le docteur Rex Gilroy, un archéologue australien, directeur du Mount York Natural History Museum, a ouvert à Mount Victoria des empreintes fossiles de pieds de géants dont l'authenticité ne saurait être mise en doute. De plus, trois débris de mâchoires humaines gigantesques ont été trouvés : un en Afrique du Sud, un Java et en Chine du Sud. Ces fragments de squelettes géants posent aussi de nombreux points d'interrogations.
Les paléontologistes et anthropologistes allemands Gustav von Königswald et Frank Weidenreich (1873-1948) ont trouvé, entre 1937 et 1941, dans des pharmacies chinoises du continent ou de Hong Kong, plusieurs ossements humains d'une taille étonnante.
Lors de fouilles au Caucase, en 1964, on aurait retrouvé dans une grotte d'Alguetca, près de Mangliss des squelettes d'hommes mesurant 2,8 m à 3m.
Mais les hommes de grande taille ne sont pas aussi inhabituels. On a trouvé en Italie le squelette d'un homme grand de presque 3 mètres (Baugh, 1991). L'homme contemporain le plus grand est sans doute l'américain Robert Pershing Wadlow, mort en 1940, dont la taille authentifiée était de 2,72 m («P. M.», édition spéciale Dinosaures, Munich 1997, 34.).

Concernant l'intelligence des hommes préhistoriques, qui serait beaucoup moins développée que la nôtre notamment "grâce à l'évolution de la boite crânienne". Cet argument, qui relève encore de la croyance, et non du réel savoir, se voit également réfuté. Non seulement nous avons découvert sur plusieurs continents, des traces et des vestiges d'anciennes civilisations (antérieures à l'an -10 000 avant JC), qui possédaient des connaissances très avancées, comme en astronomie, en technique de construction ou encore en mathématique par exemple. De plus, depuis le Néolithique, il n'y a pas eu de variation réelle dans la capacité crânienne. De plus, les hommes préhistoriques étaient eux aussi, des hommes assez astucieux et ingénieux, à l'instar des hommes "homo sapiens". Si nous refusons les tracés en pointillé des arbres évolutionnistes et les hypothèses du siècle dernier, pour nous en tenir aux seuls faits observables, si nous remplaçons la vieille axiomatique par une approche phénoménologique, les hommes nous apparaissent, d'un bout à l'autre de l'espace et du temps, égaux en intelligence et en morale, quelles que soient les civilisations auxquelles ils appartiennent - auxquelles ils ont appartenu. Les civilisations ne sont pas comme des routes à jamais parallèle, mais sont au contraire, comme les fuseaux d'une sphère, ayant en commun le sens d'une même origine et d'un même aboutissement.


(Pour plus d'informations à ce sujet, consulter les travaux de R. Hartweg, professeur d'anthropologie au Musée de l'Homme).


Bref, l'idée selon laquelle l'homme n'était pas un homme avant de l'être, ou encore que l'ancêtre commun du singe et de l'homme était encore une autre "espèce" auparavant se voit progressivement discréditer, ainsi que l'idée selon laquelle chaque espèce serait le fruit d'une très lente évolution, à partir d'une seule cellule (ce qui est impossible si seuls le hasard et la sélection naturelle étaient les moteurs de l'évolution).

Bien sûr, tout cela ne saurait pour autant valider l'ineptie créationniste; cette "thèse", tout aussi moderne que la première, ne mérite même pas que l'on s'y arrête, si ce n'est pour la résumer comme "matérialisme transposé".

La vérité se trouve donc, comme toujours, par delà les contradictions et, sans toutefois pouvoir la formuler, il est évident que l'espèce humaine et animale subissent un processus d'évolution (mineur) orienté et canalisé, mais ce qui parait de moins en moins évident, par contre, est la totale transformation d'une espèce en une autre, qui au fil des années, se voit progressivement réfutée, par la paléontologie et la génétique notamment.


* : Ceci pour la méthode, le postulat ayant déjà été relevé en partie par de nombreux penseurs, que c'est toujours la même rengaine: une idéologie commence par postuler, puis elle récupère de quoi s'étayer en mettant tout le reste de côté... On ne cherche que dans la direction que l'on s'est (ou que l'on a) fixé.



Pour résumer, bien que l'évolution est prouvé scientifiquement, les piliers sur lesquels se reposent le néo-darwinisme ne sont pas encore vérifiables ni reproductibles en laboratoire. Et que, jusqu'à preuve du contraire, les axiomes de cette théorie ne restent que des hypothèses qui se voit d'ailleurs chaque jour, infirmer par de nombreux élements et des preuves qui ne cessent de s'accumuler à leur encontre.
Dans le registre fossile, il n'existe encore, à ce jour, aucun fossile dont parlait Darwin et ensuite les partisans de Darwin. Selon leur théorie, nous aurions dû déjà trouvé de nombreux fossiles d'espèces de forme transitionnelle (mi-oiseau mi-reptile, mi-homme, etc.) et de forme très primitive (être-vivants encore non complètement formés, et sans disposer d'organes complets, formés et fonctionnels), ce qui n'a encore jamais été retrouvés à l'heure actuelle. Cela prouve bien la faiblesse et l'invalidité du transformisme prônée par les néo-darwinistes, d'où l'argument du chainon-manquant (concernant l'hypotéthique ancêtre commun du singe à l'homme par exemple, mais aussi de toutes les différents types d'espèces). Cependant, les neo-darwinistes mettent en avant quelques rares fossiles sensés prouver le transformisme. Or, à chaque fois, il a été prouvé que cela ne prouvait pas le transformisme, mais que ce n'était que des tentatives de concordisme en jouant sur une mauvaise interprétation des faits (ici, l'étude des différents fossiles), puisqu'il s'agissait bien d'espèces à part entière, et non des espèces à mi-chemin de leur forme finale, et qu'ils vivaient parfois même au sein de la même période et du même environnement. De plus, l'évolution serait impossible si il n'y avait déjà pas d'organes à la base pouvant assurer la vie d'une espèce, et plus encore, sa survie (pouvoir assurer sa descendance), en disposant d'un système de reproduction efficace et fonctionnel. Sans ce système déjà formé, aucune espèce n'aurait pu évoluer ni n'aurait vécu jusqu'à ce jour. De plus, vu que l'évolutionnisme transformiste est censé se faire par étape progressive, sur une échelle de temps très longue, les formes primitives de vie n'auraient pas eu le temps de développer des systèmes biologiques capables de s'adapter immédiatement à leur environnement, à pouvoir développer un système digestif (devant être nécessairement parfaitement régler) capable d'assimiler les nutriments bénéfiques (donc non-nocifs) à son organisme, lui permettant ainsi de vivre, puis de s'adapter, etc.
Cela est impossible, et le facteur du temps que beaucoup invoquent, s'avère même jouer contre eux.



La complexité du corps humain

Parlons brièvement de l'information contenue dans l'ADN, qui est tout simplement faramineuse et colossale. Si on tentait d'écrire l'information stockée dans l'ADN, cela prendrait plus d'un million de pages, mais cette information incroyable est stockée dans le nucléus de la cellule, qui est d'à peu près 1/1000 de millimètre. Il a été calculé qu'une chaine d'ADN dont la taille remplirait une petite cuillère, avait la capacité de contenir toute l'information de tous les livres écrits depuis le premier texte écrit qui existe au monde. Partant de ce constat, il est très difficile, et même irrationnel, de penser qu'une telle structure (complexe, précise, incroyable), serait le résultat d'une simple (ou de multiples) coïncidence(s), ce qui rend l'interprétation de certains scientifiques et philosophes, très réductrice, et surtout, assez éloignée de la réalité. Etant donné que cette interprétation est impuissante pour expliquer toute l'étendue de ce processus titanesque, de la complexité d'une telle structure, de "l'aventure" et de la source de toute cette information et assemblage dans l'ADN, la vérité se trouve alors ailleurs. Et qui dit information dit informateur (à la source). La conclusion la plus rationnelle et qui saute aux yeux, au vu de tous ses éléments phénoménales, est qu'il y a probablement une "source intelligente" derrière cela.
Un système de code est toujours le résultat d'un processus mental provenant d'une intelligence, et qui est d'ailleurs accentué, par le fait que la matière toute seule est incapable de générer n'importe quel "code". Toutes les expériences démontrent qu'un être intelligent exerce volontairement son propre choix, sa propre cognition et créativité est requis pour parvenir à ce résultat. Il n'y a pas de loi de la nature connue, ni de processus connu, ni de séquences d'évènements connus, qui permettent d'entrainer l'information à se créer toute seule dans la matière inerte. Dans ce cas, il est formel que ce processus nécessite une source non-inerte, en d'autre terme, intelligente.

Une cellule vivante est composée de milliers de minuscules parties travaillant en harmonie. Chaque partie ayant ses propres spécificités et utilités, servant à une fonction bien précise, mais qui travaillent toujours en coordination simultanée avec toutes les autres parties, qui sont toutes reliées entres elles. On peut comparer ça, à une usine high-tech nano-technologie encore plus complexe que celles qui existent actuellement. Une des membranes s'occupent d'étudier et de contrôler ce qui rentre et sort de la cellule, et afin que la cellule puisse survivre, tous ces organes doivent exister en même temps. En résumé, il y a des parties avec plusieurs composants pour chaque organe ou système de cellule, qui doivent nécessairement exister en même temps et être opérationnels (avec tout ce que cela implique) pour que le système fonctionne, dans le cas contraire, le système ne pourrait plus fonctionner, même si une seule membrane est manquante. Cela s'applique à divers composants du corps humain.


Notre corps est constitué environ de 100 000 000 000 000 de cellules, regroupées pour former des tissus et organes qui remplissent des fonctions bien définies.
Prenons une seule cellule. Son noyau contient 23 paires de chromosomes, porteurs de l'information génétique nécessaire à l'élaboration de tous les éléments du corps humain. L'ADN (1) humaine peut être comparée à une encyclopédie de 46 volumes ayant chacun 20 000 pages ! En décondensant les molécules d'ADN d'une seule cellule et en les mettant bout à bout, la chaîne ainsi formée atteindrait une longueur de 2 mètres !

Un autre phénomène miraculeux, auquel nous assistons tous les jours, dans tous les pays du monde, est celui de la naissance d'un nouveau-né. Rien que pour que cela se produise, il faut un nombre incroyable de miracles... Il faut la bonne période, la relation sexuelle, la vigueur des spermatozoïdes, le chemin à parcourir par ceux-ci et pour ceux-ci, l'absence de règles, l'ovulation, la rencontre des gamètes, la multiplication correcte des cellules, etc. Et la liste est encore très longue...Tout ça, pour qu'un être constitué de chair et de sang voit le jour! Et encore, cela ne concerne que le point de vu externe. N'oublions pas l'Intelligence, la Conscience, la Subjectivité, le développement du langage, les diverses capacités sensorielles, mémorielles, d'apprentissages, d'outils de connaissance (Logique, Raison, Intellection, etc.), etc.

Au plus que nous nous plongeons dans la fabuleuse exploration du corps humain, au plus notre étonnement s'intensifie, notre étonnement grandit, et au plus l'évidence nous saute aux yeux.

(1) Acide désoxyribonucléique, formé des quatre «lettres» A, T, C, G, permettant après des processus complexes la fabrication des protéines.



Le complexité du cerveau

Contemplons cette merveille et extraordinaire organe qu'est le cerveau, et que nous avons tous, dans notre boîte crânienne. Cet organe, est de loin, la structure matérielle la plus complexe et la plus fascinante que nous pouvons étudier à l'heure actuelle.

La plus complexe, en ce qu’il renferme dans son ensemble pas moins d'une dizaine de milliards de neurones, un seul d’entre eux pouvant être en communication directe avec une centaine de milliers de ses semblables. Le nombre de combinaisons possibles au sein d’un seul cerveau est ainsi supérieur au nombre des atomes de l’univers… Aucun modèle mathématique ne peut permettre de rendre compte d’une telle complexité.

Le plus fascinant est que le cerveau n’est qu’une toute petite partie de l’encéphale, il a la taille et l'apparence d'un petit chou-fleur, mais sa masse de 1.5 kg (environ 2% du poids du corps humain) est capable d’expliquer l’univers…

Les dernières décennies ont été marquées par de formidables avancées dans le domaine de la neurobiologie. L’étude du cerveau, en particulier, a fait l’objet d’innombrables travaux dont la psychologie et la psychiatrie ont largement bénéficié. On sait ainsi aujourd’hui que le cerveau humain résulte de la superposition de trois cerveaux, ces trois cerveaux fonctionnant en étroite interrelation, et l’ensemble formant un système cybernétique d’une complexité inouïe qui est loin d’avoir livré tous ses secrets…

Le premier cerveau, le plus ancien, est le lieu des instincts les plus primitifs ; c’est le cerveau reptilien, qui assure la réception des grandes informations de bases, ainsi que les réponses appropriées nécessaires à la survie et à la perpétuation de l’espèce – respiration, battements du cœur, pression artérielle, état de nutrition.

Le cerveau paléomammalien ou limbique gouverne, en les affinant, les fonctions du cerveau reptilien, mais il intervient aussi dans le maintien des grands équilibres biochimiques et dans la distribution des messages endoctriniens et électriques. Il est également impliqué dans les grandes émotions primaires – rage, peur – et les comportements qu’elles suscitent – agression ou fuite, possession, soumission. Il intervient dans la durée du sommeil et de la veille en rapport avec l’environnement, interprète les besoins et régit les pulsions, alerte les hémisphères cérébraux par diverses voies nerveuses et divers modulateurs chimiques, en sorte que les réponses émotionnelles aux modifications de l’environnement s’adaptent de façon appropriée.

Quant au néocortex, qui désigne les hémisphères cérébraux si remarquablement développés chez l’homme, c’est le lieu du traitement des informations communiquées par les organes des sens, de l’ensemble de l’organisme et de l’ensemble du monde extérieur, et de celles qu’apportent également les processus de mémoire. Le néocortex est le siège de la pensée logique et conceptuelle, des fonctions cognitives complexes, des réponses motrices ou intellectuelles aux modifications du monde extérieur, de l’apprentissage, de l’exploration, de la mémoire, des affects qui en découlent, de tous les faits de conscience, mais aussi des comportements complexes inconscients – tels que la conduite d’une voiture en situation de routine – et de toute vie inconsciente (qui se manifeste par exemple par des bouffées d’angoisse dont on recherche longtemps la cause). Le néocortex est le lieu de l’intelligence, de la conscience de soi, du décodage du réel par l’activité scientifique, celui de la création artistique comme des interrogations métaphysiques, des élans mystiques, de la recherche philosophique. Il est aussi l’organe du mensonge à autrui et à soi-même…

Comme une noix ou une mappemonde, le cerveau comporte deux hémisphères ; ces hémisphères ont chez l’homme une particularité spécifique : leur asymétrie. C’est au prix Nobel de Médecine américain, Roger Sperry, que l’on doit les synthèses les plus complètes au sujet des fameuses «localisations cérébrales».

Le cerveau gauche joue un rôle important dans le développement de la pensée analytique abstraite, en particulier dans les opérations du langage conceptuel. Il est le siège de la pensée logique, qui traite les informations sur le mode séquentiel ou oppositionnel, celui de la connaissance discursive et du traitement abstrait des données. En d’autres termes, le cerveau gauche fonctionne comme les ordinateurs, qu’il a d’ailleurs créés à son image, selon le mode oui/non. Apte à décortiquer les versions latines ou les problèmes de math, l’hémisphère gauche est logique, rationnel, cartésien ; il dissèque, analyse, soupèse ; il s’exprime par des signes, des chiffres, des lettres. Plus masculin que féminin, semble-t-il, c’est lui qui engendre la science.

Le cerveau droit saisit pour sa part les informations dans leur globalité et en fait la synthèse. Il fonctionne de manière analogique. Saisissant intuitivement les liens entre les différents éléments constitutifs d’un tout, il use d’images et de métaphores, appréhendant d’emblée le sens des mythes et des symboles. Ignorant les chiffres et les lettres, il parle le langage des fables, des légendes, des paraboles et des prophéties. Il échappe aux limitations de l’espace et du temps, et exprime dans un langage simple et fort la sagesse des nations. L’hémisphère droit est donc le siège de l’esprit de synthèse, de la pensée systémique ou globale, de l’expression artistique et de l’intuition. Naturellement plus sensible à l’unité profonde de l’univers, il analyse moins qu’il ne ressent ; les arts, la musique sont ses expressions familières.

Bref, si le cerveau gauche est par essence plus analytique, le cerveau droit est plutôt synthétique. On dirait du premier qu’il est rationnel, qu’il tire des conclusions fondées sur des faits et des raisonnements, tandis que le second, plutôt intuitif, embrasse la réalité dans sa globalité.

Les deux hémisphères sont caractérisés par leurs spécialités respectives et par un mode de traitement spécifique de l’information recueillie par les sens. Mais ils fonctionnent ordinairement de concert, en étroite synergie, et c’est ainsi que leurs performances s’en trouvent accrues.

Deux sensibilités, une double polarité, un double chemin nécessaire à une appréhension complète du réel : en somme, les deux voies de la connaissance. Le réel semble donc bien accessible à l’homme par deux voies: l’approche poétique, intuitive et mystique, et l’analyse discursive, rationnelle et scientifique. Il est aisé de distinguer, dans les comportements et les modes de fonctionnement de l’esprit humain, cette double sensibilité dont l’harmonie seule paraît engendrer l’équilibre.

Sur le plan de son fonctionnement, le cerveau est comparable à une immense centrale téléphonique high-tech. Le cerveau enregistre ainsi toutes les sensations que lui envoient nos cellules, les trie, les compare, en tire des conclusions, les retransmet et les emmagasine en mémoire. Immédiatement ou après en avoir référé à notre jugement, il commande des réflexes ou des gestes raisonnés.

Le cerveau doit être tenu au courant rapidement des besoins de l'organisme et des ressources disponibles dans l'environnement pour les satisfaire. Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l'organisme: les nerfs. Avec le cerveau et la moelle épinière, ils forment le système nerveux.

Ce réseau de distribution qu’est le système nerveux est absolument prodigieux. L’influx nerveux sensitif va d’un organe récepteur sensible (œil, peau, oreille…) à un centre nerveux (cerveau, cervelet, bulbe rachidien, moelle épinière). L’influx moteur va d’un centre nerveux à un muscle, et l’influx nerveux se propage le long des cellules nerveuses, les neurones, à une vitesse pouvant aller de 360 km/h à 100 m/s !

A titre de comparaison, l’ordinateur le plus puissant au monde n’est rien à côté du cerveau dans lequel 1 million de milliards de connections électro-chimiques sont constamment en opération pour informer la centrale.

Le cerveau est un organe tellement prodigieux que beaucoup d’esprits se réfugient derrière son extraordinaire complexité - ce qui au passage, infirme tout idée de hasard et de non-sens - (et la faiblesse de nos connaissances) pour réduire le fait religieux au seul exercice des fonctions cérébrales. La foi serait ainsi le fruit d’un mécanisme mental purement naturel et matériel, et non le résultat du phénomène surnaturel et immatériel de la rencontre avec l'Absolu. Mais cela, comme nous allons le voir en détail, lorsque nous aborderons la neurologie, qui nous indique que l'expérience mystique par exemple, est un phénomène qui ne peut pas être expliqué seulement par une approche matérialiste.

Mais nonobstant ce que ces assertions peuvent avoir d’intéressantes dans une perspective croyante (en ce qu’elles affirment le caractère naturel de la croyance religieuse), ces brillants esprits omettent de s’interroger… sur le cerveau lui-même, son existence, son origine, et sur les raisons qui expliquent pourquoi il fonctionne comme cela. Or, il paraît capital de réfléchir à ces interrogations fondamentales, tant la question métaphysique de la Présence de Dieu paraît se jouer là avec une particulière acuité.

Le cerveau humain est un indice suffisamment convaincant pour montrer qu'il ne peut pas être le fruit d'une succession de causes aveugles et d'une évolution aléatoire, qui engendrent à chaque procréation, un nouvel organe similaire, dôté néanmoins d'une subjectivité propre et unique.


Qu'implique l'existence du cerveau?


Si le hasard seul a pu provoquer l’apparition de ce trésor de sophistication et de complexité intelligente qu’est le cerveau, alors cela veut dire que le hasard lui-même est plus intelligent que l’intelligence elle-même.

- Si le hasard est intelligent (et même supérieur à l'intelligence humaine), alors le hasard n'est plus hasard, mais rejoint plutôt la Réalité du Principe Créateur.
- Si le hasard n'est pas intelligent, alors il n'existe pas, puisque le cerveau humain dément cette hypothèse (ainsi que tout ce qui compose notre immense univers). Si le hasard était, est et sera, alors le cerveau n'existe(rait) pas, or il existe. Donc le hasard n'est pas.

Tout cela rejoint la pensée d'Einstein, qui s'exprimait ainsi: "Le hasard n'est que le nom que prend Dieu quand Il veut passer incognito".



La matière inerte est incapable de produire la vie

Toutes les expériences scientifiques ont démontré que la vie ne pouvait naitre de la seule matière inerte (inorganique), et que la vie est le fruit d'une intervention extérieure, provenant d'une source intelligente. Et tout cela est confirmé par les expériences menées dans les laboratoires scientifiques depuis les derniers siècles. A ce jour, même les progrès scientifiques les plus récents ne parviennent toujours pas à produire de la vie artificielle, qui s'avère être beaucoup plus compliqué et complexe que prévu. La matière est donc incapable de s'organiser d'elle-même, et nécessite une source extérieure à celle-ci, qui bénéficie d'une Intelligence (Supérieure), pour pouvoir s'organiser.

Pour résumer toutes les recherches menées jusqu'à présent, toutes les expériences démontrent qu'un être intelligent doit volontairement exercer son propre choix, sa propre cognition et créativité est requis pour parvenir à ce résultat. Il n'y a pas de loi de la nature connue, ni de processus connu, ni de séquences d'évènements connus, qui permettent d'entrainer l'information à se créer toute seule dans la matière inerte. Dans ce cas, il est formel que ce processus nécessite une source non-inerte, en d'autre terme, intelligente.

La première cause, ou le premier moteur, doit obligatoirement jaillir d'une Intelligence Supérieure ou d'une Conscience supérieure, et absolument pas d'une cause non-consciente (morte).

Bien que la théorie synthétique de l'évolution n'a pas pour but d'expliquer l'origine de la vie, nous ne pouvons nous empêcher de démontrer en quoi le hasard est une notion absurde qui n'a aucune part dans l'origine de la vie. D'ailleurs, de nombreux faits, qui sont à la base de nombreuses questions restent encore sans réponses, et l'hypothèse du hasard est incapable de fournir une conclusion et une explication logique et réelle.
Si la vie n'était autre que de la matière mieux "informée" comme le pensent encore de nombreux biologistes, alors d'où vient cette information?
Les lois qui régissent notre Univers existent bien, mais d'où viennent-elles, et qui les a agencées, structurées, placées, ajustées telles qu'elles sont actuellement? Par quel prodigieux hasard certains atomes se sont rapprochés pour former les premières molécules d'acides aminés? Et par quel hasard, toujours, ces molécules se sont-elles assemblées pour conduire à cet édifice incroyablement complexe qu'est l'ADN? Qui a élaboré les plans de la première molécule d'ADN porteuse d'un message initial qui va permettre à la première cellule vivante de se reproduire? Peu importe la manière dont on aborde ce fait, la conclusion ne peut pas être celle du non-sens et du "hasard", car en plus d'être non-scientifique comme explication, cela est tout simplement faux. On reviendra toujours à une forme d'intelligence organisatrice comme étant la seule conclusion possible et logique. C'est pour cela, que depuis quelques décennies, de nombreux scientifiques s'écartent de la théorie dominante en biologie, et tentent de formuler de nouvelles théories, plus proches de la réalité. Parmi ses nouvelles théories, des scientifiques n'hésitent pas à s'appuyer clairement sur l'intervention d'un principe organisteur, transcendant à la matière. C'est ainsi que selon ses nouvelles approches, la vie est une propriété émergente de la matière, un phénomène obéissant à une sorte de nécessité inscrite au coeur même de l'inanimé. L'aventure de la vie est ordonnée et dirigée par un principe organisteur.

La matière inerte ne pouvant rien produire, et qu'à la base, ce qui est inorganique et inerte ne peut produire aucune force ni aucun mouvement, c'est que tout cela nécessite, du moins à l'origine, une Force organistrice et consciente.

Et pour finir, si le transformisme hasardeux aurait raison si un arbre pouvait produire autre chose, et mieux, que ce qui est contenu dans sa semence ; si les fruits de l'arbre étaient, non la manifestation de ce que contient la semence, mais le résultat d'une évolution imprévisible et variable suivant les circonstances ; si c'était par hasard qu'un pommier produit des pommes et non des figues. Les phénomènes d'évolution et de transmutation existent dans les limites de certaines contingences, sans quoi la semence ne deviendrait pas arbre et une plante ne changerait jamais de forme sous certaines conditions, telle qu'un changement de terre ou de climat ; mais ces deux facteurs - évolution et transmutation - sont tout à fait secondaires par rapport au principe d'anticipation qualitative des effets dans la cause.
Ce postulat utile et provisoire (transformisme) n'est jamais parvenu à démontrer que le miracle de la conscience et de la vie ont pu émerger d'un tas de terre ou de cailloux, métaphoriquement parlant.
Si le Hasard était bien réel et serait effectivement le fondement de l'Univers comme le pensent les matérialistes, alors tout ce que nous pouvons observer dans la Nature ne serait pas, l'ordre et l'harmonie existants parmi les différentes espèces, n'auraient aucune logique, ni d'ordre dans leur structure interne et leur morphologie. Car si ils avaient raison, l'espèce humaine n'engendrerait pas d'autres générations d'être humain, et les espèces animales n'engendrerait pas d'autres être vivants de la même espèce, cela veut dire que le Hasard n'existe pas, et que des lois ont été parfaitement conçues et établies pour que de telles choses ne se produisent pas, et qu'un ordre et une harmonie soient mis en place, et que les espèces suivent un chemin déterminé déjà à l'avance.


En conclusion: La biologie démontre que l'intelligence et la vie (qui est l'ensemble d'un nombre incroyable de miracles) ne peuvent pas émerger de la (seule) matière inerte, et qu'elles ne peuvent pas s'être auto-créées. En ce qui concerne l'évolution, ce que certains scientifiques considèrent comme étant des mutations produites aléatoirement (au hasard), et suivant un processus aveugle n'est autre que leur ignorance des causes. Il s'agit tout simplement d'une interprétation des faits erronée et éloignée de la réalité des faits. En effet, ce qui, en apparence peut sembler aléatoire, est en réalité l'établissement d'un ordre se situant sur plan supérieur, convergeant vers l'ordre et l'harmonie. Car si évolution il y a (au sens où l'entendent les darwinistes), elle poursuit bien un chemin déjà tracé et est prévue avant même qu'elle n'ait eu lieu. Si le processus d'évolution s'avère être exacte, alors elle est bien orientée dans une direction précise, et est canalisée (elle ne produit pas de "mutants" comme dans les films de science-fiction), de sorte qu'elle converge toujours vers l'équilibre et l'harmonie, sans rompre et sortir de ceux-ci, tant que l'être humain n'intervient pas outre mesure, et ce, depuis le début. Cela ne laisse aucune place au "hasard" et s'oppose clairement à toute idée et hypothèse de coïncidences purement "aveugles" et de non-sens. Car si le Hasard était le fondement de la vie et de l'Univers, il n'y aurait aucunes lois (en plus du fait qu'elles soient parfaitement rêglées, ajustées et fixées de la seule manière possible) pour permettre l'apparition et le développement de la vie. L'évolution est soumise à une logique cohérente, tout comme l'être humain et l'Univers tout entier. Si l'évolution était un processus aveugle, cela aurait été vrai si un arbre (ou un être vivant) pouvait produire autre chose, et mieux, que ce qui est contenu dans sa semence ; si les fruits de l'arbre étaient, non la manifestation de ce que contient la semence, mais le résultat d'une évolution imprévisible et variable suivant les circonstances ; si c'était par hasard qu'un pommier produit des pommes et non des figues. Les phénomènes d'évolution et de transmutation existent dans les limites de certaines contingences, sans quoi la semence ne deviendrait pas arbre et une plante ne changerait jamais de forme sous certaines conditions, telle qu'un changement de terre ou de climat ; mais ces deux facteurs - évolution et transmutation - sont tout à fait secondaires par rapport au principe d'anticipation qualitative des effets dans la cause.
La paléontologie et la logique, infirment le transformisme, car il existe aucun fossile qui confirment la théorie transformiste. Tous les fossiles retrouvés jusqu'à présent, montrent des espèces déjà formées. Et puis, comment une espèce aurait pu évoluer à partir d'une seule cellule, si elle ne disposait pas d'un système cérébral et digestif basique au moins à la base. Car il est impossible pour une espèce ou une cellule d'évoluer, par des processus aléatoires, n'ayant pour cela, aucune base sur laquelle s'appuyer...

Et que le néodarwinisme s'avère exact ou faux, ne remet ni en question la réalité d'Un Créateur, et ne devrait au fond, même pas susciter autant de polémiques, car il s'agit d'une opportunité supplémentaire pour certains lobbies, d'étendre encore plus leur influence, en diffusant des amalgames et des mensonges de part et d'autre.


Donc, reprenons les différentes conclusions possibles...ainsi que leurs implications...


Si le Créationnisme a raison, cela confirme La Réalité Divine.
Si l'Intelligent Design s'avère exact, cela confirme également La Réalité Divine.
Si l'évolutionnisme non-darwiniste est vrai, cela confirme également La Réalité Divine.
Si l'évolutionnisme-transformiste néo-darwinien est vrai, cela confirme également La Réalité Divine.

Dans tous les cas, aucune théorie ni aucune vérité ne pourrait exclure La Réalité Divine, tout simplement puisqu'Elle est la source de tout, il est donc logique que rien ne peut l'exclure, et qu'absolument tout pointe indéniablement vers Elle, et retourne vers Elle.


Pour plus d'informations, voici des ouvrages qui vous permettront de vous plonger au coeur-même de la biologie et de tout ce qui s'y rapporte:

- L'évolution a-t-elle un sens? de Denton Michael
- Le darwinisme, envers d'une théorie de Jean-François Moreel
- La Complexité, vertiges et promesses: 18 histoires de sciences de Réda Benkirane
- Le Darwinisme ou la Fin d'un mythe de Rémy Chauvin
- L'Histoire secrète de l'espèce humaine de Michael Cremo et Richard Thompson
- La raison malmenée, critique des idées reçues en biologie moderne de Gérard Nissim Amzallag
- Notre existence a-t-elle un sens? Une enquête scientifique et philosophique de Dominique Laplane, Jean Staune, Trinh Xuan Thuan
- Origines: L'esprit, la vie, la matière par David Berlinski





NEUROSCIENCE

La conscience est le fait de percevoir. Nous percevons le monde, de la même manière que nous percevons nos pensées, nos émotions, nos sensations etc. Nous nous percevons tel un «moi» unique. C’est la conscience, qui est fondamentalement ce que nous sommes.

Selon la thèse moniste (matérialiste): La matière constitue les neurones (et donc la conscience, qui selon ce postulat, est secretée par les neurones), qui sont inscrits dans un système physico-chimique dont ils constituent un sous-système. La conscience peut être représentée sous le concept de pensée. Donc on peut dire que la matière peut penser d'elle-même.

Ici, nous n'allons pas analyser cette énorme incohérence en elle-même, car elle détruit déjà la thèse matérialiste sous un certain angle. Nous analyserons uniquement cette hypothèse et affirmation gratuite, qui est fausse, d'un point de vu scientifique.
Un neurone ne pourra jamais produire la conscience de même que de milliards de neurones ne pourront jamais produire la conscience. Tout simplement parce que la conscience ne peut pas être incomplète ou graduelle, constitués de neurones,  mais uniquement "être" (de manière "complète") et de manière "unique". Si le monisme avait raison, il n'y aurait déjà pas de conscience, mais en plus celle-ci serait fragmentée, désordonnée et non-cohérente, or ce n'est pas le cas. Car la conscience est de nature immatérielle, et qu'elle n'est pas le résultat d'un agencement et d'un assemblage progressif, vertigineux et miraculeux de milliards de neurones dans un système physicochimique, qui sont interconnectés et qui interagissent de manière parfaite entres elles et avec tous les autres organes et parties du corps humain. On s'explique d'autant moins le fait, que cette coordination miraculeuse se poursuit automatiquement et systématiquement dès le processus de procréation. Ce n'est pas de la matière qu'émerge l'esprit, mais de l'esprit qu'émerge la matière. Et l'esprit précède la matière chez l'être humain, et non l'inverse. Cela est d'une évidence logique. Nous pouvons comparer ce phénomène avec le grain de sable. Un grain de sable est inerte (non-conscient, non-intelligent, non-vivant). De même, l'interaction de milliards de grains de sables ne changeront rien à cela, excepté que cela formera désormais un tas de sable, mais restera toujours aussi inerte que le grain de sable originel. Il en va de même avec les neurones. Leur essence restera profondément identique.

Les matérialistes, ou certains d'entre eux, veulent nous faire croire que le cerveau produit des pensées comme un organe secrète des humeurs; c'est passer à côté de ce qui fait l'essence même de la pensée, à savoir le miracle matériellement inexplicable de la subjectivité: comme si la cause de la conscience pouvait être un élément physique. Rien n'est plus contradictoire que de nier l'esprit, ou même simplement l'élément psychique, en faveur de la seule matière, car c'est l'esprit qui nie, alors que la matière demeure inerte et inconsciente. Le fait que la matière peut être pensée prouve précisément que le matérialisme se contredit dès son point de départ, un peu comme le pyrrhonisme pour lequel il est vrai qu'il n'y a pas de vérité, ou comme le relativisme pour lequel tout est relatif, sauf cette affirmation.

L’immense majorité des neurobiologistes effectuent leurs recherches, en accord avec la vision réductionniste, dans un cadre conceptuel où le cerveau produit la conscience, où le cerveau serait l’émetteur de la conscience, ce qui paraît d’ailleurs logique à qui ne s’est jamais posé la question (ce qui montre bien à quel point le paradigme matérialiste est profondément et inconsciemment implanté).
La conscience serait le produit de l’activité neuronale. Il y aurait donc identité entre les états mentaux et les états neuronaux. On appelle cela l’hypothèse moniste, dont la conséquence logique est bien résumée par Jean-Pierre Changeux montrant du doigt un élève pendant l’introduction de son cours au Collège de France:

Jean-Pierre Changeux a dit: "Je ne sais pas ce que pense monsieur, mais un jour je le saurai, et je saurai même ce qu’il va penser dans 2 minutes."


Il voulait illustrer par là que lorsque l’on aurait connaissance de l’intégralité des échanges électrochimiques dans le cerveau, tous les états mentaux en seraient déductibles, et donc prévisibles dans le futur.
Mais il existe également une autre hypothèse, qui est celle dite "dualiste". Où la conscience serait comme une radio dans laquelle la musique n'est pas stockée dans l'appareil. Pourtant, si on enlève un des composants de la radio, celle-ci se met à se dérégler. Où la conscience ne serait pas produite par le cerveau, et qu'elle se trouverait ailleurs, et qui serait de nature non-matérielle, mais liée au cerveau.
Mais de nombreux spécialistes ont mis au point toute une série de protocole pour vérifier si l'hypothèse moniste était valide. Parmi les nombreux experts, il y a Benjamin Libet, qui a mis au point un protocole expérimental prouvant que la conscience pouvait s’extraire du temps dans certaines situations (combien de personnes ont relaté, lors d’un accident de voiture par exemple, avoir eu l’impression que la scène qui se déroulait en une seconde leur avait paru durer beaucoup plus longtemps?).
Par ailleurs, Jean-François Lambert, à l’hôpital Trousseau à Paris a obtenu, sur des moines tibétains en méditation des résultats, confirmés par le Pr. Henri Joyeux à Montpellier sur des mystiques chrétiens. Lors de certains états modifiés de conscience les tracés électroencéphalographique des sujets montrent qu’ils ne répondent pas aux potentiels évoqués, comme si les sujets étaient en train de sombrer dans le coma, alors que selon leurs témoignages ils étaient pleinement conscients à ce moment là. Nous voyons là une preuve particulièrement nette d’une déconnexion entre le neuronal et le mental qui suffit pour invalider les prétentions réductionnistes dans ce domaine, puisque la connaissance de l’état neuronal de ces sujets ne peut permettre d’en déduire leur état mental à l’instant où l’expérience est effectuée.

«Les idées que ce matérialisme prend pour assises conceptuelles, celles d’atomes, de particules, etc. ne peuvent être, nous l’avons vu, que les composantes d’une description de la réalité empirique, voire épistémologique, c’est-à-dire d’un découpage du réel que nous effectuons par la pensée afin de rendre compte de notre expérience communicable. Il est clair qu’alors la thèse de la pensée comme simple épiphénomène – celle d’une pensée émanant d’un cerveau purement composé d’atomes – est logiquement incohérente puisque les objets qui y sont censés expliquer la pensée n’ont eux-mêmes d’existence que relative à la pensée.» (Bernard d’Espagnat, "Traité de physique et de philosophie", Fayard, 2002, p. 307)

On ne peut pas penser sans conscience, et la science est incapable d’expliquer comment le cerveau fait pour produire la conscience.

Voici quelques décennies, le concept de "Dieu" et de l'âme étaient considérés comme simplement psychologique. Soit les gens croyaient, soit ils n'y croyaient pas. Ils plaçaient toutes les discussions autour de ce sujet sur un plan mental. Or, depuis une quinzaine d'années, il s'avère que les découvertes et recherches scientifiques spécialisées dans l'étude du cerveau, démontrent que le concept de "Dieu", de l'âme ou de l'élévation spirituelle n'est pas un phénomène purement psychologique, et dont la source est autre que psychologique et neuronale. De nombreux scientifiques s'accordent maintenant pour dire (et de plus en plus de scientifiques ouverts d'esprits et non-conformistes les rejoignent) qu'en effet, notre lobe temporal droit est «câblé» pour nous permettre de dialoguer avec «une autre réalité», de source immatérielle. Cette "zone" est probablement responsable en très grande partie de notre définition de Dieu, et sans aucun doute de la raison pour laquelle l'idée humaine de Dieu n'a jamais disparu de notre tête depuis des millions d'années...
Dans ce champ, la découverte majeure du XXIe siècle est bien celle du scientifique Colm Kelleher (chercheur scientifique et surtout spécialisé dans le domaine de la biochimie) qui a été le premier à montrer que notre ADN est non seulement modifié par une vision spirituelle mais bénéficie également, après, d'une activité permanente. Un passage dans la «lumière» modifie les transpons de votre ADN! Les transpons sont des minuscules bouts de votre code génétique qui étaient auparavant considérés comme sans intérêt. Le Dr. Kelleher a même montré que de pourcentages infimes de ces transpons jusqu'à des génomes entiers peuvent témoigner d'une rencontre spirituelle! Le lobe temporal serait donc une interface qui nous permettrait (un contact avec le spirituel) de connaître "l'expérience mystique de Dieu", de communiquer soit avec Lui, soit avec des entités surnaturelles (bien que cela fasse rire les matérialistes aujourd'hui, au point d'être la cible de moqueries infantiles, car ce n'est que la réaction normale lorsqu'on est incapable de comprendre l'objet ou le sujet dont on se moque, de nombreux éléments et indices pointent vers l'existence réelle d'"entités surnaturelles"), il facilite également nos décisions et pensées instinctives (non-verbales et non-logiques) mieux connues sous le terme d'intuition ou de "6ème sens".
Sachant que rien n'est fait au hasard (et absolument tout le démontre à chaque instant de notre vie), et que tout à une raison d'être, le fait qu'une zone (assez importante) du cerveau s'occupe des sensations, des perceptions et des conctats spirituelles, montre forcément qu'il existe une très bonne raison, ainsi qu'une réalité externe effective, à cela. La médecine sait depuis longtemps que rien n'est le produit du hasard (que cela soit le corps humain ou la nature). Du coup, le spirituel ou Dieu ne sont plus de simples pensées issues de notre cerveau et de notre imagination, mais bien des réalités indépendantes de l'être humain. Et c'est justement ce que démontrent les travaux de plusieurs scientifiques, comme le célèbre Dr. Melvin Morse ou encore le Dr. Vincent (et son équipe de recherche).

S'appuyant sur l'étude de nombreux spécialistes, il semblerait que notre lobe temporal droit ne serait que l'interface permettant à notre cerveau de communiquer avec cette «banque de données univer­selle». Nos souvenirs ne seraient pas stockés dans notre cerveau mais dans une mémoire universelle. Les travaux du Dr. Vincent et de son groupe de recherches supportent cette idée étonnante en affirmant qu'il existe deux catégories d'informations contenues dans cette texture qui fabrique l'Univers: la première est celle qui regroupe les informations génétiquement inscrites dans notre ADN et la seconde qui garde les souvenirs que nous amassons au cours de notre vie.
La conscience existe au-delà du cycle de la naissance et de la mort. Pour s'incarner dans la matière elle a besoin d'un "appareil" pour percevoir le monde: c'est le cerveau. Le cerveau ne serait-il finalement, qu'une sorte d'interface, entre le corps humain (dimension matérielle) et une dimension immatérielle (la conscience)? Au vu des dernières découvertes scientifiques en neurobiologie, il semblerait que oui, bien qu'il faut être prudent, et apporter certaines nuances de taille. Mais ce qui est certain en revanche, c'est que la conscience ne peut pas être réduit uniquement aux processus neuronaux et matérielles! 

Un nombre important de recherches, comme celles effectuées par le Dr. Melvin Morse par exemple, l’ont amené à conclure que nous disposons dans notre lobe temporal droit d’un circuit biologique spécialement conçu pour se relier à la dimension immatérielle (spirituelle), ou bien encore toutes les recherches métapsychiques modernes comme les travaux de Rhine et de son école, et la fondation de nombreux laboratoires et sociétés savantes comme le Journal of Scientific Exploration dont le fondateur est le Pr. Sturrock, directeur d’un des plus grands observatoires astronomiques américains.
Ce serait également le lieu de notre communication avec le monde spirituel, et donc, logiquement avec Dieu.

Nous savons également que les expériences spirituelles sont souvent, et très clairement associées à des guérisons remarquables (et même miraculeuses), ce qui indique bien la validité, ou l'authenticité si l'on préfère, du monde non-matériel.
De cette hypothèse très convaincante, Melvin Morse tire alors toutes les conséquences dans différents domaines et, d'un seul coup, quantité de phénomènes qui semblaient incompréhensibles paraissent tout à fait logiques et normaux. Néanmoins, les explications de Melvin Morse à propos des phénomènes paranormaux et surnaturels n'engagent que lui, et sont évidemment discutables (car non-démontrés), et des explications alternatives sont également envisageables, et même démontrables et vérifiables pour plusieurs d'entres elles.
Les ouvrages où le Dr. Melvin Morse expose ses recherches scientifiques et ses explications sur de nombreux phénomènes, ainsi que sa profonde conviction sur des sujets un peu tabou ou sensibles, peuvent être lues et consultées dans "La Divine Connexion" (2002) ou encore "Le contact divin" (2005). Bien évidemment, ses ouvrages ne sont pas abordables sans faire preuve d'objectivité ni d'esprit critique, puisque le Dr. Melvin Morse nous livre d'une part, les découvertes scientifiques desquelles découlent des faits scientifiques clairement établies, et d'autre part, d'autres découvertes qui nous offrent pas de faits scientifiques indiscutables, mais permettent de formuler différentes hypothèses en guise d'explication. Et enfin, il exprime ses convictions personnelles, qui n'engagent que lui, et qui ne sont pas à prendre aveuglément, sans effectuer d'autres recherches au préalable.

De nombreux neurologistes, qui ont tenté de prouver que l'esprit et la conscience étaient produits par le cerveau, n'ont essuyé que des échecs, et ont fini par admettre et conclure qu'ils sont parvenus au résultat inverse escompté. C'est-à-dire que la conscience est de nature non-cérébrale, et donc immatérielle. Comme ce fut le cas des expériences menées par Wilder Penfield. Ses recherches ne réussirent pas à démontré où résidait l'esprit à l'intérieur du cerveau. Ultérieurement dans sa carrière il alla même jusqu'à affirmer que bien que l'ensemble de ses expérimentations étaient établies sur le principe que le cerveau génère l'esprit, elles prouvaient en fait exactement le contraire.

Ce qui est stupéfiant après le développement de tant de techniques sophistiquées pour voir penser le cerveau, après tant d’expériences de pointe toujours effectuées dans un cadre conceptuel dans lequel le cerveau produit la conscience, c’est qu’une sommité de la neurochirurgie comme Wilder Penfield qui n’avait jamais penché du côté de la thèse dualiste puisse conclure cela:

"Après une vie passée à essayer de découvrir comment le cerveau explique l’esprit, cela m’est comme une surprise de découvrir maintenant, à l’occasion de ce dernier examen de la question, que l’hypothèse dualiste (la séparation de l’esprit et du cerveau) semble la plus raisonnable des deux explications possibles."
(Cité par Michael Sabom, « Souvenirs de la mort », p.280)


Mais pour approfondir, de façon encore plus poussée, cette question complexe et controversée, le neuroscientifique Mario Beauregard, à partir de recherches de pointe en neurosciences menées avec des soeurs Carmélites au Canada, examine la façon dont le cerveau traite les expériences religieuses, mystiques ou spirituelles. Il constate qu'il existe des événements spirituels authentiques qui ne sont pas "fabriqués" par le cerveau. Mario Beauregard a exploré les travaux récents à la recherche d'un "gène de Dieu" dans les cellules ou d'un "module de Dieu" dans l'hémisphère droit et il arrive à la conclusion que toute tentative de réduire l'expérience spirituelle à un phénomène purement matériel est vouée à l'échec. Selon lui, le matérialisme scientifique est incapable d'expliquer les vécus où l'esprit "domine" la matière, comme dans les guérisons ou les cas d'intuition prononcée, l'effet placebo en médecine, le pouvoir de la volonté, les Expériences de Mort Imminente (EMI ou NDE), les prémonitions et autres phénomènes psychiques ainsi que l'expérience de l'Unité dans la prière ou la méditation. La science moderne ne voit dans ces phénomènes qu'illusions et erreurs d'interprétation. Salutaire, édifiant, ses recherches et conclusions s'écartent de la tendance générale des travaux de neurosciences en remettant en question l'idéologie matérialiste dominante. Il nous montre que si la science est incapable de prouver ou d'infirmer l'existence de l'âme, elle ne saurait pour autant persister à la nier. Selon ses recherches, ce ne serait pas uniquement le lobe temporal droit qui serait en communication avec le monde spirituel, mais de nombreux régions du cerveau qui s'activement simultanément en harmonie, qui entrent en communication avec ce monde spirituel.


«Dieu habite le cerveau droit», titrait il y a quelque temps une revue française de vulgarisation scientifique. En fait, on devrait plutôt dire, que Dieu est partout.

L’activation du cortex préfrontal droit et du cortex pariétal pourrait expliquer, par exemple, pourquoi l’impression ressentie est une impression de «contact» plutôt que de fusion. Le noyau caudé et le cortex insulaire sont quant à eux associés aux sentiments de joie et d’amour, des émotions ressenties intensément lors des situations revécues.

«Les corrélats neurologiques de l’expérience mystique ne signifient pas qu’il existe une relation causale, tient par ailleurs à préciser le chercheur. Ce type de recherche ne permet ni de confirmer ni d’infirmer la réalité externe de Dieu.»

Mario Beauregard demeure d’ailleurs ouvert à la possibilité que l’expérience dite mystique soit une expérience réelle de contact avec une entité surnaturelle, voire avec Dieu lui-même. Sa conclusion est fondée sur ses propres expériences ainsi que sur des témoignages de personnes ayant vécu des situations de mort imminente ou de mort clinique.

Le chercheur poursuit ses travaux en imagerie cérébrale avec de tels sujets qui ont été, pendant quelques instants, déclarés cliniquement morts et qui sont capables de se replacer dans l’état émotionnel alors ressenti. L’objectif est de voir si ces états présentent des similitudes avec ceux de l’expérience spirituelle des carmélites. La conclusion lors des recherches scientifiques dans ce domaine, est qu'il existe manifestement une dimension matérielle (physique) tout autant qu'une dimension spirituelle à ce genre de phénomènes (religieuses et/ou spirituelles). Et que tout réduire à un phénomène purement matériel n'est pas (ou plus) tenable scientifiquement. Mario Beauregard soutient donc la thèse dualiste, parce que ses travaux montrent que les variables mentalistes (volontés, croyances…) et leur contenu intentionnel ne sont ni identiques ni réductibles aux processus cérébraux, et qu’il en conclut que ce sont les processus et événements mentaux qui exercent une influence causale sur les divers niveaux de fonctionnement cérébral (moléculaire, cellulaire, systémique). L’hypothèse profondément dualiste qu’il propose s’appelle «Hypothèse de la traduction psychoneurale (HTP)». Mario Beauregard, amène donc, à considérer que l’activité neuronale n’est pas la cause, mais la conséquence de la conscience.


Nous pourrions d'ailleurs citer l'un de ses articles majeurs (en collaboration avec Jeffrey Schwartz (neuropsychiatre) et Henry Stapp (physicien)):

"La conception classique suppose que les choix faits par les êtres humains à propos de comment ils vont agir soient déterminés par des variables microscopiques qui d’après la théorie quantique sont, par principe, indéterminées. La supposition réductionniste que le cours de l’expérience humaine est déterminé par des processus mécaniques locaux est la chose qui est la plus fortement réfutée par la structure des phénomènes naturels telle que la dévoile la physique contemporaine. Espérer que les connexions entre l’esprit et le cerveau seront comprises dans un cadre conceptuel si contraire aux principes de la physique n’est ni raisonnable ni crédible au plan scientifique."

(Jeffrey Schwartz, Henry P. Stapp, Mario Beauregard, «Quantum physics in neuroscience and psychology: a neurophysical model of mind-brain interaction», Philosophical transactions of the Royal Society, London, Biological sciences, 2005, vol.360, n°1458, p.1309-1327.)

Pour de plus amples informations, l'on pourra consulter avec profit, l'ouvrage de ce neuroscientifique, "Du cerveau à Dieu"  de Mario Beauregard.


Les dernières recherches en neurologie explorent également des liens possibles entre la physique quantique et un hypothétique esprit immatériel.

Le modèle est le suivant: Que se passe-t-il dans nos cerveaux lorsque nous prenons une décision? D’après le modèle développé par H. Stapp et J. M. Schwartz – qui est basé sur l’interprétation de la physique quantique de von Neumann – les efforts conscients entraînent un pattern d’activité des neurones qui devient un modèle pour les actions. Mais ce processus n’est pas mécanique, ni matériel. Il n’y a pas d’engrenages dans nos cerveaux. Il y a une série de possibilités et une décision provoque un effondrement quantique dans lequel une de celles-ci devient une réalité.

La cause est la concentration mentale, de la même façon que la cause de l’effet Zénon quantique, est l’observation soutenue du physicien. Il s’agit d’une cause mais elle n’est pas mécanique, ni matérielle. La physique quantique a amené un changement réellement profond en vérifiant l’existence de causes non mécaniques. L’une de celles-ci est l’activité de l’esprit humain, qui n’est pas identique aux fonctions du cerveau.

La stratégie d’attention ciblée, qui est utilisée pour traiter les troubles obsessifs compulsifs, fournit un modèle de la façon dont le libre-arbitre pourrait fonctionner dans un système quantique. Le modèle présuppose l’existence d’un esprit qui choisit le sujet de son attention, de la même façon qu’un effondrement quantique suppose l’existence d’un expérimentateur qui choisit de faire sa mesure.

Pour les détails sur cette théorie, voir l’article de J. M. Schwartz, H. Stapp, et M. Beauregard: «Quantum Theory in Neuroscience and Psychology: A Neurophysical Model of Mind/Brain Interaction,» Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences 360 (2005): 1309–27.

Cela a ajouté, à beaucoup d’autres faits, la crédibilité et la validité de l’hypothèse opposée (hypothèse dualiste), dans laquelle le cerveau ne serait plus l’émetteur, mais le récepteur de la conscience, comme un poste radio (comme une radio dans laquelle la musique n'est pas stockée dans l'appareil. Pourtant, si on enlève un des composants de la radio, celle-ci se met à se dérégler.). La conscience existerait «hors» du cerveau, ce que semblent confirmer les expériences de mort imminente (NDE).

Là encore, on retrouve ce concept d’une dimension du réel hors de l’espace et du temps nécessaire pour expliquer ce qui se passe dans l’espace-temps.


Le cerveau est l'objet d'énormément de recherches et recèle encore bien des mystères...Dans "The amazing brain", Robert Ornstein et Richard F. Thompson (professeurs de biologie humaine et de psychologie à l'unversité de Stanford) ont affirmé "qu'au bout de plusieurs siècles d'études du cerveau par des milliers de scientifiques, la seule façon de le décrire correctement est de dire que le cerveau est un miracle".  Sachant toute la complexité du cerveau, et qu’il renferme dans son ensemble pas moins de 12 milliards de neurones, un seul d’entre eux pouvant être en communication directe avec 100 000 de ses semblables... Le nombre de combinaisons possibles au sein d’un seul cerveau est ainsi supérieur au nombre des atomes de l’univers entier… Aucun modèle mathématique ne peut permettre de rendre compte d’une telle complexité.
Le plus fascinant est que le cerveau n’est qu’une toute petite partie de l’encéphale, il a la taille et l'apparence d'un petit chou-fleur, mais sa masse de 1.5 kg (environ 2% du poids du corps humain) est capable d’expliquer l’univers…

 et la manière dont sont disposées toutes les connexions et interactions neuronales, il est impossible que cela soit le fruit d'une succession causale aveugle. Ajoutons d'autant plus, que les systèmes liés aux 5 sens sont fonctionnels et même indispensables, en plus des systèmes liés au langage, à la pensée, à la réfléxion, à la conscience, à la capacité mémorielle, à l'étude de notre environnement, correspondent parfaitement à ce qui nous lie avec l'Univers. De ce fait, l'Univers n'est pas absurde ni non-sens, et n'est pas séparé de notre nature première, à savoir, la conscience et la spiritualité. Et d'ailleurs, la physique quantique l'a bien démontré.
En résumé, le cerveau est bien un miracle, inexplicable du point de vu matérialiste.

Nous pouvons percevoir deux types de dimensions à notre existence. La dimension matérielle et la dimension spirituelle (avec sa diversité et ses multiples degrés). Si il n'existait que la matière, nous ne ressentirons aucunement deux types de natures, mais qu'une seule, en plus de ne même pas pouvoir en rendre compte. La matière ne peut pas s'observer elle-même, ni rendre compte d'elle-même, elle a besoin d'une nature qui soit non-matièrielle pour parvenir à s'observer. Si tout n'était que matière, il n'y aurait ni conscience, ni pensée, car d'où tirerait-elle sinon, la conscience du "soi", qui ne peut pas être matérielle, et ce pour de multiples raisons. La matière inerte ne peut nullement engendrer de la matière qui, tout à coup, deviendrait "vivante" et consciente, et pour la simple et bonne raison, que le "plus" ne peut provenir du "moins". Dans un autre ordre, d'où l'être humain peut-il s'apercevoir et reconnaitre la pensée, la conscience, les multiples degrés de la conscience, de l'intelligence et de la vie, alors que la matière n'est que matière, et aucunement esprit.

Il y a aussi, ce qu'on appelle "L'expérience de mort imminente" ou EMI, qui désigne un ensemble de «sensations» vécues par certains individus pendant un coma avancé ou une mort clinique avant qu'ils soient réanimés et dont ils témoignent comme d'une possibilité que la conscience (ou l'âme) survive à la mort.

D'après un article de Pim van Lommel publié dans la revue the Lancet du 15 décembre 2001, sur 344 patients réanimés d'un coma secondaire à un arrêt cardio-circulatoire, 18 % (62 patients) décrivaient une EMI.

Les expériences de ce type sont en général très marquantes pour les sujets qui les vivent. Le retour à la conscience peut s'accompagner d'une certaine confusion entre l'EMI et la réalité et à une peur d'être considéré comme victime de maladie mentale. À plus long terme, on note fréquemment un développement de l'empathie, la remise en cause des priorités et la modification du mode de vie.

Les conclusions de l'étude de Pim van Lommel, en faveur de l'hypothèse survivaliste (c'est-à-dire que la conscience peut fonctionner totalement indépendamment du cerveau, et par conséquent survivre à la mort de celui-ci).

Un cas exemplaire d'EMI est celui de Pamela Reynolds. Cette américaine a vécu une EMI pendant une opération d'un anévrisme au cerveau (1). Les chirurgiens ont dû tenter l'opération en abaissant sa température corporelle et en mettant en place une circulation sanguine extracorporelle. Elle a donc pu être maintenue 45 minutes avec un électroencéphalogramme (EEG) plat, c'est-à-dire sans aucune activité électrique détectable dans le cerveau (cortex).
Selon son récit, au moment de l'arrêt de l'EEG, elle est sortie de son corps et a pu raconter, après coup, toute l'opération en détail à laquelle elle aurait assistée de l'extérieur: les anecdotes entre infirmières, les instruments chirurgicaux utilisés puis une phase transcendante, le tunnel, la lumière.
Ce cas est décrit en détail dans Light and Death (2) du cardiologue américain Michaël Sabom (3) (initialement sceptique sur ces expériences) et repris par Daniel Maurer dans Les Expériences de mort imminente (voir bibliographie).
Le témoignage de Pamela Reynolds et de ses médecins, ainsi que les données scientifiques relatives à la mort temporaire de Pamela ont donné lieu a un reportage diffusé mondialement (4).

Certains considèrent les EMI comme le précurseur d'un au-delà (ou de l'existence de l'âme, ou de la conscience immatérielle), affirmant que les EMI ne peuvent pas être entièrement expliqués par des causes physiologiques ou psychologiques, et que la conscience peut fonctionner indépendamment de l'activité cérébrale. Beaucoup de témoignages d'EMI semblent inclure des éléments qui, selon plusieurs théoriciens, ne peuvent s'expliquer que par une conscience désincarnée. Par exemple, dans un témoignage, une femme décrit avec précision un instrument chirurgical qu'elle n'avait pas vu auparavant, ainsi que d'une conversation qui a eu lieu alors qu'elle était sous anesthésie générale. Dans un autre récit, issue d'une étude prospective néerlandaise sur les EMI, une infirmière a enlevé le dentier d'un patient inconscient atteint d'une crise cardiaque, et lorsqu'il recouvra ses esprits demanda à cette infirmière de le lui rendre. Il est difficile d'expliquer en des termes conventionnels comment un patient inconscient pourrait par la suite avoir reconnu l'infirmière. (5)

Le Docteur Michael Sabom rapporte le cas d'une femme qui a subi une opération chirurgicale pour un anévrisme. La femme a signalé une expérience out-of-body qui continua alors qu'il y avait une absence totale d'activité EEG pendant une brève période. (6)

Greyson affirme qu' "aucun modèle physiologique ou psychologique n'arrive à expliquer à lui seul toutes les caractéristiques communes des EMI. Le paradoxe d'une lucidité et d'une conscience accrues de son environnement et de soi ainsi que le processus de pensée logique qui apparait dans une telle période d'altération et de confusion cérébrale soulève de singulières et perplexantes questions à propos de notre compréhension actuelle de la conscience et de sa relation à la fonction cérébrale. Cette capacité de sensations claires et ces processus complexes de perception pendant une période de mort clinique apparente conteste l'idée que la conscience est localisée exclusivement dans le cerveau." (7)

Un autre phénomène édifiant, est celui d'expériences, où plusieurs aveugles, lors d'une NDE, où ils étaient dans le coma, ont décrit totalement et avec précision, tout ce qui se déroulait dans la pièce (et même à côté) où ils se trouvaient. L'apparence du personnel médical, les objets figurant dans la salle où ils étaient, la couleur des objets, des équipements médicaux, des vêtements du personnel présent, etc. Et que, lors de leur réveil, ils étaient toujours aveugles. Il ne peut y avoir par conséquent, qu'une explication non-neurologique et non-physiologique. L'explication se trouve forcément ailleurs du corps humain, et n'est pas d'origine matérielle. Ce type de phénomène peut parfaitement valider la thèse du dualisme, scientifiquement.


Ce qui est certain, c'est que ses recherches gênent une grande partie des scientifiques (ou plutôt scientistes), et qu'ils tentent de discréditer et de réduire ses phénomènes surprenant, en fermant les yeux sur plusieurs résultats intriguants et qui remettraient en cause la vision matérialiste de l'Univers et de la conscience de l'être humain. Parmi les comités scientifiques, ses recherches sont censurées, et sont tabous. On préfère encourager et financer d'autres recherches moins intéressantes et moins utiles, et se moquer ou de réduire à silence certaines conclusions qui ont été émises à la suite de certaines découvertes.

 C'est que les recherches dans ce domaine, dans les années à venir, seront très discutées (bien que ce soit déjà le cas aujourd'hui), et les découvertes seront sans doute révélatrices de certaines réalités encore très méconnues dans ce 21ème siècle...Et elles risquent d'en bouleverser plus d'un, et de retourner la science dans tous les sens...


(1) Compte-rendu en anglais: http://www.near-death.com/experiences/evidence01.html
(2) Sabom Michaël (1998) Light and Death: One Doctor's Fascinating Account of Near-Death Experiences. Grand Rapids, MI: Zondervan
(3) Michaël Sabom Biographie du docteur Sabom: http://www.zondervan.com/Cultures/en-US/Authors/Author.htm?QueryStringSite=…
(4) Lien vers le reportage: http://spirite.free.fr/video/?p=111
(5) van Lommel P, van Wees R, Meyers V, Elfferich I. (2001) Near-Death Experience in Survivors of Cardiac Arrest: A prospective Study in the Netherlands. Lancet, December 15;358(9298):2039-45.
(6) Greyson, B. (2001). Posttraumatic stress symptoms following near-death experiences. American Journal of Orthopsychiatry, 71, 368-373.
(7) Patients could suffer from careless whispers.


De nombreux scientifiques travaillent depuis des décennies sur des ordinateurs et des robots, dans le but de leur "implanter" une forme d'intelligence ou de conscience, à l'instar de l'être humain. Mais jusqu'à présent, ils n'essuient continuellement que des échecs.
En conséquence de son platonisme, Roger Penrose s'interroge sur les connexions entre la conscience humaine et les lois de la physique, dans deux ouvrages principaux "L'esprit, l'ordinateur et les lois de la physique" et "Les ombres de l'esprit".

Il tente tout d'abord de démontrer que les ordinateurs (fondés sur le principe des machines de Turing et des systèmes formels) sont fondamentalement dans l'incapacité de modéliser l'intelligence et la conscience. En effet, les ordinateurs sont des systèmes déterministes, possédant toutes les limitations des systèmes formels, par exemple l'insolvabilité du problème de l'arrêt ou le théorème d'incomplétude de Gödel. Selon lui, l'esprit d'un authentique mathématicien est capable de surmonter ces limitations, car il a la capacité de s'extraire au besoin du système formel dans lequel il raisonne, quel que soit celui-ci. Il élabore ainsi de façon plus complète les critiques de John Lucas adressées au computationnalisme.

La compréhension même de la démonstration du théorème d'incomplétude de Gödel, faisant appel à l'argument de la diagonale de Cantor, est selon lui une illustration de cette capacité. Car, de même que comprendre l'argument de la diagonale de Cantor nécessite de "visualiser" un nombre qui n'appartient pas à la liste infinie des nombres de Cantor, comprendre la démonstration du théorème de Gödel nécessite également de "visualiser" une vérité (dont on est "intimement" convaincu qu'il s'agit d'une vérité), qui ne fait pas partie de la liste infinie des vérités établie par le système formel de Gödel utilisé pour sa démonstration. Cette "visualisation" nécessite de "s'extraire" du système formel utilisé par Gödel. Cette "extraction" pourrait certes être formalisée dans un ordinateur, mais pas pour tous les systèmes formels possibles. Alors qu'un mathématicien en est à priori capable, selon Penrose, dans tous les systèmes formels imaginables.

Cette démonstration a suscité la controverse et la critique, a laquelle Penrose s'est attaché à répondre point par point dans Les ombres de l'esprit.






En définitive, la conscience humaine serait bien de nature spirituelle, et indépendante du cerveau. Et Dieu serait bien une Réalité indépendante du cerveau de l'être humain.


Pour résumer, voici ce qui se passe au niveau de l’étude de la conscience:

- Il existe des phénomènes tels que la non-séparabilité qui ont une influence causale sur notre monde sans être constitués de matière ni d’énergie.
- La conclusion minimale que l’on peut tirer de la Mécanique quantique, est que, ce qui existe ne se limite pas à des choses inclues dans le temps et l’espace.
- Cela fournit donc un écrin possible d’un esprit non-localisé dans le temps et l’espace et non-constitué de matière et d’énergie. Ce qui est certain, c'est que la non-localité implique bien qu'il y a une communication qui se fait sans matière et sans énergie.
- Depuis l’article de Beck et Eccles en 1992, le principal obstacle théorique au dualisme a disparu.
- Les expériences de Mario Beauregard et son équipe ont démontré que l'expérience mystico-religieuse n'était pas un phénomène purement matériel, et ne pouvait pas être réduit seulement aux processus neuronaux, et qu'une dimension spirituelle était bien réelle.
- De nombreux travaux de scientifiques spécialistes du cerveau suggèrent que plusieurs zones du cerveau sont en réalité un interface permettant de dialoguer/entrer en contact avec «une autre réalité (immatérielle)». (Ce qu'enseignent toutes les Traditions occidentales et orientales).
- Le dualisme est la solution la plus logique aux extraordinaires expériences de Libet montrant que la conscience peut remonter le temps (et donc n’est pas totalement située dans le temps).
- Les Expériences de morts imminentes (EMI, ou RDE en anglais) démontrent que la conscience est indépendante du cerveau, tout en étant reliée au cerveau.
- De nombreux scientifiques partagent néanmoins la position selon laquelle le cerveau et l’esprit seraient 2 choses identiques (monisme), position magistralement réfutée par les expériences de Libet, tout en nous expliquant que le dualisme est antiscientifique. Bel exemple d’illustration de la parabole de la paille et de la poutre.
- Le dualisme est la meilleure explication du fait que les sujets au cerveau coupé en deux (dans les cas où l’on a pratiqué une callosotomie, c’est-à-dire la séparation totale des deux hémisphères cérébraux en sectionnant le corps calleux les reliant entre eux) gardent une identité unique.
- Le dualisme est la meilleure explication lorsqu’on voit qu’une instance peut, au moment crucial, arrêter des processus commencés inconsciemment par le cerveau et manifester ainsi l’existence d’un libre arbitre.
- Le dualisme est la meilleure explication lorsqu’on voit que l’intention de faire quelque chose peut avoir des conséquences physiques sur le cerveau et même sur le système immunitaire. Sachant aussi que les expériences spirituelles sont clairement associés à des guérisons remarquables (et même miraculeuses dans de nombreux cas), ce qui indique la réalité effective de la spiritualité (et qu'elle n'est pas juste une pensée ou une sensation imaginaire).
- La nature de la conscience ne peut pas être un sous-produit du système neuronal, et ne peut pas être entièrement réduite à une dimension matérielle.
- La conscience serait indépendante du cerveau, mais sans être pour autant totalement séparée du cerveau.



Une parenthèse, pour méditer brièvement sur la conscience et l'existence, selon les propos de Frithjof Schuon, lorsqu'il dit:

"Il ne faudrait pas confondre purement et simplement, d’une part, la conscience tout court avec le sujet et, d’autre part, l’existence tout court avec l’objet ; car le sujet existe et l’objet contient des phénomènes de conscience. Il semble, du reste, y avoir une notable asymétrie entre l’existence et la conscience car — nous venons de le dire — celle-ci se trouve englobée dans celle-là, tandis que celle-là — l’existence — n’est pas forcément consciente ; cependant, les choses existantes ont besoin d’un témoin pour exister pleinement : d’une certaine façon, l’objet inconscient n’est rien sans un sujet qui le perçoit, l’existence brute de l’objet inanimé n’étant qu’une sorte de virtualité [1]."

[1] Pascal a dit, en substance, que nous sommes infimes, mais nous le savons, tandis que l’univers est incommensurable, mais il ne le sait pas.


Et pour conclure en beauté la partie neurologique de la démonstration scientifique, voici une citation de John Eccles:

"Il a été amplement démontré par la science que la conscience, l’idéation pure, active effectivement certaines régions déterminées du cortex cérébral. La maîtrise mentale de l’activité cérébrale est si vaste que l’on peut présumer une totale domination du cerveau par la conscience. Et voilà que pour la première fois se trouve formulée une hypothèse sur la manière dont le mental influence l’activité cérébrale sans enfreindre les lois de conservation de l’énergie. La critique matérialiste du dualisme par Dennett, Changeux, Edelman perd donc tout son fondement scientifique… […] Puisque les solutions matérialistes ne parviennent pas à expliquer l’unicité dont nous avons conscience, j’en suis réduit à conclure que l’unicité de la conscience ou de l’âme provient d’une entité située dans un autre niveau de réalité […] rendue nécessaire par la certitude de l’existence d’un noyau de cette individualité. J’avance qu’aucune autre position n’est défendable."

(John Eccles, «Comment la conscience contrôle le cerveau», Fayard, 1997, p.201)



Pour plus d'informations, voici des ouvrages qui vous permettront de vous plonger au coeur-même de la neurologie et de ses implications:


- Du cerveau à Dieu de Mario Beauregard (neuroscientifique)
- Evolution du cerveau et création de la conscience de John Carew Eccles
- Comment la conscience contrôle le cerveau de John Carew Eccles
- La Divine Connexion de Melvin Morse
- Le contact divin de Melvin Morse
- Notre existence a-t-elle un sens? Une enquête scientifique et philosophique de Dominique Laplane, Jean Staune, Trinh Xuan Thuan



Théorie du Big Bang

Le "Big Bang" est l’époque dense et chaude qu’a connue l’univers il y a environ 13,7 milliards d’années, ainsi que l’ensemble des modèles cosmologiques qui la décrivent, sans que cela préjuge de l’existence d’un « instant initial » ou d’un commencement à son histoire.

Cette phase marquant le début de l’expansion de l’univers, abusivement comparée à une explosion, a été désignée pour la première fois sous ce terme expressif de Big Bang par le physicien anglais Fred Hoyle lors d’un programme radio de la BBC, The Nature of Things (littéralement « La nature des choses »), dont le texte fut publié en 1950. Hoyle lui-même proposait un autre modèle cosmologique, alors en concurrence avec le Big Bang, mais aujourd’hui abandonné, la théorie de l’état stationnaire, dans lequel l’univers n’a pas connu de phase dense et chaude. L’expression Big Bang est devenue le nom scientifique et vulgarisé de l’époque d’où est issu l’univers tel que nous le connaissons.

Le terme de Big Bang chaud (Hot Big Bang) était parfois utilisé au début pour indiquer que selon ce modèle l’univers était plus chaud quand il était plus dense. Le qualificatif de « chaud » était rajouté par souci de précision car le fait que l’on puisse associer une notion de température à l’univers dans son ensemble n’était pas encore bien compris au moment où le modèle a été proposé, au milieu du XXe siècle.

Le concept général du Big Bang, à savoir que l’univers est en expansion et a été plus dense et plus chaud par le passé, doit sans doute être attribué au russe Alexandre Friedmann et au prêtre catholique belge Georges Lemaître qui respectivement en 1922 et 1927 décrivirent dans les grandes lignes l’expansion de l’univers, avant que celle-ci ne soit mise en évidence par Edwin Hubble en 1929. Son assise définitive ne fut cependant établie qu’en 1965 avec la découverte du fond diffus cosmologique, le « pâle écho lumineux du Big Bang » selon les termes de Georges Lemaître, qui attesta de façon définitive la réalité de l’époque dense et chaude de l’univers primordial.

Deux preuves observationnelles décisives ont donné raison aux modèles de Big Bang: il s’agit de la détection du fond diffus cosmologique, rayonnement de basse énergie (domaine micro-onde) vestige de l’époque chaude de l’histoire de l’univers, et la mesure de l’abondance des éléments légers, c’est-à-dire des abondances relatives de différents isotopes de l’hydrogène, de l’hélium et du lithium qui se sont formés pendant la phase chaude primordiale.

Ces deux observations remontent au début de la seconde moitié du XXe siècle, et ont définitivement assis le Big Bang comme le modèle décrivant l’univers observable. Outre la cohérence quasi-parfaite du modèle avec tout un autre ensemble d’observations cosmologiques effectuées depuis, d’autres preuves relativement directes sont venues s’ajouter : l’observation de l’évolution des populations galactiques, et la mesure du refroidissement du fond diffus cosmologique depuis plusieurs milliards d’années.

Etudiée par le satellite Planck, la plus vieille lumière du monde recèle des informations sur l'Univers. Futura-Sciences s’est tourné vers l’une des cosmologistes françaises travaillant sur cette mission, Laurence Perotto, qui nous fait partager un voyage vers l’aube de l’Univers.

Le rayonnement fossile, encore appelé rayonnement de fond diffus ou CMB pour Cosmic Microwave Background, est actuellement observé comme jamais il ne l’a été par le satellite Planck. Preuve de la théorie du Big Bang, dont il constitue l’un des trois piliers avec les observations de l’expansion de l’espace et les abondances primordiales d’hydrogène et d’hélium dans l’Univers, il est observé dans une bande du domaine des micro-ondes, entre les ondes radio et l’infrarouge.

Sa température actuelle n’est que de 2,725 +/- 0,001 K mais elle atteignait la moitié de celle de la surface du Soleil lorsque ce rayonnement a été émis, environ 380.000 ans après le début de l’Univers observable. Il est répandu partout dans le cosmos. Les sondes Cobe (COsmic Background Explorer) puis WMap (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) ont déjà dressé des cartes complètes de ce rayonnement tel qu’il se présente sur la voûte céleste.


Les progrès observationnels constants dans le domaine de la cosmologie observationnelle donnent une assise unanimement considérée comme définitive au Big Bang, du moins parmi les chercheurs travaillant dans le domaine.
Il n’existe désormais pas d’argument théorique sérieux pour remettre en cause le Big Bang. Celui-ci est en effet une conséquence relativement générique de la théorie de la relativité générale qui n’a à l’heure actuelle (2009) pas été mise en défaut par les observations.



Théorie du chaos et phénomènes non linéaires

Pendant longtemps, on a cru, à la suite de Newton, que les systèmes dynamiques représentaient la forteresse du déterminisme. Mais dès le début du XXème siècle Henri Poincaré démontra que les interactions d’un système à trois corps ne peuvent être prédites dans le long terme. Ce fut le début d’une révolution qui amena de plus en plus de scientifiques, à la suite des travaux d’Ilya Prigogine, entre autres, à s’intéresser à des phénomènes non-linéaires, où une petite modification des conditions initiales provoque une grande divergence des résultats finaux du processus. Ainsi en est-il du fameux «effet papillon» selon lequel un battement d’ailes de papillon en Australie peut provoquer une tempête trois semaines plus tard en Californie. Car l’atmosphère est un système instable et profondément non linéaire, ce qui rend justement imprédictible son évolution à long terme. La théorie du chaos nous fait ainsi entrer dans un monde probabiliste. Il y a là selon Ilya Prigogine «une seconde révolution copernicienne qui nous donne une image bien plus complexe du monde qui nous entoure et dans laquelle le problème de l’impact de l’homme sur son environnement est aussi beaucoup plus compliqué à cerner, parce que la nature n’est pas quelque chose de stable, de tranquille, de permanent» (7. p. 28). Et comme nous y avons fait allusion avec «le problème des trois corps» de Poincaré, ce mouvement touche aussi les systèmes newtoniens, au point que Sir James Lighthill, Président de l’Union Internationale de mécanique pure et appliquée, a pu écrire à la fin des années 80 qu’il s’excusait au nom de ses collègues et de lui-même d’avoir propagé pendant trois siècles l’idée inexacte que les systèmes newtoniens étaient déterministes.

Comme le dit encore Prigogine: «Chacun de nous doit s’excuser de temps en temps pour avoir écrit quelque chose qui n’était pas encore tout à fait clair ou juste. Mais s’excuser pour trois siècles d’une évolution scientifique qui était à la base même de la philosophie des sciences et des conflits tels que les ressentaient Kant ou Bergson, c’est quand même un événement extraordinaire». (7. p. 29)



Le théorème de Gödel

De la même manière que la mécanique classique voulait enfermer l’univers et l’homme dans un déterminisme physique (tout l’univers est, selon ce postulat, explicable uniquement à partir de l’univers), un mathématicien nommé David Hilbert voulut enfermer l’esprit humain dans un déterminisme logique. Au début du XXè siècle, il demanda à la communauté des mathématiciens de réfléchir à démontrer la complétude de la logique.
Qu’est-ce que cela veut dire?
Toutes les sciences, toutes les activités humaines quantifiables et formalisables reposent sur les mathématiques, qui elles-mêmes reposent sur la logique. Et sur quoi repose la logique ?
Si l’on veut que l’ensemble des activités humaines forment un tout cohérent, alors la logique doit reposer sur la logique elle-même.
Ainsi, Hilbert expliqua avec raison que le jour où l’on aurait démontré la complétude de la logique (c’est-à-dire le fait qu’elle repose bien sur elle-même), alors on pourrait avec certitude démontrer la véracité ou la fausseté de n’importe quelle affirmation.
Ce programme de recherche, qu’il appella la «Solution finale» (mais cela se passait avant la guerre), avait tout simplement pour ambition d’achever définitivement l’explication du monde par le monde, d’achever de clôturer le réel…

Pas de chance, en 1931 Kurt Gödel démontra le contraire: tout ensemble fini d’axiomes contient une proposition indécidable, autrement dit, dans tout système logique, il y a au moins une proposition qui n’est ni vraie ni fausse du type: («Tous les Crétois sont des menteurs» dit un Crétois. Ment-il?) Donc aucun système logique fermé sur lui-même ne peut être cohérent ; il y a forcément une ouverture, un «au-delà» dans tout système.
Il alla même encore plus loin en démontrant que tout ensemble d’axiomes contient une proposition que nous savons être vraie, mais qui est pourtant indémontrable à partir des axiomes en question. Autrement dit, la notion de vérité en mathématiques est plus vaste que la notion de démonstrabilité, ce qui eu de quoi faire passer de nombreuses nuits blanches aux mathématiciens qui avaient toujours été persuadés que ces deux notions étaient absolument équivalentes.
Bref, Gödel, ce génie, a démontré que tout n’était pas démontrable. Comme le dit Gödel: «la base de mon système repose sur l’idée que la notion de vérité en mathématique est plus vaste que la notion de démonstrabilité»

Le théorème de Gödel (dit «théorème d’incomplétude») est donc LE coup mortel pour tous ceux qui pensaient pouvoir démontrer un jour la complétude du réel. On sait maintenant que cela ne sera jamais possible. Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas démontrable qu’il n’est pas vrai.



La matière ne peut pas s'auto-créer

James Clerk Maxwell, le fondateur de l'électromagnétisme, dans les années 1860, introduit les méthodes statistiques permettant de calculer la distribution des différentes vitesses de déplacement des particules qui composent un gaz. Ces calculs lui ont permis de fonder l'hypothèse d'Avogadro, selon laquelle le nombre des molécules dans un volume donné, dans des conditions identiques de température et de pressions, est constant pour tous les gaz parfaits. Ce qui implique une régularité presque absolue des structures moléculaires de base. Maxwell* remarque deux choses.
"Les molécules, dit-il, sont conformes à un type constant avec une précision qui ne se trouve pas dans les propriétés sensibles des corps qu'elles constituent. En premier lieu, la masse de chaque molécule individuelle, et toutes les molécules de la même sorte sont absolument identiques. [...] Chaque molécule, écrit Maxwell, partout dans l'univers, porte sur elle l'empreinte du système métrique [...]*.". Dès lors, comment expliquer une telle régularité? On pourrait tenter d'expliquer ce constat par une évolution des molécules (elles seraient devenues similaires par polissage mutuel, ou par collisions réciproques). Mais ce postulat est impossible à accepter. Car il suppose des densités de matériau parfaitement homogènes, et une matière déjà constituée en éléments qu'il ne reste qu'à dégrossir ou à passer au crible. En plus, il faudrait que toute la matière y passe. Cela est forcément "au-dessus des forces de la nature". Maxwell dit: "aucun processus de la nature, depuis que la nature a commencé, n'a jamais produit la plus mince différence dans les propriétés d'une molécule. Nous sommes par conséquent, dans l'impossibilité d'attribuer l'existence des molécules ou de l'identité de leurs propriétés à l'action d'une des causes que nous appelons naturelles.". Après cette constatation, on pourrait peut-être penser que ces molécules sont peut-être éternelles et sont comme elles sont par elles-même. Mais si toutes ces molécules existaient éternellement par elles-même, elles seraient complètement indépendantes. Elles n'auraient absolument aucune raison d'être identiques. Au contraire, "l'égalité exacte de chaque molécule, par rapport à toutes les autres de la même espèce, lui donne [...] le caractère essentiel d'un article manufacturé, et dissipe l'idée d'une existence éternelle et d'une auto-existence".
La production en série des constituants de la matière est une énigme physiquement insoluble. Si aucun processus naturel n'a pu produire la régularité des molécules, il faut bien qu'elles l'aient reçu en même temps que leur existence. Maxwell conclut en disant que "la science est incompétente pour raisonner sur la création de la matière à partir de rien. Nous avons atteint la limite extrême de nos facultés de penser quand nous avons admis que, parce que la matière ne peut être éternelle ni exister par elle-même, elle a du être créée". En d'autres termes, cela signifie que comme la matière n'est pas ordonnée par elle-même et n'existe pas par elle-même, la cause de l'ordre et de la stabilité de l'univers, est extérieure à notre univers physique, ou est en tout cas, distincte de lui.


*Les citations de Maxwell présentes dans le texte ci-dessus, sont reprises de la conférence de James Clerk Maxwell présentée en 1873, et est traduite dans "Les Atomes, une anthologie historique", Agora, Pocket 1991.



Au vu de toutes ses découvertes, la conclusion qui s'impose, à la suite de cette étonnante exploration dans le monde des sciences, est que la Réalité d'un (du) Principe Créateur n'est certainement pas à exclure et qui est confirmée par la logique et l'expérience, que la Science ne rejette absolument pas Dieu, bien qu'elle ne soit pas destinée à traiter de cela, et qu'il n'y a aucune contradiction ni aucune incohérence à être scientifique et croyant, car ils sont nombreux à être scientifique (et "croyant"), et d'ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à le devenir. En d'autres termes, la déduction doit se traduire exactement de la même façon qu'une personne observant une oeuvre d'art pctiruale (par exemple), c-à-d, qu'elle sait que cette oeuvre d'art est le chef-d'oeuvre d'un artiste, que nier l'artiste est absurde et irrationnel, et qu'à partir de là, toute une interprétation, observation, et implication en découle. Et ce n'est seulement qu'à partir de ce moment-là, que l'on peut entamer les discussions et les investigations sur les motivations, la vision et les choix de L'Artiste, pour s'être décidé à réaliser ce chef d'oeuvre.


Dernière édition par Abi le Dim 31 Jan - 03:30 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:03 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:22 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Démonstration philosophique


Bien que Dieu ne peut pas être démontré uniquement et exclusivement par la raison, soit parce que la raison n’a pas les moyens d’une telle démonstration, soit parce que Dieu est par principe au-delà de toute possibilité de maîtrise. Car vouloir démontrer Dieu, n’est-ce pas vouloir le maîtriser?

Cela dit, il est possible de démontrer en partie, la Présence d'un Créateur Infini, malgré le fait que la Raison soit incapable de résoudre des questions qui restent insolubles pour l'entendement humain.

La Raison et la Logique peuvent donc, nous orienter et nous indiquer la Présence indispensable d'un Créateur Infini, qui est source de l'Univers, et cause de notre existence. Et de nombreux scientifiques, philosophes et autres intellectuels l'avaient très bien remarqué et ont consacré énormément de temps à développer leurs thèses et leurs arguments pour en arriver à une conclusion logique. Dieu peut donc, semble-t-il, être "objectivement" démontré, indépendamment de la foi personnelle du philosophe qui construit la preuve. Bien que je réprouve cette méthode, qui consiste systématiquement à prouver l'évidence même de notre existence, et de rabaisser à nous Celui par lequel on parle. Mais vu les circonstances, il semble que cette démarche puisse apporter une source de lumière et d'éclaircissement pour certains esprits.

Dans cet épisode, nous recenserons ici une partie des propos et des arguments émis par plusieurs philosophes et autres intellectuels renommés (et d'autres moins célèbres).
Bien que nous pouvons ne pas partager intégralement ce qu'ils disent à travers de leurs différents ouvrages, nous pouvons cependant nous accorder avec eux sur ce qu'ils affirment avec conviction au sujet qui nous intéresse ici, et nous citerons leurs réflexions et les arguments avec lesquels nous pouvons être en accord, ou qui sont tout simplement pertinents. Il s'agit d'éminents savants, intellectuels, experts, scientifiques, penseurs, métaphysiciens, mathématiciens et philosophes...Comme Thomas d'Aquin, Aristote, Platon, Ibn 'Arabi, Al Ghazali, Anselme de Cantorbéry, Augustin d'Hippone, Al-Kindi, René Descartes, Hubert Reeves, Ibn Taymiyya, Ibn Qayyim, Sri Aurobindo, Frithjof Schuon, Paul Clavier, René Guénon, Albert Einstein, John Locke, Abdul Hadi, Titus Burckhardt, etc.
Comme vous pourrez le constater, bien que ses penseurs soient issues de différentes cultures, différentes origines ethniques, et d'orientations intellectuelles et spirituelles des plus diverses, tous s'accordent et convergent sur le même principe, la même base, la même conclusion.

Voyons voir ce qu'ils disaient à ce propos.


Avant de se lancer dans les arguments provenant de la Raison, voici en introduction, une citation tirée des propos du philosophe français, de renom, Voltaire.

"Il m'est évident qu'il y a un Être nécessaire, éternel, suprême, intelligent; ce n'est pas de la foi, c'est de la raison.". Ses paroles sensées sont partagées par des milliards d'individus sur cette Terre, qu'ils soient scientifiques, mathématiciens, comptables, philosophes, ingénieurs, auteurs, métaphysiciens, etc.

Entamons les arguments...

D'abord, l'argument que tout le monde connaît (est censé, du moins), et qui se base sur la logique pure:


Il n'y a pas de création sans créateur, il n'y a pas de production sans producteur, d'art sans artiste, de programmes informatiques sans programmeurs informatiques, etc.
On pourrait rétorquer à cet argument que cela ne concerne que l'ensemble des non-vivants. Dans ce cas, poussons ce fait au monde des vivants. Nous en sommes la preuve vivante, que ce soit l'homme, une espèce animale ou tout autre chose, nous sommes le fruit d'une volonté et d'une pro-création de prédécesseurs, qui nous ont mis au monde. La raison et l'expérience nous démontre aussi que chaque élément et chaque objet dans l'Univers ne peut apparaitre de lui-même, et que cela nécessite obligatoirement l'intervention d'un agent/moteur/cause extérieur (et à l'origine, une cause consciente/intelligente). De là, il est évident que l'athéisme ne peut tenir logiquement debout...
Soyons super matérialiste au moins pour quelques instants et considérons le corps humain comme une machine. L'exemple qui va suivre, est archi connue, simple, et peut même paraitre naïf aux yeux de certains, et pourtant, il s'agit là d'un argument très convaincant, sur la nature absurde du raisonnement matérialiste (et athée), qui une fois ayant approfondi et méditer longuement sur cet exemple, il apparait évident que la conclusion la plus plausible, n'est pas celle du non-sens et de l'absurde.


Maintenant posons quelques simples questions...

1) Qu'est-ce qui est le plus compliqué à fabriquer un corps humain ou une voiture (ou un boeing, super ordinateur, etc.)?    

2) Vous arrive-t-il de voir des voitures qui ne sont fabriquées par aucun constructeur? Ni Renault, ni Ford ni aucun autre constructeur?

3) Croyez- vous possible qu'une nouvelle voiture sorte un jour toute seule d'une casse automobile? Pourtant c'est plus facile là où il y a déjà beaucoup de pièces disponibles.

Les experts scientifiques s'accordent tous, à dire que le corps humain est (de très loin) bien plus perfectionné qu'une ville/usine high-tech. De plus il peut se reproduire facilement (mais le processus de la reproduction est pourtant incroyable, tant les paramètres qui doivent entrer en jeu, et la précision de chaque paramètre et processus doivent être méticuleuses pour arriver au résultat connu), alors que jusqu'à maintenant toutes les machines et productions réalisées par l'être humain (qui sont donc inertes, non-vivants) n'ont pas engendrées de progénitures.      
Ni la 2ème éventualité (voitures fabriquées par aucun constructeur) ni la 3ème possibilité (Voiture sortant d’une casse) ci-dessus puissent se produire.    
Autrement dit, la nature des êtres-vivants et des éléments non-vivants n'ont pas la même nature, et par conséquent, n'ont pas la même origine.

Pourtant il y a aujourd'hui de nombreuses personnes qui pensent que le corps humain n'est qu'une vulgaire machine, apparue purement aléatoirement, sans aucun sens ni finalité aucune. Qu'il s'est auto-crée (hypothèse absurde évidemment, et réfuté scientifiquement). Il est pourtant autrement plus compliqué qu'une voiture et surtout il peut se reproduire. De même il a été prouvé qu'il était capable de s'adapter aux variations des conditions de vie et il est capable de "s'auto-réparer" dans la plupart des cas, sans qu'il en soit conscient pour autant.   

Aussi si on considère que tout s'est construit à partir d'une cellule (dont la science ne parvient pas encore à trouver et expliquer son origine), il arrive un moment où il est difficile d'imaginer comment une création avec un mâle et une femelle ait pu se faire. Surtout que vu la complexité du système de reproduction vous arrivez à imaginer que cela puisse se construire progressivement? Il est improbable (et même impossible) que cela ait pu se faire que d'un seul jet pour pouvoir aboutir. Ceci est aussi vrai pour un œil, le cerveau, le coeur, le système auditif, etc. Si tout était réglé en fonction de la sélection naturelle par exemple, on ne pourrait pas expliquer le fait que chaque espèce dispose d'un système cérébral, visuel, auditif, de reproduction, etc. tous aussi distincts les uns que les autres, étant donnés que plusieurs espèces vivent au sein du même environnement...

Néanmoins, les premiers à ne pas vouloir admettre cette réalité, sont pourtant ceux qui se déclarent rationalistes ou matérialistes, qui ne prennent en considération, que la rationalité, alors qu'ils rejettent justement cette réalité qu'atteste pourtant, la Raison humaine.
En fait, cette démarche relève de l'absurde et de l'irrationnelle. Car selon l'avis de scientifiques spécialisés dans leur domaine, qui se basent sur des calculs de probabilités, estiment (il s'agit d'une opinion, basé sur certains faits et éléments scientifiques) que le temps qui s'est écoulé depuis le big bang (environ 13,5 milliards d'années) ne suffirait pas à épuiser tous les hasards possibles pour parvenir à cette architecture cosmique inimaginable: il a donc fallu, selon eux, qu'il y ait eu un plan et donc un géomètre, à l'origine de l'Univers, qui ne peut être le fruit que d'un principe créateur, conscient et intelligent.

Sachant qu'une seule et "simple" cellule est extraordinairement plus complexe qu'un Boeing 747. Ce phénomène est complexe en ce sens qu’à chaque instant il faut qu’un immense ensemble d’interactions s’ordonne de façon faramineusement précise pour que le but soit atteint. Mais ce qui est encore bien plus étonnant, c'est le fait que l'être humain en soit conscient et acteur, des innombrables phénomènes, et de l'ampleur de tout ce processus, qui semble exister pour que nous puissions les observer et les étudier. Si l’on tient compte de tout ce qu’il faut savoir pour fabriquer un Boeing 747, cela représente beaucoup plus qu’une encyclopédie. Or une cellule est bien plus complexe qu’un Boeïng 747. Comment est-il possible qu’avec si peu d’informations les chromosomes produisent un objet d’une telle complexité? En outre, les nombreuses expériences scientifiques et philosophiques nous démontrent qu'à chaque fois, il est nécessaire qu'une source intelligente/consciente effectue une intervention pour que cela se produise.

Ce que nous pouvons encore constater, c’est qu’il y a des phénomènes qui relèvent de la psychologie et qui sont d’une complexité telle qu’on ne peut pas les simuler par des mécanismes simplistes -ou, si l’on préfère, compliqués. Exemple: le fait qu’on puisse apprendre sans grande difficulté à un enfant à lire, à reconnaître les lettres. Cela semble quelque chose de très simple. Mais ce doit être un phénomène extrêmement complexe. Aucun ordinateur n’est capable de le faire. Pour les lettres écrites à la main, c’est un échec quasi total. Prenez quelque chose de sensiblement plus compliqué : reconnaître un visage. Une activité qu’un petit humain fait à un âge très précoce, de manière quasi instantanée. Il est hors de question de faire accomplir ce travail par un ordinateur.

Par lui-même, aucun corps ne peut se mouvoir, parce que la matière est inerte et purement passive ; en outre, c'est un principe admis par tous les philosophes et une chose évidente pour tous, que le corps qui se meut, est mû par un autre agent. Ce dernier moteur ne peut être un autre corps, puisque si aucun corps ne peut avoir le mouvement par lui-même, encore moins peut-il le donner à d'autres. Chaque corps doit donc nécessairement recevoir le mouvement d'un agent qui ne soit pas matériel, mais spirituel. Or, on demande d'où cette matière et ces corps que nous voyons, ont reçu et reçoivent le mouvement? Est-ce d'ailleurs ou d'eux-mêmes? Le propos des matérialistes est donc inconséquent.


Prenons encore un exemple concret de la logique utilisée face à une évidence.

Lorsque l'on examine attentivement un tableau d'un peintre décédé il y a voilà 2 siècles. L'oeuvre d'art est signé par le nom du peintre. La logique du croyant lui, dit que cet oeuvre d'art est bien l'oeuvre d'un peintre. La "logique inverse" (qui n'est plus logique), consiste à dire que cet oeuvre d'art n'a été peint (réalisé) par aucun peintre, et que la signature du peintre ne signifie rien du tout, et qu'il s'agit là, d'une défaillance psychologique dont fait preuve certains esprits naïfs, et que le tableau n'a ni auteur ni peintre qui l'ont produit. Et qu'il est là par lui-même. Mais, au final, quelle est la logique qui tient la conclusion la plus absurde et la plus irrationnelle entre les deux conclusions?

Ensuite, l'évidence démontrée, il s'agit d'une question de volonté et d'interprétation (quant au but du "peintre" de cet oeuvre d'art), et c'est là que les divergences apparaissent, et que la richesse intellectuelle et spirituelle en jaillit.

Maintenant, appliquons cela à l'échelle de l'Univers, qui contient des milliards de signes et de signatures, et nous aurons tous la bonne réponse, si on met de côté bien entendu, nos préjugés et notre parti pris.


Revenons à l'argument initial qui inaugure cette partie-ci du Traité. Et prenons un exemple concret, d'une "création/production" vivante, et non morte.
Pour l'Homme par exemple, il est le fruit d'une union entre un homme et une femme. Autrement dit, nous avons une cause supérieure et antérieure à notre existence. De même que l'homme qui fabrique une chaise, sa "création" (bien que le terme transformation soit plus adéquat), aura des propriétés qui lui seront propres, et sera soumise à des lois qui lui seront supérieures, malgré le fait que son "transformateur" lui, ne sera pas concerné par certaines limites fixées à sa transformation (ici, la chaise). Cela s'applique bien évidemment à tout enchainement causal, jusqu'à la Cause Première, Dieu.
Ce fait est observable à tout ce que nous pouvons connaitre, à tout ce que l'homme peut étudier, c'est-à-dire l'ensemble de l'Univers. Et ceci est effectivement valable à tout ce qui possède un commencement, et donc à l'Univers même, qui est fini et qui a connu un début, et probablement une fin selon les dernières découvertes scientifiques (théorie du Big Bang, Expansion de l'Univers et théorie du Big Crunch). Par conséquent, l'Univers et tout ce que celui-ci contient possède forcément à l'origine, un Créateur, celui que l'on appelle Dieu.
Cet argument, qui se base essentiellement sur la logique et la raison, ce qui en fait une démonstration purement rationnelle, est pourtant nié ou détourné malhonnêtement par les rationalistes, athéistes ou matérialistes eux-même. Sur ce coup-ci, nous pourrions affirmer qu'ils se situent dans un champs non-rationnel, malgré ce qu'ils revendiquent haut et fort.

Néanmoins, pour ne pas accepter ce fait établi, ils finiront par dire, et qui donc a créé Dieu? Bien que l'argument développé précédemment fourni déjà des éléments qui réfutent cette interrogation (légitime tout de même), la réponse parait pourtant évidente. Cette question était relativement rare dans les siècles précédents, car l'Homme connaissait bien la notion d'"Infini", ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
L'être humain est capable de transformer un objet en un autre objet d'une forme différente. Bien que l'objet ne dispose pas des capacités physiques, mentales, intellectuelles et psychologiques de son "producteur/concepteur/transformateur/etc.", cela ne démontre pas pour autant que l'être humain n'existe pas.

L'être humain est un vivant fini, situé dans l'espace-temps, et est de ce fait soumis à des Lois et des contraintes physiques et intellectuelles. Etant un être fini, il est soumis à un enchainement causal et a donc, une cause supérieure (ainsi que des limites). Cela est déduit de ses caractéristiques.
Mais pour Dieu, la réalité se présente bien autrement. Puisque l'un de Ses attributs, est qu'Il soit Infini. Et dire que l'Infini n'est pas, c'est dire que le fini n'a pas sa raison suffisante. Et si le monde est fini, Dieu, Lui, est Infini.
Le fini ne pouvant faire jaillir l'Infini, c'est bien Dieu (qui est Infini) qui fut à l'origine de l'Univers.

Dieu étant séparé de Sa Création (nous ferons une démonstration à la fin de cet article pour démontrer que Dieu est bien séparé de Sa Création), Il n'est pas soumis aux lois spatio-temporel auxquelles sont soumises Ses Créatures.



Pour bien tirer toutes les conséquences qu'entraine le principe d'Infini, voici quelques pistes:

1) L'Infini est ce qui n'a aucune limite. Par conséquent, on ne saurait en attribuer l'étiquette aux nombres, espace, temps, etc... Car tout ayant une étendue est fini par définition.
2) Ainsi, l'Infini est absolu (total, il comprend tout et n'est compris par rien), indéfinissable (toute définition constituant nécessairement une limitation), et souverain (s'imposant a nous essentiellement).
3) L'Infini n'est donc pas conditionné, mais conditionne.

La première chose qu'il est important d'aborder concerne la confusion entre les termes "Infini" et "indéfini". La rigueur sémantique est ici cruciale:
Le terme "Infini" désigne, comme dit précédemment, ce qui n'a proprement aucunes limites, et partant, ce qui n'a ni commencement ni terme. A ne pas confondre avec l'indéfini donc.*  

Ainsi entendu, il est parfaitement impossible d'attribuer cette "notion" a tout ce qui constitue un mode. L'Infini n'ayant aucune limite, aucune borne et aucune cause, n'est donc pas soumis à l'enchainement causal à laquelle l'Univers dans son entièreté est soumise, y compris les êtres humains. L'Infini est par-delà ces limitations, puisqu'Il est l'Infini.


Une chose finie peut conditionnée, mais tout en étant conditionnée elle-même. Seul ce qui est "sans bornes" assignables n'est aucunemment conditionnée, et, par la même, conditionne (comme fondement, support, et fin si je puis dire). Le fini conditionne donc par médiation, non par sustentation.

Toute chose finie, ou limitée, n'a pas en elle-même sa raison suffisante, c'est la l'évidence même; en d'autres termes, tout phénomène a une cause (et des conséquences, qui seront d'ailleurs elles-mêmes causes, et ainsi de suite...). Mais l'Infini (entendu comme posé précédemment) n'a aucune cause concevable de par sa "nature" même (sinon il ne serait pas "Infini", et l'Infini est nécessaire comme nous l'avons vu), et, partant, constitue le seul fondement possible de la causalité.


Parler "d'avant le Big-bang" est une absurdité, pour la simple raison que "l'avant" et "l'après" en sont les résultantes (de même qu'il n'y a pas de "où" à ce niveau). Pas de temps ni d'espace quand on parle d'Infini ou d'Eternité, cela semble évident... (cf. "Temps et Eternité" A. K. Coomaraswamy).

La difficulté est d'ordre conceptuel, la raison humaine ne pouvant embrasser ou concevoir que ce qui est déterminé et préhensible (cf. étymologie "ratio").

C'est la raison pour laquelle nous parlons de synthèse et d'intelligence ("inter-legere"). La nuance est plus que lexicale, peut-être y reviendrons-nous.

Dernière remarque; si parfait signifie fini (encore que...), Infini ne signifie pas "inachevé" (comme nous l'avons vu) ...
Pourquoi donc ce qui est fini peut-il être qualifié de Bon?

"Je Suis l'Alpha et l'Omega".
Evangile.
"Dieu est le Premier et le Dernier, le Mystérieux et le Manifesté". Coran.



Si à tout aller correspond un retour, (regardez autour de vous, puis, en vous-même) on comprend que la question qui vient d'être posée est relativement simple.
Le tort de Spinoza, au vu de ce qui vient d'être dit, et de tout panthéisme (comme du monisme d'ailleurs), c'est de confondre le relatif d'avec l'Absolu, le contingent d'avec le Réel, l'Etre d'avec l'existence, et ce par "pêche de réciprocité"...

Dire que Dieu est Absolu (Total) ne signifie pas qu'on doive Lui attribuer, par voie de fait, la relativité; il y a la irréciprocité logique de rapport: Dieu n'est pas mon ordinateur, mais celui-ci n'est rien d'autre que Dieu (cf. "Du non-autre" ; Cardinal De Cues).


Explication:

- "Tout point situé dans l'espace est nul au regard de l'Infini".

- Un peu de géométrie (celle-ci servant à illustrer l'existence):

1) Le point est la source, la substance, et la fin de tout. Du point surgit la ligne, de la ligne, la surface, et de la surface, le volume. L'espace n'est rien que le point développé.

2) Si maintenant nous considérons un point comme centre de trois cercles concentriques, et que nous désirons tracé à partir de celui-ci quatre rayons opposés. Naturellement, tous les rayons tracés trouvent un point d'appuis dans chacun des cercles à disposition (et ils peuvent être 10-100-1000, etc.) qui l'entourent.
Si à présent nous multiplions indéfiniment le nombre de rayons qui partent du point, nous pouvons être sûr que tous trouvent surface d'établissement.
La conclusion est ici non seulement physique, mais aussi méta-physique: Le point contient et manifeste strictement tout sans être lui-même sujet au changement (le compas a joué un rôle symbolique fort connu, et pas seulement dans la Maçonnerie). Cf. "Le symbolisme de la croix" de R. Guénon pour une explication plus précise de la démonstration qui précède.

Le point, en Science sacrée (pardonnez l'expression, mais le terme "théologie" devient impropre ici, pour des raisons expliquées plus loin), représente l'Unité Suprême, le Verbe, l'Etre pur; pour autant, il n'est que l'image du Zéro Métaphysique, du Non-Etre (ou Sur-Etre), de l'Infini...

La théologie devient donc, passée la distinction, "négative" en Occident ou "non dualiste" en Inde pour en citer quelques exemples (Ein-Sof dans la qabbalah, Huwa dans le soufisme, Brahma nirguna dans l'hindouisme sont les "désignations" de cette indicible réalité...).

Une même conclusion partout: le relatif n'est rien en comparaison de l'Absolu, dont il n'est que la manifestation; l'indéfini, de même, en tant que "trace" de l'Infini dans le fini (comprenez ici que le fini devient indénombrable en tant que support des manifestations de l'Infini).

Spinoza (et tous les partisans de formulations semblables aux siennes) confond donc, pour employer une image connue, la "Parole" d'avec celui qui parle: si ma parole est bien de moi, elle n'est pas moi non plus (lisez essentiellement), car je peux tout aussi bien me taire et demeurer le même...

En se familiarisant avec la terminologie et les outils des sciences mathématiques; après, nous verrons que les principes dont il est question sont simples (rappelez-vous la parole du Christ que nous avons cité).


En somme, dire que l'Infini n'est pas, c'est dire par là que le fini n'a pas sa raison suffisante.

En d'autres termes, le Fini est soumis à une cause supérieure (l'Infini), mais l'Infini n'est pas soumis à une cause supérieure (car ne provenant pas du Fini), l'Infini n'est soumis qu'à Lui-même, donc n'a pas de cause supérieure. Autrement dit, bien qu'il est difficile de le concevoir, Dieu Est Infini, Il est Lui-même sa propre cause.

* (Cf. Lire l'article en relation avec l'Infini dans les mathématiques et la métaphysique, qui est paru en deux parties dans les numéro 6 & 7 de la revue La Gnose en avril et mai 1910; chacun pourra constater que, malgré ce qui est affirmé dans Mélanges p.78, le texte repris par M. Maridort n’est pas celui paru dans La Gnose, mais celui qui a été publié en trois parties dans les numéros 205, 206 et 207 de janvier, février et mars 1937 des Études Traditionnelles.)

En voici un court extrait:
"Nous ne faisons que signaler en passant, sauf à y revenir plus tard, le rapport de la numération décimale avec la génération du cercle par le rayon émané du centre; il y aurait lieu d'indiquer à ce propos comment la production successive des nombres à partir de l'unité peut servir à symboliser l'évolution universelle; mais nous nous bornerons maintenant à considérer le zéro, l'unité, et ce qu'on appelle à tort l'infini.
Nous disons ce qu'on appelle à tort l'infini car ce que les mathématiciens représentent par le signe ∞ ne peut pas être l'infini au sens métaphysique de ce mot; ce signe ∞ est une figure fermée, donc finie, tout aussi bien que le cercle dont certains ont voulu faire un symbole de l'éternité, tandis qu'il ne peut être qu'une figuration d'un cycle temporel. D'ailleurs, l’idée d'un nombre infini, c'est-à-dire, d'après les mathématiciens, d'un nombre plus grand que tout autre nombre, est une idée contradictoire, car, si grand que soit un nombre N, le nombre N + 1 est toujours plus grand. Il est évidemment absurde de vouloir définir l'Infini, car une définition est nécessairement une limitation, les mots mêmes le disent assez clairement, et l'Infini est ce qui n'a pas de limites; chercher à le faire entrer dans une formule, c'est-à-dire à le revêtir d'une forme, c'est s'efforcer de faire entrer le Tout universel dans une de ses parties les plus infimes, ce qui est impossible; enfin, concevoir l'Infini comme une quantité, c'est le concevoir comme susceptible d'augmentation ou de diminution, ce qui est encore absurde. Avec de semblables considérations, on en arrive vite à envisager plusieurs infinis qui coexistent sans se confondre ni s'exclure, des infinis qui sont plus grands ou plus petits que d'autres infinis, et même, l'infini ne suffisant plus, on invente le transfini, c'est-à-dire le domaine des nombres plus grands que l'infini : autant de mots, autant d'absurdités."



Ensuite, personne ne conteste l’énergie, et la science moderne reconnait cette énergie. Donc il faut partir de ce qui est évident, de ce qui ne peut être nié. La cause contient son effet, et nous sommes tous obligés de reconnaître la conscience. On ne peut nier la conscience. Donc on peut considérer qu'il est absurde de nier la nature première de la cause de l'Univers, de ce qui est, de ce que tout le monde constate, doit avoir la nature de la conscience. Et si la nature des choses était absurde, d'où tirerait-on la lumière qui nous permet de le constater?

Une autre hypothèse purement matérialiste consiste à croire que: "Nous n'étions rien avant la mort, et après la mort nous ne serons pas d'avantage".

"Rien ne se perd, tout se transforme" nous dit Lavoisier. Comment peut-on, décemment, affirmer l'Être entre deux néants? Soit il n'y a rien, et rien, c'est rien... Soit il y a, de toute éternité. Dire: "Rien puis quelque chose puis rien", ça n'a strictement, car en toute logique, aucun sens.

L'Être s'impose à nous, c'est l'évidence; ce qui veut dire que nous ne sommes que par procuration. Cela étant, et si notre forme a bien un début et une fin, il n'en va pas de même de notre essence, qui par définition est éternelle. Nous sommes donc tel quel aujourd'hui, étions différent hier et le serons demain. Le trépas est donc une trans-formation.

La logique veut que l'on distingue l'Être d'avec le devenir; si l'Être est permanent et immuable, le devenir, quant à lui, n'en constitue qu'un reflet ou une manifestation. Pour faire simple, disons donc que le devenir est image inversée de l'Être.

Coomaraswamy a écrit un article ayant pour nom: "La proposition": "Socrate est vieux implique-t-elle forcement que Socrate est?". Le fond de l'article visait en fait à dégager l'Être véritable d'avec le devenir, appelé aussi "existence" (tout le problème ici repose de beaucoup sur le fait que le verbe "être" sert de copule dans les langues occidentales).

Toutes les métaphysiques orientales évoquent cette question, et de manière bien plus claire que bien des "penseurs" modernes, il faut bien l'avouer. Disons, pour faire bref, que les "étants" que nous sommes ne "sont" que par participation à "l'Être". En d'autres termes, nous "sommes" par procuration, l'une des preuves étant notre naissance et notre mort.

Si donc je ne "suis" que par participation, c'est que je suis dépendant ontologiquement; si je suis dépendant ontologiquement, il me faut comprendre et reconnaitre cette évidence, sans quoi je m'illusionne. Reconnaitre notre rapport de "servitude" vis-à-vis de l'Être (ou Absolu), et l'intégrer, c'est le but de l'homme selon la Tradition.

En conclusion, la mort "physique", ne serait qu'une étape vers un Au-dela...


Bien que l'on pourrait reprocher bien des choses à René Descartes (comme sa vision purement rationnelle du monde, qui est incapable d'appréhender tous les mécanismes de l'Univers, et que la science à aujourd'hui, rendu obsolète). Néanmoins, René Descartes développa plusieurs arguments frappants:


On peut distinguer quatre preuves de Dieu données par Descartes: trois dans la méditation troisième et une dans la méditation cinquième.

    - La première preuve repose sur deux principes: d'abord, il faut distinguer dans une idée sa réalité formelle de sa réalité objective. La réalité formelle d'une idée est sa réalité effective, c'est-à-dire ce qui existe effectivement. La réalité objective est le pouvoir de l'idée elle-même de représenter une réalité. Ensuite, il faut admettre comme second principe qu'il ne peut pas y avoir plus de réalité dans l'effet que dans la cause. Cette première preuve suit l'examen des idées qui sont en moi : dans toutes ces idées, je trouve celle d'un être absolument infini, possédant toutes les perfections : c'est l'idée de Dieu. Or, en tant qu'être fini, aussi bien physiquement qu'au point de vue de l'entendement, je ne peux pas être moi-même l'auteur de cette idée, car elle possède plus de réalité objective que mon entendement n'en peut produire. Il doit donc exister un être suprême ayant placé cette idée dans mon entendement fini : c'est Dieu. L'argument est donc que moi, qui suis un être fini, ne peut pas être à l'origine de l'idée de l'infini ("Dieu est infiniment incompréhensible" comme l'écrit Pascal).

    - La deuxième preuve: invoque non plus la cause de mes idées, mais celle de mon moi lui-même, c'est-à-dire la recherche de l'auteur de mon être. Après avoir examiné plusieurs possibilités (je suis moi-même le créateur de mon être, je suis incréé...) Descartes en arrive à la conclusion que seul Dieu peut être à l'origine de la création de l'être. En conséquence, "il faut nécessairement conclure de cela seul que j'existe, et que l'idée d'un être souverainement parfait (c'est à dire de Dieu) est en moi, l'existence de Dieu est évidemment démontrée".

    - La troisième preuve donnée par Descartes: est le corrélat de la doctrine de la création continuée: non seulement Dieu est à l'origine de mon être, mais qui plus est il le crée à chaque instant, tout comme il crée à chaque instant toute chose existante. Je ne peux me maintenir dans l'être à chaque instant qu'avec le concours de Dieu.

    - Enfin, la quatrième preuve est déjà présente chez Saint Anselme, s'appuie sur la définition même de Dieu:
l'idée de Dieu est celle d'un être absolument parfait; il ne peut donc pas être privé de l'existence, sinon il lui manquerait une perfection (l'existence) ce qui serait contradictoire avec sa définition. Descartes a une conception quasi mathématique de cette preuve: de même qu'un triangle ne peut pas être donné sans que la somme de ses angles vaille nécessairement deux droits, l'idée de Dieu ne peut être donnée sans qu'en découle nécessairement l'existence. Cette preuve semble être la plus forte des quatre, puisqu'elle conduit à une contradiction logique interne si l'on pose la non-existence de Dieu. Cette idée n’a rien d’arbitraire ou de fictif, elle se trouve dans l’entendement de tous les hommes. Leibniz améliore l’argument, en montrant que le concept de Dieu n’est pas contradictoire et que toutes les perfections sont compatibles entre elles: «Dieu 'existe' nécessairement s’Il est possible», or Il est possible, donc Il 'existe'.

Bien que Kant ait tenté de réfuter cette quatrième preuve, en affirmant que "Dieu existe nécessairement par définition", que d'une certaine manière, on arrive là encore, à la conclusion que Dieu est Présent, même lorsqu'on essaye de démontrer le contraire. Car quoi qu'il arrive, on arrive encore à parler de Lui, et à l'inclure dans nos rhétoriques et postulats, peu importe la conclusion à laquelle on souhaitait parvenir. (Le problème avec la philosophie matérialiste moderne, c'est que cela ne reste que de la rhétorique, et que toutes les discussions à propos de la philosophie moderne ne proviennent que de questions mal posées).

Le tout ne peut s'inférer du particulier, sinon on tombe dans le panthéisme. Le tout n'est pas égal à la somme de ses parties, car Dieu est sans parties. Mais, puisque le Principe est, le Créateur est un attribut de Dieu, et l'existence est donc une conséquence nécessaire. Ceci, en vertu de l'infinité de Dieu.


Frithjof Schuon disait d'ailleurs à ce propos:

"Quoi qu'il en soit, le rationalisme pur* entend se faire passer pour la pensée «exacte» par excellence, ou pour la pensée exacte, l'exactitude en soi ; or, il ne faut pas oublier que le rationalisme, ou le criticisme qui le systématise, comporte des arguments arbitraires et quasiment pseudo-mystiques, telle la flèche kantienne contre les certitudes intuitives du croyant: avoir recours à cette certitude c'est, parait-il, «faire abusivement d'une idéalité subjective une réalité objective» ; d'où le philosophe sait-il que cette «idéalité» n'est pas une réalité? Il parle de l'«illusion enthousiaste» (schwärmerischer Wahm) qui consisterait à connaître par le sentiment des entités surnaturelles ; de quel droit en parle-t-il puisqu'il n'a jamais fait l'expérience dudit sentiment? Ce qui nous ramène à l'opinion selon laquelle celui qui nie une affirmation n'a pas à prouver sa négation, étant donné - parait-il - qu'une preuve ne s'impose qu'à celui qui affirme ; comme si la négation péremptoire d'une chose qu'on ignore n'était pas à son tour une affirmation ! Du reste, comment ne voit-on pas d'emblée la contradiction initiale du criticisme, à savoir l'illusion de pouvoir définir les limitations - évidemment conjecturales - de la raison à partir de celle-ci. C'est vouloir légiférer - analogiquement parlant - à l'aide de la faculté visuelle sur les limitations du nerf optique ; ou vouloir entendre l'ouïe ou encore saisir avec la main la capacité de saisir**.

* Cette épithète n'est pas une tautologie puisqu'on compte volontiers Aristote et même Platon parmis les rationalistes, alors qu'ils n'ont jamais prétendu tout tirer de la seule raison.

** Kant, pour discréditer la foi et pour séduire les croyants, n'hésite pas à faire appelle à l'orgueil ou à la vanité: quiconque ne se fie pas à la seule raison est un «mineur» qui refuse de devenir «majeur» ; si des hommes se laisse conduire par des autorités au lieu de «penser par eux-même», c'est uniquement par paresse et par lâcheté, ni plus ni moins. Un penseur qui a besoin de tels moyens - «somme toute démagogiques» - doit être bien à court d'arguments sérieux."




Bergson
, lui, part de la biologie et de «l’élan vital». La vie est création, mais il n’y a jamais de création ex nihilo, à partir de rien. Toute création est accroissement, développement, et l’expérience de notre liberté en est la plus parlante. La vie est élan vital, courant de vie lancé à travers la matière et cherchant à accroître sans cesse les zones d’indétermination et de liberté. La vie est conscience, ou «supra-conscience», comme le dit Bergson dans L’Évolution créatrice, Dieu est comme le centre de cette «onde immense» qu’est la vie et qui entraîne tous les vivants, comme dans une ronde. Dans l’expérience mystique d’une sainte Thérèse d’Avila, mysticisme lui-même profondément ancré dans le mouvement de la vie (sans réductionnisme biologique aucun), Bergson cherche d’autres indications sur la Réalité et la nature de Dieu. Ce que nous apprend le mystique, c’est que Dieu est amour, vie, liberté. Dieu n’est rien de tout fait. Bergson procède par «recoupement des lignes de fait». Il y a de nombreux faits qui «se recoupent» dans une certaine direction, celle de la Présence d’un Dieu défini comme amour, liberté, force créatrice. Même si on y croit pas (nous avons le choix de croire ou de ne pas croire en Lui), pourtant Il est, pour Bergson, le nom ultime de la force créatrice qui traverse toutes choses, la plante, l’animal, l’humanité.


Pour Anselme de Cantorbéry:

Dans le Proslogion, Anselme s'exprime ainsi:

    «Nous croyons que tu es quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé. Est ce qu'une telle nature n'existe pas, parce que l'insensé a dit en son cœur: Dieu n'existe pas? Mais du moins cet insensé, en entendant ce que je dis: quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé, comprend ce qu'il entend; et ce qu'il comprend est dans son intelligence, même s'il ne comprend pas que cette chose existe. Autre chose est d'être dans l'intelligence, autre chose exister. [...] Et certes l'Être qui est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé, ne peut être dans la seule intelligence ; même, en effet, s'il est dans la seule intelligence, on peut imaginer un être comme lui qui existe aussi dans la réalité et qui est donc plus grand que lui. Si donc il était dans la seule intelligence, l'être qui est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé serait tel que quelque chose de plus grand pût être pensé» (cité dans ةmile Bréhier, Histoire de la philosophie, p. 507)

Sa "preuve" la plus célèbre est celle-ci: «Nous avons l'idée de l'Être parfait; la perfection comporte l'existence; donc l'Être parfait existe».

Cet argument consiste à considérer que l'existence est une grandeur: Dieu l'être qu'on peut concevoir de plus grand. Si un tel être n'existe que dans l'esprit de celui qui le pense, alors on peut toujours concevoir un être similaire qui aurait de surcroît la propriété d'exister. Un tel être serait donc «plus grand» que celui qui n'existe pas et est seulement imaginé. Dire que Dieu n'existe pas met donc la pensée en contradiction avec elle-même: s'il n'existe pas, ce qui est «tel que rien de plus grand ne puisse être pensé» est tel que quelque chose de plus grand peut être pensé.

L'objectif d'une preuve rationnelle de l'existence de Dieu était notamment pour Anselme de réfuter le moine Gaunilon, qui considérait que l'existence de Dieu était indémontrable, ainsi que les incroyants (comme le montre la mention de «l'insensé» qui nie l'existence de Dieu). Si on suit la démarche anselmienne, il est en effet irrationnel de nier l'existence de Dieu, puisque ce serait soutenir une contradiction logique.


Dans le Chapitre XV du "Proslogion seu Alloquium de Dei existentia" d'Anselme, il écrit:

"Ainsi donc, Seigneur, vous n'êtes pas seulement l'être au-dessus duquel la pensée ne peut rien concevoir, vous êtes quelque chose de plus grand encore, puisque l'intelligence ne peut avoir une idée complète de vos perfections. En effet, la raison peut concevoir l'existence d'un être dont l'immensité dépasse nos plus vastes concep-tions : si vous n'étiez pas cet être, l'esprit humain pourrait donc avoir l'idée d'un être plus grand que vous. Mais si cette conséquence est absurde et impossible, l'hypothèse qui en est le principe est donc également impossible et absurde."




Thomas d'Aquin dit qu'il y a cinq voies (quinquae viae) pour prouver que Dieu existe:

1) Par le mouvement: les choses sont constamment en mouvement, or il est nécessaire qu'il y ait une cause motrice à tout mouvement. Afin de ne pas remonter d'une cause motrice à une autre, il faut reconnaître l'existence d'un Premier moteur non mû: c'est Dieu.

2) Par la causalité efficiente (ex ratione causae efficientis): nous observons un enchaînement de causes à effet dans la nature, or il est impossible de remonter de causes à causes à l'infini; il faut nécessairement une Cause Première: c'est Dieu. (Note par moi-même: Cela s'applique à tout ce que nous connaissons et pouvons observer, à tout ce qui possède un commencement, à savoir; l'Univers...Ce qui est au-delà de l'Univers, nous l'ignorons, et cela dépasse l'intelligence humaine, elle est donc hors d'atteinte. Dieu est le Créateur et est donc non-soumis aux lois de ses créatures, alors que le principe de causalité ne concerne que nous, qui sommes liés au monde spatiotemporel; l'Univers. Créateur du temps et de l'espace, Dieu en est nécessairement indépendant et ne peut être lié à ses lois).

3) Par la contingence: Il y a dans l'univers des choses nécessaires qui n'ont pas en elles-mêmes le fondement de leur nécessité. Il faut donc un Être par Lui-même nécessaire qui est Dieu.

4) Par les degrés des êtres: preuve reprise de Platon, qui a remarqué qu'il y a des perfections dans les choses (bien, beau, amour, etc.) mais à des degrés différents. Or il faut nécessairement qu'il y ait un Être qui possède ces perfections à un degré maximum, puisque dans la nature toutes les perfections sont limitées.

5) Par l'ordre du monde: on observe un ordre dans la nature: l'œil est ordonné à la vue, le poumon à la respiration, etc. Or à tout ordre il faut une intelligence qui le commande. Cette Intelligence ordinatrice est celle de Dieu.

Nous pouvons constater que les 5 arguments de Thomas d'Aquin convergent et conduisent à admettre l'existence d'un attribut divin, qui ne peut convenir qu'à l'Etre même subsistant.

Les cinq arguments de saint Thomas ne sont pas cinq preuves différentes, ce sont cinq aspects de la même preuve, cinq voies, qui pour aboutir à l’existence de l’Absolu, partent des cinq faits qui décèlent le plus profondément la contingence radicale, la foncière indigence du monde, c’est-à-dire du multiple (4e voie) et du devenir, étudié d’abord en lui-même (1ère voie), puis dans ses causes efficiente et finale (2e et 5e voies), enfin dans ses résultats (3e voie). Notre dessein n’est pas de parcourir chacune de ces cinq voies, mais d’exposer la preuve de Dieu d’une façon volontairement implicite, en cherchant ainsi à retrouver l’intuition intellectuelle originelle que saint Thomas a fixée si fortement dans la Somme.
Il n’y a, au vrai, qu’une preuve de l’existence de Dieu, celle qui oblige l’intelligence à passer de la constatation du monde à l’affirmation de Dieu, de la connaissance de l’être contingent à l’Affirmation de l’Etre Absolu.



Voici le développement des cinq voies exposées par Thomas d'Aquin:

 Extrait de «Somme théologique»


1. Dieu, premier moteur immobile

La preuve de l'existence de Dieu peut être obtenue par cinq voies. La première et la plus manifeste est celle qui part du mouvement. Il est évident, nos sens nous l'attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu'autant qu'il est en puissance par rapport à ce que le mouvement lui procure. Au contraire, ce qui meut ne le fait qu'autant qu'il est en acte ; car mouvoir, c'est faire passer de la puissance à l'acte, et rien ne peut être amené à l'acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud actuellement, tel le feu, rend chaud actuellement le bois qui était auparavant chaud en puissance, et ainsi le meut et l'altère. Or, il n'est pas possible que le même être envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte ou en puissance ; il ne le peut que sous des rapports divers : par exemple, ce qui est chaud en acte ne peut être en même temps chaud en puissance ; mais il est, en même temps, froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c'est-à-dire qu'il se meuve lui-même. Donc, si une chose se meut, on doit dire qu'elle est mue par une autre. Que si, ensuite, la chose qui meut se meut à son tour, il faut qu'à son tour elle soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut ainsi procéder à l'infini, car il n'y aurait alors pas de moteur premier, et il s'en suivrait qu'il n'y aurait pas non plus d'autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu'ils sont mus par le moteur premier, comme le bâton ne meut que manié par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde le reconnaît pour Dieu.


2. Dieu est la cause efficiente première

La seconde voie se réfère à la notion de cause efficiente. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu'il y a un ordre, entre les causes efficientes ; mais ce qui ne se trouve pas et qui n'est pas possible, c'est qu'une chose soit la cause efficiente d'elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible. Or il n'est pas possible non plus qu'on remonte à l'infini dans les causes efficientes ; car, parmi toutes les causes efficientes en série, la première est cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, quoi qu'il en soit du nombre des intermédiaires, qu'ils soient nombreux ou qu'il n'y en ait qu'un seul. D'autre part, supprimez la cause, vous supprimerez aussi l'effet. Donc, s'il n'y a pas de premier dans l'ordre des causes efficientes, il n'y aura ni dernier ni intermédiaire. Or, aller à l'infini dans les causes efficientes, ce serait supprimer la première ; en conséquence, il n'y aurait ni effet dernier, ni cause efficiente intermédiaire, ce qui est évidemment faux. Il faut donc nécessairement supposer quelque cause efficiente première, que tous appellent Dieu.


3. Dieu est nécessaire en soi, c’est la première nécessité

La troisième voie se prend du possible et du nécessaire, et elle est telle. Parmi les choses, nous en trouvons qui peuvent être et ne pas être : la preuve, c'est que certaines choses s'engendrent et se corrompent, et par conséquent sont et ne sont pas. Mais il est impossible que tout soit de telle nature ; car ce qui peut n'être pas, une fois ou l'autre n'est pas. Si donc tout peut n'être pas, à une époque donnée il n'y eut rien dans les choses. Or, s'il en était ainsi, maintenant encore rien ne serait ; car ce qui n'est pas ne commence d'être que par quelque chose qui est. Si donc alors nul être ne fut, il y eut impossibilité que rien commençât d'être, et ainsi, aujourd'hui, il n'y aurait rien, ce qu'on voit être faux. Donc, tous les êtres ne sont pas uniquement possibles, et il y a du nécessaire dans les choses. Or, tout ce qui est nécessaire, ou bien tire sa nécessité d'ailleurs, ou bien non. Et il n'est pas possible d'aller à l'infini dans la série des nécessaires ayant une cause de leur nécessité, pas plus qu il ne l'est quand il s'agit des causes efficientes comme on l'a prouvé. On est donc contraint de supposer quelque chose qui soit nécessaire par soi-même, ne prenant pas ailleurs la cause de sa nécessité, mais fournissant leur cause de nécessité aux autres nécessaires.


4. Dieu est le modèle parfait

 La quatrième voie procède des degrés qu'on remarque dans les choses. On voit en effet dans les choses du plus ou moins bon, du plus ou moins vrai, du plus ou moins noble, et ainsi d'attributs semblables. Or, le plus et le moins se disent des choses diverses selon que diversement ces choses se rapprochent de ce qui réalise le maximum ; par exemple, on dira plus chaud ce qui se rapproche davantage du maximum de chaleur. Il y a donc quelque chose qui est souverainement vrai, souverainement bon, souverainement noble, et par conséquent aussi souverainement être, car, comme le fait voir Aristote dans la Métaphysique, ce qui est souverain en vérité est aussi souverain quant à l'être. D'autre part, ce qu'on dit souverainement tel, en genre quelconque, est cause de tous les cas de ce genre, comme le feu, chaud au maximum est cause de la chaleur de tout le reste, ainsi qu'il est dit au même livre. Il y a donc quelque chose qui est pour tous les êtres, cause d'être, de bonté et de toute perfection. C'est ce que nous disons Dieu.


5. Dieu est le guide intelligent de toutes choses

Enfin, la cinquième voie remonte à Dieu par le gouvernement des choses. Nous voyons que les choses privées de connaissance comme les corps naturels agissent en vue d'une fin, ce qui nous est manifesté par ceci que toujours, ou le plus souvent, ils agissent de la même manière de façon à réaliser le meilleur: d'où il apert que ce n'est point par hasard, mais en vertu d'une tendance déterminée qu'ils parviennent à leur fin. Or, ce qui est privé de connaissance ne peut tendre à une fin que dirige par un être connaissant et intelligent, comme la flèche par le sagittaire. Il y a donc quelque être intelligent, par lequel toutes choses naturelles sont orientées vers leur fin et cet être, nous le disons Dieu.



A noter que le premier Moteur doit être forcément conscient, car il ne peut pas exister un moteur premier non-conscient, pour ensuite déclencher toute une série de cause à effet...Le Premier Moteur non-conscient ne pouvant démarrer le processus ni se mouvoir de lui-même, il doit obligatoirement être conscient, car le non-conscient ne peut pas agir de lui-même ni n'exercer une force par elle-même.


Gottlob Leibniz (1646-1716), grand physicien, propose une version intéressante de l'argument cosmologique:

«La raison suffisante de l'existence des choses ne saurait être trouvée ni dans aucune des choses singulières, ni dans tout l'agrégat ou la série des choses. Posons que le livre des éléments de la géométrie ait existé de tout temps et que les exemplaires en aient toujours été copiés l'un sur l'autre ; il est évident, bien qu'on puisse expliquer l'exemplaire présent par l'exemplaire antérieur sur lequel il a été copié, qu'on n'arrivera jamais, en remontant en arrière à autant de livres qu'on voudra, à la raison complète de l'existence de ce livre, puisqu'on pourra toujours se demander, pourquoi de tels livres ont existé de tout temps, c'est-à-dire pourquoi il y a eu des livres et pourquoi des livres ainsi rédigés. Ce qui est vrai des livres, est aussi vrai des différents états du monde, dont le suivant est en quelque sorte copié sur le précédent, bien que selon certaines lois de changement. Aussi loin qu'on remonte en arrière à des états antérieurs, on ne trouvera jamais dans ces états la raison complète, pour laquelle il existe un monde et qui est tel.

On a donc beau se figurer le monde comme éternel, puisqu'on ne suppose cependant rien que des états successifs, qu'on ne trouvera dans aucun de ces états sa raison suffisante, et qu'on ne se rapproche nullement de l'explication en multipliant à volonté le nombre de ces états, il est évident que la raison doit être cherchée ailleurs». (De l’Origine radicale des choses).


Frithjof Schuon, quant à lui, développa d'autres arguments encore plus convaincants, en parfaite adéquation avec les circonstances actuelles....

Une preuve n’est pas convaincante parce qu’elle est absolue, - car ceci, elle ne saurait l’être, - mais parce qu’elle actualise dans l’esprit une évidence.
Une preuve n’est possible qu’en fonction d’une connaissance préalable. Il faut tout l’artifice d’une pensée retranchée de son Principe transcendant pour vouloir greffer une preuve sur un vide ; c’est comme si on voulait chercher dans le temps l’origine de l’éternité.
Il est injuste de rejeter une « preuve de Dieu » pour la simple raison qu’on en ignore les prémisses implicites, et évidentes pour l’auteur de la preuve.
Prouver l’Absolu est, soit la chose la plus facile, soit la chose la plus difficile, suivant les conditions intellectuelles du milieu. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains)


On nous dira sans doute que la réalité d’un Dieu créateur n’a pas été démontrée ; mais, outre qu’il n’est pas difficile de démontrer cette réalité avec des arguments proportionnés à sa nature, - mais inaccessibles pour cette raison même à certains esprits, - le moins qu’on puisse dire est que l’évolution (en parlant de l'évolution transformiste, qui reste encore non-prouvée à ce jour) n’a jamais été démontrée par qui que ce soit, et pour cause ; on admet l’évolution transformante à titre de postulat utile et provisoire, comme on admettra n’importe quoi, pourvu qu’on ne se sente pas obligé d’admettre la primauté de l’Immatériel, puisque celui-ci échappe au contrôle de nos sens. Quand on part de la constatation de ce mystère immédiatement tangible qu’est la subjectivité ou l’intelligence, il est pourtant facile de concevoir que l’origine de l’Univers est, non la matière inerte et inconsciente mais une Substance spirituelle qui, de coagulation en coagulation et de segmentation en segmentation, - et autres projections à la fois manifestantes et limitatives, - produit en fin de compte la matière en la faisant émerger d’une substance plus subtile, mais déjà éloignée de la Substance principielle. On nous objectera qu’il n’y a à cela aucune preuve, à quoi nous répondons - outre que le phénomène de la subjectivité comporte précisément cette preuve, abstraction faite d’autres preuves intellectuelles possibles, mais dont l’Intellection n’a nul besoin, - à quoi nous répondons donc qu’il y a infiniment moins de preuves à cette absurdité inconcevable qu’est l’évolutionnisme, lequel fait sortir le miracle de la conscience d’un tas de terre ou de cailloux, métaphoriquement parlant. Du Divin à l’humain. Courrier du livre.


Premièrement: L'idée que le monde est la preuve d'un Créateur personnel est loin de n'être qu'une superstition. Il est métaphysiquement et logiquement évident que le plus ne peut pas sortir du moins (rappelons que les valeurs négatives n'ont aucune valeur réelle) ; par conséquent, le phénomène humain de la personnalité prouve ipso facto la réalité d'Un Créateur, non seulement Tout-Puissant, mais également doué de conscience personnelle, car l'Absolu ne saurait être privé d'une possibilité qu'il manifeste. En outre, sans l'Absolu, la capacité de Le concevoir n'aurait pas de cause. Or, comme l'on peut le concevoir, c'est que cette cause est Réelle, et cette cause est l'Absolu-même (Dieu).


Deuxièmement:
Dans le même ordre d'idées, nous ferons valoir que les idées de «Grand Esprit» et de primauté de l'Invisible sont naturelles à l'homme, ce qui n'a même pas besoin d'une démonstration ; or ce qui est naturel à la conscience humaine, laquelle se distingue de la conscience animale par son objectivité et sa totalité, - sa capacité d'absolu et d'infini pourrions-nous dire, - ce qui est naturel à la conscience humaine prouve ipso facto sa vérité essentielle, la raison d'être de l'intelligence étant l'adéquation au réel (NA : Nous avons entendu quelqu'un dire que les ailes des oiseaux prouvent l'existence de l'air, et que de même le phénomène religieux, commun a priori à tous les peuples, prouve l'existence de son contenu, à savoir Dieu et la survie ; ce qui est pertinent, si on se donne la peine d'examiner la chose en profondeur.). D'un autre côté, si l'Intellection et la Révélation sont «surnaturellement naturels» à l'homme, leur refus aussi est une possibilité de la nature humaine, bien entendu, sans quoi il ne se produirait pas ; mais c'est parce que l'homme, étant intégralement intelligent, est par là même intégralement libre, ce qui signifie par voie de conséquence que, seul parmi les créatures terrestres, il est libre d'aller à l'encontre de sa nature. Or il n'a cette liberté qu'à la suite d'une chute qui, précisément, le sépare tout d'abord de cette Révélation immanente qu'est l'Intellection, et ensuite le dresse contre la Révélation prophétique qui, elle, supplée à l'absence de la Science immanente ; et qui en y suppléant réveille celle-ci, du moins en principe. Du Divin à l'humain: Conséquences découlant du mystère de la subjectivité (P. 5)

Les arguments extrinsèques contribuent à prouver, à titre de points de repère ou de clefs, la primauté intellectuelle et existentielle de l'Esprit, mais nous n'avons nul besoin de ces preuves, redisons-le une fois de plus ; s'il est des gens pour qui l'ombre d'un chat ne prouve pas la présence du chat réel, ou pour qui le bruit d'une chute d'eau ne prouve pas la proximité de l'eau, cela ne saurait signifier que notre connaissance de cet animal ou de cette cascade dépende forcément ou exclusivement de l'ombre ou du bruit. Notre axiome, c'est d'une part que tout ce qui existe se trouve inscrit a priori dans la substance théomorphe de notre intelligence, - il n'y a pas de conscience intégrale qui ne prolonge la Conscience absolue, - et d'autre part que l'actualisation intellectuelle du réel ou du possible est fonction, soit de la perfection de notre nature, soit d'un facteur externe qui mette en valeur cette perfection ou qui la réalise si elle est partielle ; un facteur tel que la Révélation ou, d'une façon plus particulière, tel qu'une expérience provoquant le ressouvenir archétypique dont parlait Platon. Du Divin à l'humain: Conséquences découlant du mystère de la subjectivité (P. 6)

S'il n'y avait pas cette complexité, le monde ne serait pas; la nier reviendrait à soutenir que l'Absolu soit privé de la dimension d'Infinitude. Et si Dieu n'était pas essentiellement simple, la Réalité ne serait pas une ; il y aurait plusieurs Existences produisant les choses existantes, ce qui est contradictoire, donc absurde, l'Existence étant unique par définition. Du Divin à l'humain: Transcendance n'est pas contresens.

Le critère de ce que signifie légitimement le mot «possible», c'est ce qu'il signifie d'une façon immédiate : est possible ce qui peut être ou ne pas être, par exemple un voyage, ou ce qui prouve sa possibilité par son existence, par exemple une espèce animale ; à rigoureusement parler, les choses pourraient ne pas être puisque l'être nécessaire revient au seul Principe divin, mais elles sont parce que l'Existence est relativement nécessaire en fonction de la puissance rayonnante de l'Etre, et que la contingence, donc la diversité, est à son tour nécessaire en fonction du principe de particularisation propre à l'Existence. Dieu est à la fois absolue Nécessité et infinie Possibilité ; sous le premier rapport, Il transcende tout ce qui est seulement possible, tandis que sous le second rapport, Il est, non telle possibilité bien entendu, puisqu'Il est absolument nécessaire, mais la Possibilité tout court ; c'est-à-dire qu'Il est la Source de tout ce qui peut être, ou qui doit être par nécessité relative, donc par participation à la Nécessité absolue. La possibilité est puissance à sa racine, et indétermination dans ses effets de plus en plus lointains ; Dieu est le «Tout-Puissant» (NA: «Aux hommes, cela est impossible; mais à Dieu, tout est possible.» (Matth. XIX, 26)). Du Divin à l'humain: Le problème de la possibilité


Mais pour en revenir aux fidéistes contempteurs de l'intelligence: quelles sont donc, demandons-nous, les mystérieuses tares inhérentes à la pensée et contraires aux données fondamentales de la nature divine, et quelle serait la raison d'être de ces tares? Si déjà l'homme est fait pour connaître Dieu, et si par conséquent Dieu exige de lui qu'il le connaisse, comment expliquer - et nous répétons ici notre argument de tout à l'heure - comment expliquer que Dieu aurait doté l'homme d'un instrument de perception qui fournisse le contraire de la réalité, ou qui le fournisse arbitrairement à partir d'un certain niveau? Car il est évident que si certains philosophes nient Dieu - ceux précisément qui détachent la raison de ses racines -, ce n'est pas parce que la raison les y oblige, sans quoi l'athéisme serait naturel à l'homme (NA: Ce qui est amplement démenti par l'expérience. Il n'y a aucune peuplade sur terre qui ne soit pas religieuse a priori), et sans quoi un Platon ou un Aristote, accusés pourtant de rationalisme, n'auraient pas eu à se donner la peine de parler de Dieu; la structure même de la raison les en aurait dispensés. Bien entendu, ces arguments ne sauraient s'adresser aux théologiens qui admettent - et c'est la norme - que la «science sacrée» n'est pas contraire à la raison; ils s'adressent à ceux - théologiens ou non - qui estiment que la Révélation puisse s'attribuer le droit de heurter de front les intelligences même les mieux douées, les mieux informées et les plus bienveillantes, sans rien leur offrir d'autre que le pari de Pascal. Du Divin à l'humain: Transcendance n'est pas contresens (P. 41)

Les croyants adversaires de la raison - et éventuellement de l'intelligence tout court - se persuadent que l'esprit humain n'est capable que de logique ; c'est dire qu'ils nient l'Intellection, et ils le font dans l'intérêt de la Révélation, selon leur sentiment. Certes, ils utilisent rétrospectivement des arguments logiques, et ils se défendent de rejeter la logique en soi ; mais au lieu de comprendre que la logique du pur métaphysicien - du type platonicien ou védantin - est elle aussi rétrospective et qu'elle l'est à l'égard de l'Intellection (NA : Rétrospectivité principielle ou rationnelle, bien entendu, et non temporelle.), précisément, ils réduisent les thèses du métaphysicien à la logique au moyen de laquelle il s'exprime, et ils le font tout en revendiquant pour eux-mêmes le droit de présenter logiquement des certitudes suprarationnelles ; deux poids, deux mesures.  Du Divin à l'humain: Transcendance n'est pas contresens (P. 45)

Dans l'ordre cosmogonique, le miracle se trouve préfiguré par l'irruption de la vie dans la matière, et à plus forte raison par l'irruption de l'intelligence et dans la matière et dans la vie ; le genre humain serait le miracle par excellence si la notion du miraculeux pouvait s'appliquer en pareil cas. Sur ce plan du « miracle humain ». Du Divin à l'humain: Le sens du sacré (P. 255)

Si donc la méthode scientifique, ou le système conceptuel (die Weltanschauung) qui en résulte, entend avoir le privilège d'exclure les contradictions, il va de soi qu'elle accuse les méthodes ou systèmes à son avis extra-scientifiques du défaut d'accepter le contradictoire ; comme s'il pouvait exister une pensée humaine et traditionnelle qui accepte le contradictoire de jure et non de facto seulement, et comme si le contradictoire religieux - à supposer qu'il ne soit pas que dans l'esprit des scientistes - n'impliquait pas la conscience d'une non-contradiction sous-jacente et connue de Dieu seul ! Que signifie l'opinion théologique que l'esprit humain a des limites, et que signifient les mystères en tant qu'ils sont censés dépasser la raison, sinon que l'homme est incapable de percevoir la réalité totale et homogène derrière les contradictions auxquelles s'arrête sa courte vue ? La référence à l'autorité divine de la Révélation ne signifie pas autre chose que cela, et c'est tellement évident qu'on aimerait s'excuser de le relever. Du Divin à l'humain: Refuser ou accepter la révélation (P. 307)

La solution fondamentale du problème de la crédibilité des axiomes religieux, et par conséquence la quintessence des preuves de Dieu, est dans la correspondance ontologique entre le macrocosme et le microcosme, c'est-à-dire dans le fait que le microcosme répète nécessairement le macrocosme ; c'est dire que la dimension subjective, prise dans sa totalité, coïncide avec la dimension objective, dont relèvent précisément les données religieuses et métaphysiques. Le tout est d'actualiser cette coïncidence, ce que fait précisément, en principe ou de facto, la Révélation, laquelle réveille, sinon toujours l'Intellection directe, du moins cette Intellection indirecte qu'est la Foi ; credo ut intelligam. Du Divin à l'humain: Refuser ou accepter la révélation (P. 328)

D'une part, le Principe seul est, la manifestation - le monde - n'est pas ; d'autre part, la manifestation est réelle - ou « non irréelle » - du fait que, précisément, elle manifeste, projette ou prolonge le Principe ; celui-ci étant absolu, donc par là même infini, il exige, en vertu de cette infinitude même, la projection de soi dans l' « autre que soi ». D'une part, le Principe a tendance à « punir » ou à « détruire » la manifestation parce que, en tant que contingence, elle n'est pas Lui, ou parce qu'elle tend à l'être illusoirement et avec une intention luciférienne, bref parce que « Lui seul est » ; d'autre part, le Principe « aime » la manifestation et « se souvient » qu'elle est sienne, qu'elle n'est « autre que Lui », et c'est dans cette perspective ontologique que s'insère le mystère de la Révélation, de l'Intercession, de la Rédemption. C'est ainsi que les rapports entre le Principe et la manifestation donnent lieu à divers archétypes dont les religions sont les cristallisations mythiques, et prédisposées à mettre en branle la volonté et la sensibilité de tels hommes et de telles collectivités humaines. Du Divin à l'humain: Refuser ou accepter la révélation (P. 333)


Troisièmement: Dans «Racines De La Condition Humaine», il écrit: Selon les théologiens, les choses créées fournissent une preuve de Dieu: à partir des créatures, on conclut à l'existence d'un Créateur. Sur ce point comme sur d'autres, les théologiens admettent volontiers que la raison puisse étayer le dogme, sans qu'on doive leur reprocher pour autant l'atrophie intellectuelle généralisée qui justifie la scission de l'esprit en deux plans, la croyance et le raisonnement.

(C'est à cette infirmité devenue « naturelle » que se réfère a priori cette parole du Christ: «Bienheureux ceux qui n'auront point vu et qui auront cru» A posteriori, elle se réfère à l'intégration de la volonté dans la connaissance: «voir» c'est connaître directement, et «croire», c'est se comporter comme si on avait déjà cette connaissance; c'est l'esprit de suite et la parfaite sincérité. L'Unicité de l'objet divin exige la totalité du sujet humain; cette totalité est la «foi»)

Pour le métaphysicien, qui est somme toute l'esprit demeuré primordial, il ne s'agit pas, en face du mystère divin, de tirer de telles «conclusions» de telles «preuves», il s'agit au contraire de «percevoir» le Réel transcendant à travers ses «signes» ou ses «traces»; c'est voir la cause dans les effets, le Principe dans ses manifestations, les Archétypes ou les Idées dans leurs projections, le Nécessaire dans le possible.

Mais il n'y a pas que les phénomènes objectifs, il y a aussi, et en un certain sens même avant tout, la subjectivité percevante, elle aussi «preuve de Dieu». La pluralité des sujets conscients et connaissants prouve, par sa contradiction même, l'unicité réelle d'un Sujet absolu sous-jacent.
En un mot, la pluralité de sujets percevants ne peut s'expliquer que par l'unicité d'un Sujet unique immanent.


Donc notre esprit perçoit intellectivement, et par conséquent intuitivement:

1) L'Infini ou la Potentialité dans l'espace et le temps;
2) L'Absolu ou l'Etre nécessaire dans l'existence des choses.
3) La Perfection ou le Bien dans les qualités et les facultés.
4) Le suprême Soi dans le prodige de la subjectivité percevante; - le phénomène d'un «moi» empiriquement unique, mais en fait multiple est tellement contradictoire - pourquoi est-ce « moi » qui suis moi, pourquoi « l'autre » est-il un autre ? - qu'il débouche forcement, pour qui est sensible à l'essence des choses, sur l'intuition éblouissante du Sujet absolu, dont l'unicité à la fois transcendante et immanente et sans équivoque.

En percevant un signe - preuve du Principe divin, l'esprit contemplatif a deux réactions spontanées, à savoir l'essentialisation et l'intériorisation, la 1ère étant objective et la 2ème subjective: pour la 1ère l'homme voit dans le signe ou dans la qualité ce qui est essentiel - l'intention divine si l'on veut - tandis que par la 2ème il trouve le signe ou la qualité dans sa propre âme; d'une part «tout est pur pour celui qui est pur» d'autre part, «le Royaume de Dieu est au-dedans de vous»

Donc, nous vivons dans un tissu de théophanies, dont nous faisons partie; exister c'est être un symbole; la sagesse c'est percer le symbolisme des choses.

Ce qui est vrai pour les phénomènes du monde l'est également pour ceux de l'âme: Les Vertus sont des traces du Ciel ou des théophanies au même titre que les beautés de la nature ou de l'art; toute vertu fondamentale est une façon de «voir Dieu» et comporte ipso facto une preuve, ou un signe du Souverain Bien.

Au demeurant, vivre une vertu, ce n'est pas se l'approprier, c'est être pénétré par elle. Ce n'est pas s'enfler, c'est au contraire s'éteindre, et en s'éteignant trouver une vie nouvelle, laquelle en réalité est notre essence et notre nature primordiale.


L'erreur décisive du matérialisme et de l'agnosticisme est-elle de ne pas voir que les choses matérielles et les expériences courantes de notre vie sont immensément au-dessous de l'envergure de notre intelligence. Si les matérialistes avaient raison, cette intelligence serait un luxe inexplicable ; sans l'Absolu, la capacité de le concevoir n'aurait pas de cause. La vérité de l'Absolu coïncide avec la substance même de notre esprit... [Sur les traces de la religion pérenne, p. 11]

Enfin, il est encore une chose dont les matérialistes ne tiennent aucun compte, et c'est le fait que l'homme normal souffre d'être dans la chair : la honte qu'il éprouve de son existence physiologique est un indice suffisant du fait qu'il est, dans la matière, un étranger et un exilé ; la transfiguration éventuelle de la chair par la beauté humaine ne change rien aux lois humiliantes de l'existence physique. [L'oeil du coeur, p. 56-57].



Quant à Al-Kindi, il développe pour soutenir sa position, une preuve de Dieu reposant sur la nécessaire finitude du temps: Selon lui, il est impossible d'arriver au temps présent en franchissant une distance de temps infinie: donc, il y a nécessairement un début. Cette prémisse va lui permettre de démontrer l'existence d'une cause première, qui sera parfaitement et nécessairement une, à la différence de toute chose.

Dans cette perspective, Dieu ne pouvait être autre chose que le Principe Premier de toute chose, l'Un vrai. Il est défini comme unique, nécessaire, non causé et infini.



Berkeley
affirme que nos idées doivent avoir une cause et (comme il refuse l’existence de la matière) cette cause doit être de nature spirituelle. En partant de la beauté, de l’ordre et de l’harmonie de ses idées il conclut que la cause de ses idées doit être sage et puissante au-delà de toute compréhension, et que c’est Dieu.

Toute la valeur de la science, débarrassée des fausses abstractions, repose donc sur la certitude sensible, sur laquelle Berkeley fonde une preuve originale de l'existence de Dieu. «Il est évident pour moi, écrit-il, que les choses sensibles ne peuvent exister autre part que dans un entendement ou un esprit, et je conclus de là, non point qu'elles n'ont pas une existence réelle, mais qu'attendu qu'elles ne dépendent pas de ma pensée ou qu'elles ont une existence distincte de la qualité d'être aperçues par moi, il faut qu'il y ait quelque esprit dans lequel elles existent. Ainsi, autant il est certain que le monde sensible existe réellement, autant l'est-il qu'il existe un esprit infini et présent partout qui les contient et qui les soutient.»  

Le monde est donc, pour Berkeley, l'ensemble des idées que Dieu suggère aux esprits humains. Et si Dieu communique ainsi sa pensée ou quelque chose de sa pensée aux hommes, c'est pour s'attirer leur cœur. Le monde qui proclame Dieu n'est donc, en fait, que le langage de Dieu, pensé par Dieu, s'adressant aux hommes sous les modalités idéales qu'ils prennent pour la matière.   

Abstraction faite de sa négation de la matière, les arguments donnés par Berkeley, donnent beaucoup à réfléchir.



Einstein: Les travaux d’Einstein l’amenèrent à se demander ce qui pouvait bien se cacher derrière la nature de l’Univers. Selon lui, «Le sentiment religieux du scientifique prend la forme d’une stupéfaction profonde devant l’harmonie des lois de la nature qui révèlent une intelligence d’une telle supériorité qu’en comparaison, toutes les pensées et actions systématiques des êtres humains sont une réflexion tout à fait négligeable».


John Locke: La Connaissance démonstrative

La connaissance démonstrative consiste à comparer des idées et en percevoir la convenance ou la disconvenance par le moyen d'autres idées qui sont des preuves pour la démonstration. C'est la raison qui perçoit ces liens entre les idées, en suivant le fil de la déduction. La déduction comprend plusieurs degrés:

    * découvrir des preuves;
    * ordonner les idées avec clarté et convenablement en sorte que les connexions apparaissent avec évidence;
    * percevoir ces connexions;
    * enfin, conclure.

Dans le domaine de démonstration, ce sont les mathématiques qui sont le plus haut degré de la certitude, car elle comporte ces quatre degrés. Nous concevons intuitivement les idées abstraites des mathématiques, et ces intuitions claires et distinctes permettent d'en déduire des propriétés. En revanche, le domaine de l'expérience ne fournit pas de telles idées, il ne s'y trouve rien de certain et d'universel, tout y est contingent. Dans le domaine de la démonstration, Locke place également la preuve de l'existence de Dieu ; c'est, selon lui, la seule existence qui puisse être prouvée et cela, avec une certitude égale à celle des mathématiques. En effet, si nous considérons notre existence, nous savons que quelque être réel existe ; or, si le non-être ne peut rien produire, alors il y a un être qui existe de toute éternité.


Le professeur Mominia écrit, dans une étude parue dans la revue Le Cosmos de l'année 1893, concernant la Présence de Dieu:
 
«Si, nous supposons, en raisonnant par l'absurde, que l'univers a pris existence sans l'intervention d'un Etre capable d'agir, doué de volonté et libre de choisir; et si nous supposons que les hasards répétés sont parvenues à faire un homme, est-il pensable que ces mêmes hasards créent un autre être lui ressemblant parfaitement dans sa forme apparente et différent de lui dans sa conformation interne: à savoir la femme, et ce dans le but de peupler la terre par les humains et d'en perpétuer l'espèce?!» Il ajoute: «Est-ce que cela ne suffit-il pas pour prouver l'existence d'un Créateur Tout-Puissant, doué de volonté, qui a créé les êtres sans modèle précédent. Il en a fait des espèces diverses, a implanté dans chaque espèce des instincts appropriés, et l'a doté de dons naturels, sur lesquels repose son existence et qui lui permettent de se perfectionner?»


Il convient d'évoquer ici les propos échangés un jour entre Newton et l'un de ses amis matérialistes. Il avait commandé à un mécanicien habile et de talent de fabriquer une maquette du système solaire.
Les planètes en étaient représentées par des boules qui se mouvaient toutes en même temps grâce à une courroie autour d'un noyau représentant le soleil.
Un jour donc Newton reçut la visite d'un ami professant des idées matérialistes. Dès que celui-ci entra, son regard fut attiré par la maquette qui l'éblouissait par la perfection qui s'en dégageait. Quand il en déclencha le mouvement, il vit les petites planètes entamer leur mouvement autour du soleil. Il ne put contenir son admiration: "Quel travail parfait, qui l'a fabriqué ?"

Newton répondit: "Personne ! Il est venu par hasard". Le savant matérialiste dit: "Monsieur Newton, je crois que je ne me suis pas fait comprendre. Je vous ai demandé quel mécanicien est l'auteur de cette maquette et qui en fourni les plans?"

Newton répondit: "J'ai parfaitement entendu votre question, et c'est en réponse que j'ai dit que personne n'en était l'auteur et que cette maquette s'est trouvée ici d'elle-même.
Ses atomes et ses molécules se sont rassemblés ici, et ont pris par hasard la forme qui est en ce moment devant vous." L'autre avala sa salive et dit: "Monsieur Newton, vous vous imaginez peut-être que je suis assez sot pour que j'attribue au hasard la fabrication d'une oeuvre qui ne peut être conçue que par un maître ?"
Newton s'approcha alors de son ami, le pris par son épaule et lui dit: "Cher ami, ce que vous voyez et dont vous cherchez à connaître le fabriquant n'est rien d'autre qu'une maquette. Une maquette qui est l'imitation d'un système réel énorme, le système solaire.
Cependant, vous n'êtes pas prêt à admettre que cette maquette ne doit son existence qu’à elle-même, qu'elle ne la doit pas à un artisan habile, savant, et qui est conscient de ses gestes. Pourquoi alors persistez vous à croire que le système solaire, avec toute sa complexité, son énormité et son étendue n'a pas de Créateur puissant et savant ?"
Le matérialiste demeura confus et silencieux.

Isaac Newton dit aussi: «L'admirable uniformité du système planétaire force à y reconnaître les effets d'un choix» ainsi que «La gravité explique le mouvement des planètes, mais elle ne peut expliquer ce qui les mit en mouvement. Dieu gouverne toutes choses et sait tout ce qui est ou tout ce qui peut être.»

Et à une autre occasion, il déclara encore: «La merveilleuse constitution de l'univers avec son harmonie incomparable n'a pu se faire que selon les plans d'un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction.»

On admire l'oeuvre d'art et la conduite rationnelle, selon certains, serait de nier l'artiste au prétexte qu'il n'a pas laissé (explicitement) sa signature. C'est là, tout du moins, une démarche irrationnelle, effectuée par ceux qui se prétendent être "rationnels", on ne peut y voir ici, qu'une incohérence supplémentaire. Face à l'oeuvre d'art de la Création le croyant sait qu'il n'a rien à attendre de la science mais et il fait confiance en sa raison, en son discernement, en sa sensibilité, en sa culture et en les démarches qui l'ont précédé, pour en déduire la conclusion rationnelle qui s'impose à lui.



Un autre indice, qui devrait nous mettre la puce à l'oreille, c'est que, tout le monde, d'une façon ou d'une autre, finit toujours par parler de Dieu ou du Moteur Premier (le "Hasard" étant le nom que prend Dieu pour passer inaperçu, disait Einstein). Les athées qui ne croient pas en Sa Réalité, parlent pourtant, sans cesse de Lui, à l'instar de leurs frères croyants. (Nous ne devons pas nous voir comme étant des "ennemis", car au fond, nous avons tous la même origine). Car comme l'a si bien dit le savant Al Siquilli: "Si je suis fait de terre, celle-ci est ma patrie toute entière, et tous les hommes mes frères."


Procédons d'une manière logique à une conclusion logique:

- N'étant pas séparé de l'Univers, tout ce qui peut se constater pour et par nous-même est valable pour le reste de l'Univers.
- La Raison, la Logique et l'Intellection ne sont donc pas là par "hasard", et sont des outils de connaissances fiables dans une certaine mesure.
- La Raison, la Logique et l'Intellection permettent d'appréhender une partie du Réel.
- La Beauté, l'Ordre et l'Harmonie de l'Univers, ne laisse aucune place à une "existence" fortuite, imprévue et absurde.
- Ensuite, le fait qu'il y ait des observateurs pour admirer cela, en plus de pouvoir l'étudier, et qu'il existe toute une série d'outils et de méthodes d'acquisition de la connaissance pour mieux comprendre l'Univers indique une intention à la présence de l'Univers pour les créatures de cet Univers.
- La vie ne nous apparait ni comme absurde, ni comme étant du non-sens. La nature de l'Univers n'est donc ni absurde ni non-sens.
- Si elle n'est ni non-sens ni absurde, c'est qu'elle a un sens et une raison d'être.
- Si le mensonge existe, c'est que la vérité existe. Si nous pouvons éprouver des doutes, nous pouvons éprouver des certitudes.
- Si la vérité existe, ainsi que la certitude, c'est que l'Univers n'est pas un concentré d'absurdité et de non-sens, car si c'était le cas, il n'y aurait ni doute, ni certitude, ni mensonge ni vérité.
- Si l'Univers n'est pas non-sens ni absurde, ce n'est pas le hasard qui régit l'Univers, et ce n'est pas non plus le hasard qui est à la source de l'Univers.
- Si chaque élément de l'Univers détient une raison d'être et une utilité, c'est qu'il y a un sens.
- Si il y a un sens à l'Univers, il y a un sens également à notre échelle de vie.
- Si il y a un sens, alors il existe Un Principe Suprême et Absolu.
- Le fait qu'il existe des Principes Supérieurs indique clairement un dessein, un projet à l'Univers. (Donc pas de non-sens, ni de "hasard": Réfutation de l'Athéisme et du Nihilisme).
- Nous avons une conscience et une intelligence. Et personne ne peut le nier.
- Si les matérialistes avaient raison, cette intelligence serait un luxe inexplicable ; sans l'Absolu, la capacité de le concevoir n'aurait pas de cause. La vérité de l'Absolu coïncide avec la substance même de notre esprit.
- D'après un principe général, le "plus" ne peut émaner du "moins". (Le supérieur ne peut émaner de l’inférieur, parce que le «plus» ne peut pas sortir du «moins»; cela est d’une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir; en arithmétique pur, puisque les nombres négatifs n'ont aucunes valeurs réelles). C'est-à-dire que l'Esprit ne peut émaner de la matière inerte. (Première position philosophique: l'agnosticisme et réfutation du matérialisme)
- Et rien n'est plus contradictoire que de nier l'esprit, ou même simplement l'élément psychique, en faveur de la seule matière, car c'est l'esprit qui nie, alors que la matière demeure inerte et inconsciente. Le fait que la matière peut être pensée prouve précisément que le matérialisme se contredit dès son point de départ, un peu comme le pyrrhonisme pour lequel il est vrai qu'il n'y a pas de vérité, ou comme le relativisme pour lequel tout est relatif, sauf cette affirmation.
- Ce qui n'a pas les propriétés de conscience et d'intelligence ne peut donner son contraire. La conscience ne peut pas émerger des neurones, tout simplement parce qu'un neurone ne peut produire la conscience, de même que l'interaction de milliards de neurones ne pourront jamais produire davantage de conscience (C'est exactement la même chose qu'avec un grain de sable, par exemple. Un grain de sable est inerte, et l'assemblage d'autres milliards de grains de sables ne formeront qu'un tas de sable, toujours pourvu des mêmes caractéristiques, et restera tout aussi inerte que la singularité d'un grain de sable), ce que tendent à confirmer les dernières découvertes scientifiques, qui réfutent donc la thèse purement matérialiste de la composition de la conscience, qui ne serait que des interactions physico-chimiques selon les matérialistes. Ce n'est donc pas des neurones qu'émerge la conscience: réfutation du postulat matérialiste), ne peut engendrer la conscience ou l'intelligence.
- L'Origine/la Source de l'Univers doit posséder cette propriété (de même nature, étant donné que la cause contient son effet), car nous savons que la vie, l'intelligence et la conscience ne peuvent pas provenir de la matière inerte, sans l'intervention d'une source (à l'origine) intelligente et consciente (extérieure à cette dernière). En effet, la matière inerte ne peut rien créer d'elle-même (confirmé par la biologie).
- Lorsque nous examinons attentivement les mécanismes et lois de l'Univers, on se rend compte (l'astrophysique) que l'Univers et toute la création humaine sont la conséquence d'un ordonnancement exact, et d'une précision extraordinaire, car tout ce qui a concouru à l'existence des galaxies, de la Terre et de la Vie est le fruit d'un calcul dont chaque paramètre semble être rationalisé et pensé.
- L'Ordre observé dans l'Univers ne peut en aucun cas provenir de causes pouvant se produire au hasard. La vie et la conscience ne pouvant pas provenir de la seule matière inerte, ni pouvant s'auto-créer. L'Ordre doit donc provenir d'une source consciente et organisatrice.
- Si tout n'était qu'absurde et non-sens, nous ne pourrions même pas le constater. Donc d'où pourrions-nous tirer la lumière pour le constater aussi clairement et aussi distinctement?
- Donc il doit y avoir une Conscience/Intelligence Supérieure. (Donc pas de coïncidences hasardeuses et de non-sens. Nous arrivons au panthéisme: Dieu (Principe Créateur-Supérieur) est Tout et Partout; Dieu impersonnel, et non-séparé de Sa Création).
- Sans l'Absolu, la capacité de le concevoir n'aurait pas de cause. Autrement dit, si Dieu n'était pas, on aurait pas la capacité de le concevoir. Or, on arrive à le concevoir, et comme il y a une cause à cela, cette cause ne peut être que celle de l'Absolu Lui-même. Donc, l'Absolu est bien Réel.
- Tout effet nécessite une cause. Et cela doit remonter jusqu'au "big bang". Chaque cause possédant une cause qui lui est supérieure, nous avons forcément un Principe-Créateur qui n'est pas soumis aux mêmes lois que Sa/Ses créatures. Aussi, la chaîne causale est liée au Temps, avant le Temps, pas de chaîne causale. Le Temps est contenu dans l'Univers.
- La Matière n'étant ni éternelle ni auto-créée (démontrée scientifiquement), elle doit obligatoirement provenir d'une source extérieure et non-matérielle. La physique quantique nous révèle que les particules élémentaires, qui sont à la fois des ondes, semblent reliées par des influences qui transcendent l'espace et le temps, et ne sont pas constituées de matières et d'énergies (effondrement définitif du postulat matérialiste).
- Donc au moment du "Big Bang", il est évident que cette (première) cause soit celle du "Principe-Créateur".
- Si Celui-ci est fini, Il a du également être "crée" puisque tout ce qui est fini est limité et est soumis à une cause supérieure.
- Mais comme Il est l'Infini (nous percevons et nous arrivons à penser l'Infini alors que nous sommes des êtres fini). Nier l'Infini, c'est dire que le fini n'a pas sa raison suffisante et l'Infini s'impose à nous. Le fini ne peut provenir que de l'Infini, mais l'Infini ne peut pas provenir du fini. L'Univers étant fini, celui-ci doit provenir de l'Infini. La source de l'Univers étant Infini ne peut être contenu dans le Fini (l'Univers). Le fini est soumis à une cause supérieure (l'Infini), mais l'Infini n'est pas soumis à une cause supérieure (car ne provenant pas du Fini), l'Infini n'est soumis qu'à Lui-même, donc n'a pas de cause supérieure. Autrement dit, bien qu'il est difficile de le concevoir, Ce "Principe-Créateur" Est Infini, Il est Lui-même sa propre cause et n'a donc pas été créé.
- Etant Infini, rien ne peut l'égaler dans la totalité de Ses Attributs.
- La Source de l'Univers (qui est Unique) doit nécessairement être extérieure à l'Univers lui-même. (Nous arrivons donc au Déisme, puisque le "Principe-Créateur" est "séparé" de Sa Création).
- Avant l'Univers (donc avant le "Big Bang", même si on ne peut pas parler "d'avant et d'après", car ils sont apparus lors de l'apparition de l'Univers), le Temps et l'Espace n'existait pas tels qu'ils sont dans notre Univers. L'Infini n'a donc aucune limite de temps ni d'espace, et n'ayant aucune borne, n'est pas soumis aux mêmes lois (y compris causales) que le fini. Il n'a donc pas de limite spatio-temporel.
- Nous pouvons donc savoir de Lui, qu'Il est Unique, sans forme concevable, sans cause supérieure le précédent (Auto-Subsistant/Il n'a pas été engendré), doué d'une Intelligence/Force/Conscience/Volonté Divine (non-humaine et Supérieure à Sa Création).
- Ce Principe-Créateur peut être retrouvé dans la plupart de toutes les grandes Traditions existantes, qui sont apparues à des endroits et époques totalement différentes et espacées dans le temps aussi bien que dans l'espace.
 


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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:23 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Démonstration métaphysique

Les démonstrations et les preuves métaphysiques sont nombreuses, c'est pourquoi je me limiterai à n'en développer que certaines d'entre elles.

Ces démonstrations s'avèrent être nécessaire dans le développement de ce Traité, d'autant plus que la Raison n'est pas totalement suffisante, ni entièrement convaincante de par ses multiples limitations,  pour démontrer la Présence de Dieu rationnellement, et j'en veux pour preuve, l'athéisme et l'existence des athées. 

Il y a d'ailleurs un passage d’un grand Maître hindou (Shrî Shankaracharya) qui dit que l’existence des athées prouve que l’existence de Dieu n’est pas exclusivement démontrable rationnellement. Cela est pourtant évident: l’évidence intellectuelle ne peut être que métaphysique, et alors elle dépasse la raison. Ce qui revient à dire que la preuve relève soit de l’intuition intellectuelle, soit d'une expérience "miraculeuse" ou encore de la Foi (qui, elle, n’est pas réellement une preuve, mais plutôt une "passerelle" qui mène vers la preuve, et donc la certitude).

C'est l'une des pires limitations que de s’enfermer dans le domaine rationnel. La réalité se plie-t-elle à la raison? La raison, c’est l’entendement humain, et il est pourtant évident que l’on voit partout des signes qui montrent que cette raison est limitée et ne peut rendre compte de tout le réel. Il y a trop de choses dont on ne peut pas rendre compte en termes rationnels. Cela ne veut pas dire qu’elles sont irrationnelles, mais que la raison ne peut en rendre compte. Et la lecture du livre "Règne de la Quantité et les Signes des Temps" est passionnante et très révélateur à ce sujet.

Cela ne répond pas tout à fait aux arguments des rationalistes, mais un peu quand même: si des gens affirment qu’il est possible d’arriver à la certitude spirituelle par une certaine pratique, il semble que la seule chose à faire c’est d’essayer, plutôt que de nier ce que l’on ne peut connaître.

Sinon, il y a un autre livre qui serait intéressant et est assez explicite sur le sujet qui nous intéresse ici, c'est un recueil d’articles, c’est "Ecrits pour la Gnose" d’Abdul Hadi (Ivan Aguéli). Il a une manière d’aborder l’athéisme ou les objections des rationalistes qui est vraiment passionnante.


Voici un extrait du ("Le Courrier du Livre", 1981)


Du Divin à l'humain (Frithjof Schuon)


"La première constatation qui devrait s'imposer à l'homme quand il s'interroge sur la nature de l'Univers, c'est la primauté de ce miracle qu'est l'intelligence - ou la conscience ou la subjectivité - et par conséquent l'incommensurabilité entre celles-ci et les objets matériels, qu'il s'agisse d'un grain de sable ou du soleil, ou d'une créature quelconque en tant qu'objet sensible."

Dans ce livre formant une sorte de somme métaphysique et spirituelle, Frithjof Schuon nous convie à une redécouverte de la nature la plus profonde des choses et par là-même de ce que nous sommes. Il nous conduit, à partir d’une expérience première, le miracle de la conscience, à fonder la primauté de l’Esprit — car le plus de l’intelligence ne peut sortir du moins de la matière.  Cette "évidence éblouissante" en prouvant la conformité de l’intelligence humaine à son Objet absolu, permet d’explorer les mystères du Monde divin pour éclairer ensuite les aspects principaux du monde humain, en raison de l’unité de tout ce qui est.

Ce parcours lumineux du Divin à l’humain doit permettre de dissiper les difficultés et les troubles que l’homme moderne peut éprouver au contact de l’exclusivisme nécessaire des formes révélées et de la marge humaine qui les obscurcit.

La Voie est ainsi ouverte pour un cheminement personnel, car on peut conclure avec l’auteur: "Croire en Dieu c’est redevenir ce que nous sommes, le redevenir dans la mesure même où nous croyons et où le croire devient être".



Trace de l'Être, "Preuve" de Dieu (par Frithjof Schuon)

Selon les théologiens, les choses créées fournissent une preuve de Dieu: à partir des créatures, on conclut à l'existence d'un Créateur. Sur ce point comme sur d'autres, les théologiens admettent volontiers que la raison puisse étayer le dogme, sans qu'on doivent leur reprocher pour autant l'atrophie intellectuelle généraliser qui justifie la scission de l'esprit en deux plans, la croyance et le raisonnement.*
   
 * c'est à cette infirmité devenu «naturelle» que se réfère a priori cette parole du Christ: «Bienheureux ceux qui n'auront point vu et qui auront cru.» A posteriori, elle se réfère à l'intégration de la volonté dans la connaissance: «voir», c'est connaître directement, et «croire», c'est se comporter comme si on avait déjà cette connaissance ; c'est l'esprit de suite et la parfaite sincérité. L'unicité de l'Objet divin exige la totalité du sujet humain ; cette totalité est la «foi».

Pour le métaphysicien proprement dit, qui est somme toute l'esprit demeuré primordial - et ce n'est être désobligeant envers personne que d'admettre qu'il existe encore -, il ne s'agit pas, en face du mystère divin, de tirer telle «conclusion» de telle «preuves», il s'agit au contraire de «percevoir» le Réel transcendant à travers ses «signes» ou ses «traces» ; c'est voir la Cause dans les effets, le Principe dans ses manifestations, les Archétypes ou les Idées dans leur projections, le Nécessaire dans le possible.

Les phénomènes «prouvent», ou plutôt «manifestent», la Réalité divine par divers aspects: premièrement par leur existence pure et simple, deuxièmement par les catégories existentielles, tels l'espace et le temps, et troisièmement par les qualités, lesquelles différencient et hiérarchisent les choses, tels  les éléments, les substances, les formes ; viennent ensuite, en quatrième lieu, les facultés : vitales, sensorielles, mentales, morales et intellectuelles ou spirituelles. Nous pourrions mentionner même, cinquièmement, les phénomènes privatifs, en ce sens que l'absence d'un bien prouve, ou indique, la possibilité de présence de ce bien, a contrario et ad majorem Dei gloriam ; absence qui ne peut être que relative, le mal absolu n'existant pas.
Mais il n'y a pas que les phénomènes objectifs, il y a aussi, et en un certain sens même avant tout, la subjectivité percevant, elle aussi  preuve de Dieu». La pluralité des sujets conscients et connaissant prouve, par sa contradiction même, l'unicité réelle d'un Sujet absolu sous-jacent: comme logiquement il ne peut y avoir qu'un seul sujet - la conscience du «moi» étant empiriquement unique - il n'y a en dernière analyse que le Sujet un qui soit concevable sans absurdité. En un mot, la pluralité de sujets percevant ne peut s'expliquer que par l'unicité d'un Sujet unique immanent.
Il n'est pas hors de propos de faire remarquer dans ce contexte que la grande contradiction du matérialisme, c'est qu'il est pensé ; il n'est pas lui-même de la matière, il est un concept, donc quelque chose d'immatériel par définition. Le phénomène de la subjectivité - nous ne nous lassons pas de le dire - prouve concrètement l'absurdité de la thèse matérialiste, du fait que la nature même du penseur dément ce qu'il pense; autant déclarer objectivement que l'esprit humain est incapable d'objectivité, ou qu'il est vrai qu'il n'a pas de vérité, et ainsi de suite*.

 *Les matérialistes, ou certains d'entre eux, veulent nous faire croire que le cerveau produit des pensées comme un organe sécrète des humeurs; c'est passer à côté de ce qui fait l'essence même de la pensée, à savoir le miracle matériellement inexplicable de la subjectivité: comme si la cause de la conscience pouvait être un élément physique.

Mais revenons au «signes» objectifs de Dieu: l'illimitation de l'espace, du temps, du nombre, de la différenciation formelle, bref l'illimitaion cosmique tout court, indique par son apparente absurdité une dimension transcendante ou le contresens peut et doit se résoudre; l'illimitation empirique et extrinsèque doit déboucher en quelque manière sur une illimitation principielle et intrinsèque, laquelle n'est autre que l'Infini métacosmique. D'une façon analogue à ce qui a lieu pour la subjectivité, l'illimitation des conditions spatiale et temporelle ne peut s'expliquer que par l'immanence d'une Infinitude-Principe, dont ces conditions sont des projections contingentes, et apparemment contradictoires puisqu'elles dépeignent l'Infini par et dans le fini.

Quoi qu'il en soit, nous pourrions imaginer l'espace comme un contenant sphérique: si on pouvait le traverser, on «tournerait en rond» en revenant, non au point de départ sans doute, mais à un endroit en quelque sorte parallèle à ce dernier, quant aux trajectoires imaginaires ; c'est là du moins une façon d'exprimer la limitation nécessaire de l'illimité manifesté*.

 *Quelqu'un a dit que deux lignes parallèles ne se rencontrent jamais, sauf dans l'infini, et comme celui-ci n'existe pas, elle restent séparées ; ce qui est une bien curieuse combinaison de l'évident avec l'absurde. Nous dirons que la raison d'être du parallélisme est la séparativité, que par conséquent les lignes n'ont pas à se rencontrer, pas plus qu'un cercle n'est censé avoir des angles ; si les deux lignes débouchent sur l'Infini, ce n'est pas pour se confondre, c'est au contraire pour rejoindre leur archétype, celui du parallélisme ontologique : Purusha et Prakriti, l'Essence créatrice qui contient les potentialités, et la Substance universelle qui les projette dans l'Existence.

Du reste, ils croient de ne pas perdre de vue que l'espace coïncide en fait avec l'ether, et le temps, avec l'énergie, dont les limites sont parfaitement concevables; l'expérience possible ou impossible de ces limites est une tout autre question. Dans le même ordre d'idées, nous dirons qu'il y a quelque chose de mystérieux et de sacré dans le point, l'instant, l'unité, la sphère: ce sont autant d'ouvertures vers des prototypes divin, à savoir le Centre, le Présent, l'Un, le Parfait; d'où leur portée pour ainsi dire sacramentelle. Les signes divins - «les preuves de Dieu» - sont dans la structure même du monde et des choses.

Donc, notre esprit perçoit intellectivement, et par conséquent intuitivement, l'Infini ou la Potentialité dans l'espace et le temps; l'Absolu ou l'Être nécessaire dans l'existence des choses, la Perfection ou le Bien dans les qualités et les facultés, et le suprême Soi dans le prodige de la subjectivité percevante*; au demeurant - l'importance de l'argument nous autorise à le répéter - le phénomène d'un «moi» empiriquement unique, mais en fait multiple, est tellement contradictoire - pour quoi est-ce «moi» qui suis moi, pourquoi «l'autre» est-il autre² ? - qu'il débouche forcément, pour qui est sensible à l'essence des choses, sur l'intuition éblouissante du Sujet absolu, dont l'unicité à la fois transcendante et immanente est sans équivoque.

* Le cogito ergo sum  cartésien s'arrête à mi-chemin ; il faudrait ajouter «Je suis Ce qui est» , ou même : «L'Être est, donc je suis» ; le mot donc indiquant ici, non une conclusion, mais un rapport de causalité intellectuellement  «visible» .

2. Contradiction qui a amené Schopenhauer à penser qu'on ne peut réfuter le solipsisme, mais qu'on devrait mettre les solipsistes dans un asile. Le solipsisme est l'antipode démentielle de la doctrine védentine du Soi ; il montre en tout cas qu'il y a dans la conscience empirique de l'ego un élément existenciellement paradoxal, lequel, loin de donner droit à une conclusion insensée, en réalité ouvre la voie à la vérité libératrice. Credo quia absurdum.

A rigoureusement parler, le monde est un tissu de théophanies ; il ne saurait rien être d'autre, sous peine d'inexistence, car exister, c'est exprimer l'Être, en soi ou dans ses potentialités. Ces théophanies - ces traces divines - sont plus ou moins indirectes, puisqu'elles ne sont pas surnaturelles ; on pourrait objecter que dans ce cas le terme « théophanie » est abusif, mais nous l'employons pour marquer la nature la plus profonde de l'existence et de ses modalités*. Donc, toutes les théophanies naturelles sont indirectes, mais cette réserve ne saurait empêcher qu'elles puissent l'être plus ou moins, comme le prouve par exemple, dans l'ordre humain, la distinction entre le sacré et le profane. En dehors de cet ordre, cette distinction subsiste sous des modes appropriés, c'est-à-dire qu'il y  a dans la nature des phénomènes qui relèvent analogiquement du sacré et d'autres qui demeurent étrangers à cette excellence, comme il y a des choses ou des créatures qui sont nobles et d'autres qui ne le sont pas ; mais même celles-ci - et nous l'avons suggéré plus haut - ont un caractère théophanique sous le rapport du prodige de l'existence ou sous celui des qualités très générales. Aussi des ethnies très contemplatives, tels les hindous et certains Indiens d'Amérique, ont-ils une tendance à l'adoration universelle : à rendre hommage aux traces divines même dans les choses modestes ; ce qui est un aspect de cette vertu pneumatique et primordiale qu'est le sens du sacré.

* D'une façon analogue, l'expression de «relativemet absolu» , que nous employons parfois, est paradoxal tout en étant métaphysiquement utile ou même nécessaire.

En percevant un signe-preuve du Principe divin, l'esprit contemplatif a deux réactions spontanées, à savoir l'essentialisation et l'intériorisation, la première étant objective, et la seconde, subjective : par la première, l'homme voit dans le signe ou dans la qualité ce qui est essentiel - l'intention divine si l'on veut - tandis que par la seconde, il trouve le signe ou la qualité dans sa propre âme ; d'une part, «tout est pur pour celui qui est pur*», d'autre part, «le royaume de Dieu est au dedans de vous». La première réaction se réfère à la transcendance, et la seconde, à l'immanence, bien que la transcendance concerne également ce que nous portons en nous même, et que l'immanence existe aussi en dehors de nous.

 * Cette formule signifie tout d'abord que chrétien, en tant qu'homme intériorisé qui échappe au formalisme de la Loi, est censé regarder la nature des choses et non les conventions humaines ; mais elle peut signifier aussi que l'homme spirituel voit partout les substances et non les accidents ; les intentions divines primordiales et non les imperfections terrestres.

Donc, nous vivons dans un tissu de théophanies, dont nous faisons partie ; exister, c'est être un symbole ; la sagesse, c'est percer le symbolisme des choses. Et peut-être devrions-nous rappeler ici la distinction entre un symbolisme qui est directe, concret et évident, et un autre qui - tout en étant traditionnel - est indirecte, et plus ou moins arbitraire sous le rapport de l'adéquation formelle que, précisément, il n'envisage pas : le premier «manifeste» la réalité symbolisée, tandis que le second ne fait qu'indiquer un aspect fragmentaire, contingent ou accidentel de l'image choisie*. A un tout autre point de vue, nous dirons que le culte des symboles doit obéir à des règles sacramentelles: adorer le soleil à la place de Dieu est une chose ; avoir conscience de son émanation spirituelle et savoir s'en imprégner rituellement en est une autre.

 * Encore faut-il que l'image soit conforme aux principes de l'art sacré ; Platon - qui connaissait l'Egypte - récusait les statues grecques, et Plotin disait que les dieux se rendent présents dans les images qui leur ressemblent. A noter que les idoles des Arabes étaient le siège des puissances magique ; chez les juifs, le Veau d'or et d'autres idoles matérialisaient la nostalgie d'un dieu terrestre. Faisons remarquer à cette occasion qu'il y a de toute évidence aussi des symboles négatifs - c'est à dire exprimant des réalités privatives - mais c'est des symboles positifs et non de symbolisme en soi que nous parlons ici.

La contemplativité qui permet de percevoir dans une chose créée une trace de Dieu présuppose essentiellement le sens des formes et des propriétés, c'est-à-dire que l'homme doit voir spontanément, non seulement qu'une chose est belle et significative, mais aussi pourquoi elle l'est ; et ce «pourquoi» coïncide avec la vision concrète de l'archétype céleste ou de l'aspect divin.

D'une façon toute générale, un phénomène sensible fondamental - les cinq éléments en offrent des exemples - non seulement est un symbole, mais aussi - et par là même - est une trace de ce qu'il symbolise ; l'eau n'est pas seulement une image de la Substance universelle, elle est avant tout cette Substance même en tant qu'elle apparaît sur le plan matérielle, ou tant qu'elle est perçue par le regard de la relativité. A cette vision des qualités ou fonctions divines fondamentales se superpose celle de multiples aspects plus particuliers, bref celle des innombrables beautés ou puissances du Règne céleste et de la Nature divine.

Ce qui est vrai pour les phénomènes du monde l'est également pour ceux de l'âme: les vertus sont des traces du Ciel ou des théophanies au même titre que les beautés de la nature ou de l'art ; toute vertu fondamentale est une façon de «voir Dieu » et comporte ipso facto une preuve, ou un signe, du Souverain Bien. Au demeurant, vivre une vertu, ce n'est pas se l'approprier, c'est être pénétré par elle ; ce n'est pas s'enfler, c'est au contraire s'éteindre, et en s'éteignant trouver une vie nouvelle, laquelle en réalité est notre essence et notre nature primordiale.
Et ceci est fondamental : dire que le monde est la manifestation du Principe, c'est dire que le monde est le Principe manifesté. C'est le distinguo entre la transcendance et l'immanence : sous le premier rapport, il y a discontinuité rigoureuse ; sous le second, il y a une sorte de continuité, laquelle ne saurait toutefois abolir la discontinuité. L'immanence ne saurait infirmer la transcendance, pas plus que celle-ci ne peut empêcher celle-là ; au point de vue de leur coïncidence, il n'y a plus de problème puisque, intrinsèquement, le Principe n'est ni transcendant ni immanent.
Répétons cependant: d'une part, la manifestation est nulle au regard du Principe; d'autre part, si le monde n'était en aucune façon Dieu, il ne saurait exister*. Nous percevons le monde au travers d'une multitude indéfinies de voiles ; voir les voiles en tant que tels, c'est ne pas percevoir Dieu, et c'est le lot de la plupart des humains, qui n'ont de choix qu'entre l'incroyance et la foi.

* C'est en vertu du premier rapport qu'en langage islamique Dieu est « l'Extérieur » (Zhâhir), et c'est en vertu du second qu'il est « l'Intérieur » (Bâtin).



Des Manifestations du Principe Divin ("Les Sentiers de la Sagesse", par Frithjof Schuon)

Le Principe se manifeste, non seulement en tant que monde, mais aussi à l'intérieur du monde, sans quoi nous n'aurions aucun « point de repère » à l'égard de l'Infini. Il faut bien qu'il y ait des points de contacts possibles entre nous et Dieu.

Ce contact entre le Divin et l'humain est en raison de son insaisissabilité même, un mystère et même le mystère par excellence, car nous touchons Dieu « partout et nulle part » comme dirait Pascal ; Dieu est tout près de nous - infiniment près - mais nous sommes loin de lui. Il s'incarne dans tel symbole, mais nous risquons de n'en saisir que l'écorce de n'en retenir que l'ombre. L'idolâtrie, qui divinise l'ombre comme telle, et l'athéisme, qui nie Dieu en raison de son intangibilité - mais c'est nous qui sommes « absents » non Dieu - réduisent à l'absurde les deux aspects du symbolisme : l'identité qui est unitive, et l'analogie, qui est séparative, mais parallèle.

Parmi les innombrables manifestations divines qui transperce le voile de l'Existence selon des modes infiniment variés - direct les uns et indirects les autres - il en est que nous pouvons considérer comme fondamentales, à savoir la Création, l'Esprit universel, l'Homme, l'Intellect, l'Avatâra, la Révélation, le Symbole, la Grâce.

La Création est la grande « objectivation » du « sujet divin » ; elle est la manifestation divine par excellence. Elle a un commencement et une fin en tant que nous envisageons un cycle particulier, mais elle est en soi une possibilité divine permanente, une objectivation métaphysiquement nécessaire de l'infinité divine ; nier la nécessité de la création reviendrait à imputer l'arbitraire à la Divinité.

Dieu est libre dans son infinité qui perce partout, mais la liberté ne saurait porter atteinte à la nécessité, perfection qui dérive de la qualité d'absolu ; en un mot, il ne faut confondre, ni la liberté divine avec l'arbitraire humain, ni la Nécessité divine avec la contrainte humaine.

L'Esprit universel, lui, est l'Intelligence divine qui s'incarne dans l'Existence ; il est comme le reflet du Soleil divin dans la Substance cosmique. Ainsi, cet Esprit est l'Intellect divin immanent au Cosmos, dont il constitue le centre et le coeur.
Il pénètre comme par d'innombrables artères lumineuses dans tous les domaines - ou dans tous les microcosmes - de l'Univers manifesté ; c'est ainsi que Dieu est présent au Centre de toute chose.

Dans l'Esprit, Dieu se manifeste comme Centre et lumière ; dans la Création, il se manifeste comme Totalité et Vie. Ces 2 manifestations divines, la Création et l'Esprit universel, sont d'ordre macrocosmique : la première constitue le macrocosme même, et le second en est le centre intellectif et divin.

L'homme est une manifestation divine. Il est le «lieu de manifestation» de l'intellect, qui reflète l'Esprit universel et par là même l'Intellect divin; l'homme comme tel reflète la totalité cosmique, la Création, et par là même l'Etre de Dieu. L'Intelligence divine confère à l'homme l'intellect, la raison et le libre arbitre : c'est par ces caractères - et par la parole qui les manifeste que l'être humain se distingue des animaux d'une façon «relativement absolue» ; il est vrai que toute intelligence, même celle des plantes, est «de l'intellect», mais l'intellect humain seul est direct et transcendant; lui seul a accès au Divin.

L'homme étant «fait de terre» il est corruptible, d'où la nécessité de son rachat. La manifestation informelle est au-delà de la corruptibilité, ou plutôt, elle n'est corruptible qu'en un seul point, ou «une seule fois» - c'est la chute de Lucifer - car la corruptibilité inhérente au monde formel présuppose une essence corrompue qui la rende possible, et dont «la personnification» en vue de l'homme est Satan. Lucifer étant une essence - c'est-à-dire quelque chose qui «est totalement soi-même» - il ne peut se convertir ; mais l'homme, qui est une forme, donc quelque chose qui n'est pas tout à fait soi-même» - ce «soi-même» étant divin - peut se convertir «à soi-même» ou à sa nature, à l'instar d'Adam; il peut aussi s'identifier à l'essence satanique en détachant sa forme de son Essence divine. La damnation est la chute de la forme qui renie son essence; chez le diable, le cas est inverse, car il est essence qui a renié «la forme de Dieu» en refusant d'obéir à l'ordre du Créateur concernant Adam. L'ambiguïté de l'état humain, c'est que nous sommes comme suspendus entre Dieu - notre Essence - et la forme humaine, qui est «faite de terre» ; nous sommes pour ainsi dire un mélange de divinité et de poussière.

Quand l'homme se détourne de son Essence divine, son ego devient comme une pierre qui le tire vers le bas, et son Essence se détourne de lui.

Aussi est-il essentiel de considérer l'apparence même de l'homme, sa qualité physique d'«image de Dieu». Ce qui fait le théomorphisme du corps humain, c'est sa qualité de totalité et sa noblesse : sa totalité est marquée surtout par la richesse - ou l'universalité de ses facultés en tant qu'elle détermine sa structure corporelle; et sa noblesse, par sa position verticale - donc céleste - et sa démarche libre et souveraine parce que détachée de la terre. Chez l'homme seul, la tête s'et «libérée» du corps et le domine, tel un être nouveau et autonome, comme l'Esprit domine le chaos.

La question du théomorphisme humain soulève celle de la différence corporelle et mentale des sexes, puisque chacun de ceux-ci est théomorphe tout en se distinguant du sexe opposé. Le corps masculin apparaît comme une révélation de l'Esprit, il marque l'intelligence, la force victorieuse, l'impassibilité, la perfection active.
Le corps féminin, lui, est comme une révélation de l'Existence, il révèle la Substance ou la Totalité, non le Centre comme le corps masculin - et marque la beauté, l'innocence émouvante, la fécondité, la perfection passive. L'homme exprime la connaissance, et la femme l'amour; aussi le corps masculin est-il plutôt «géométrique» - il est l'image somme toute «abstraite» de la Personne divine - tandis que le corps féminin est «musical» et apparaît comme une expression «concrète» de notre Substance existentielle de la Béatitude infinie. L'être humain est fait de géométrie et de musique, d'esprit et d'âme, de virilité et de féminité.

En tant que symbole, le corps humain marque une victoire de l'Esprit sur le chaos, et le corps féminin, une délivrance de la forme par l'Essence; le premier est comme un signe magique qui subjuguerait les forces aveugles de l'Univers, et le second comme une musique céleste qui rendrait à la matière déchue sa transparence paradisiaque, ou qui, pour parler en termes taoïstes, ferait fleurir des arbres sous la neige.

- L'intellect est ce qui participe dans l'homme, au Sujet divin, et qui de ce fait peut être dit «incréé et incréable» selon l'expression de Maître Eckhart.

Si l'Esprit universel est le reflet divin dans la création et l'intellect le reflet divin dans l'homme - la Création et l'homme étant eux-mêmes des reflets divins, la première dans le «néant» et le second parmi les êtres terrestres - la Révélation, elle, sera le reflet divin dans l'humanité.

Mais tandis que l'intellect est subjectif par sa participation au Sujet divin et que l'homme est objectif en tant que forme d'existence, l'Avatâra est subjectif par rapport à la création en tant qu'il personnifie celle-ci dans un sujet humain, et la Révélation est objective par rapport à l'intellect en tant qu'elle le cristallise moyennant une forme, un symbolisme, un système d'expressions. L'Avatâra coïncide avec la Révélation, la Tradition. La Révélation c'est que Dieu a dit «Moi», qu'il s'est manifesté à tel réceptacle humain, à telle humanité.


- Pour ce qui est de l'Avatâra:

On distingue quatre catégories «d'incarnations» dont deux «majeures» et deux «mineures». Les Avatâras «majeures» sont les fondateurs de religion, les dispensateurs de grâces, tels Râma et Krishna (Il y eut 10 Avatâras). Les Avatâras « mineurs » ce sont les grands sages ou saints. (Ils sont innombrables).


- Symbole et Grâce:

La grâce est intérieure et informelle, le symbole est extérieur et formel. Toute forme qui exprime Dieu - naturellement ou traditionnellement mais non artificiellement - est un symbole salvateur, c'est-à-dire susceptible de véhiculer et de déclencher la grâce ; dans celle-ci, Dieu se manifeste non comme forme, mais comme présence ou essence.

La grâce, la Révélation, l'intellect, l'Esprit universel peuvent être dits « incréés » eu égard à l'identité essentielle qui les unit à leur Source divine ; on pourrait en dire autant, par extension de leurs réceptacles respectifs, le symbole, l'Avatâra, l'homme, la Création - afin de préciser leur fonction.

- Il y a le symbolisme naturel, qui assimile par exemple le soleil au Principe divin, relève d'une correspondance « horizontale ».
- Et le symbolisme révélé qui rend spirituellement efficace cette assimilation, relève d'une correspondance « verticale ».


Il y a aussi deux genres de grâce:

- Les naturelles qui nous sont accessibles sur la base de notre existence même - par les vertus par exemple ou même d'une manière apparemment toute gratuite, ou à travers « les consolations sensibles ».
- Et les grâces surnaturelles qui se produisent en connexion directe ou indirecte avec les divers moyens de Révélation ; elles sont « surnaturelles » parce qu'elles ne viennent pas des « réserves cosmiques » mais de la Source divine.








Dernière édition par Abi le Dim 24 Jan - 01:29 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:23 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Définition et Réfutation du Hasard

Il ne suffit pas de recourir au hasard, car le hasard est une cause accidentelle (causa per accidens), et par suite il n'est pas cause de ce qui arrive toujours et naturellement. Autrement l'accidentel ne serait plus l'accidentel; loin de survenir (accidere) après l'essentiel, il en serait le fondement; et c'est l'essentiel qui se rattacherait à l'accidentel, ce qui est inintelligible et absurde: l'ordre admirable proviendrait de l'absence d'ordre, le plus sortirait du moins.

Le Hasard qui ne possède pas les propriétés et les caractéristiques pour faire apparaitre la vie, l'intelligence, la conscience et la volonté est incapable d'être à l'origine de l'Univers que nous connaissons. C'est comme si un arbre fruitier était capable de donner comme fruit autre chose que le fruit qu'il est capable de produire. C'est impossible, car un arbre fruitier ne pourra donner que des fruits, et non autre chose, car l'arbre possède des caractéristiques qui lui sont propres et limitées. Il en va de même pour le Hasard, qui ne peut pas produire la vie, qui n'est pas constituée des mêmes spécificités liées au Hasard. Le plus ne pouvant émaner du moins, la non-conscience, la non-volonté, et la non-intelligence ne pouvant donner lieu à leur opposé (conscience, volonté, intelligence). Par-contre, Celui qui possède toutes ses propriétés et caractéristiques est bien Celui que l'on nomme "Dieu" (Car Il Est, et est à l'origine de la Création de l'univers et tout ce que celle-ci renferme (intelligence, conscience, volonté, etc.).

"Un minus présuppose toujours un plus initial, si bien qu’une apparente évolution n’est que le déroulement tout provisoire d’un résultat préexistant; l’embryon humain devient homme parce qu’il l’est déjà; aucune «évolution» ne fera surgir un homme d’un embryon animal. De même le cosmos entier ne peut jaillir que d’un état embryonnaire qui en contient virtuellement tout le déploiement possible, et qui ne fait que manifester sur le plan des contingences un prototype infiniment supérieur et transcendant." (Frithjof Schuon)


D'ailleurs, Einstein s'exprimait de cette manière lorsqu'il évoquait le "hasard" cosmique: "L'idée que l'ordre et la précision de l'univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d'un hasard aveugle, est aussi peu crédible que si, après l'explosion d'une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l'ordre d'un dictionnaire".


Comme l'exprimait si bien Henri Poincaré: "Le hasard n'est que la mesure de notre ignorance".

Si le monde obéit à une destinée, comme nous avons pu le démontré tout au long de ce Traité, le "hasard" alors, se résume à l'inexplicable, ou bien à la mesure de notre ignorance, pour reprendre H. Poincaré.

Le hasard n'est donc que le nom qu'on donne à une multitude de paramètres qui sortent de nos capacités et qui désignent notre ignorance des causes. Autrement dit, le hasard, c'est l'ensemble des lois physiques et notre ignorance de ce que nous ne maitrisons pas. Si le hasard s'exerce bien dans l'univers, il ne pourrait pas exister sans l'univers lui-même, "le hasard" suppose l'univers.


"Aucune religion au monde ne nous demande de croire à un aussi grand nombre de miracles que la philosophie du hasard !"  déclara Thierry Maulnier. Il est évident, que le nombre incalculable de miracles inexplicables en laquelle nous dit de croire les philosophies matérialistes, est pour le moins, aberrant. Absolument tout dans l'Univers-même, y compris nous-même, indique d'une façon claire et sans équivoque, que chaque élément présent dans cet univers, possède un sens et une finalité prédéterminée.


Se soumettre au destin fait disparaître le hasard.

Pour abolir de son esprit le concept de hasard, l'homme doit accepter ce qui lui arrive. Ce qui arrive, n'ayant d'autre choix que d'arriver ("tout ce qui arrive, arrive justement" écrit Marc Aurèle).

Si l'homme acceptait* tout ce qui lui arrive comme devant arriver (rejoignant en cela l'état d'esprit du sage grec: Il faut aimer ce qui arrive, plutôt qu'espérer ce qui nous attend), il accéderait à la sagesse, au bonheur supérieur.

C'est le lot du sage, l'avenir de l'humanité.

Une fois la conscience globale de l'humanité arrivée à son sommet (la béatitude), la notion de hasard disparaît. En effet, le béat, vide de toute tendance et de tout projet, se contente de savourer chaque instant dans la plénitude. Il se laisse porter par la puissance créatrice. Il n'a plus besoin de faire de choix, de référence au passé, il est ainsi exempt de remords. Le sage en ce sommet, se laisse guidé par son horloge biologique (boire manger dormir se mouvoir etc).
Dans l'état de béatitude, l'homme agit de façon idéale. Il est totalement géré par l'élan vital. Cette puissance régente idéalement et sans aucune défaillance les besoins organiques, comme elle le fait pour n'importe quel organisme simple vivant.

Évidemment cet état d'esprit dépourvu d'agressivité rend l'homme vulnérable. D'où la logique du progrès dont le but est d'arriver au degré zéro de dangers.


* Évidemment, accepter tout ce qui nous arrive ne signifie pas rester constamment dans la passivité, et empêcher dès lors toute action et dynamisme de la part de l'individu qui accepte son destin. C'est vivre, contempler, lutter, et atteindre les objectifs que l'on s'est fixés.




Le nombre d'or défie également le hasard...

Le nombre d'or est la proportion (ou le ratio), définie initialement en géométrie, comme l'unique rapport entre deux longueurs telles que le rapport de la somme des deux longueurs sur la plus grande soit égal à celui de la plus grande sur la plus petite. Le découpage d'un segment en deux longueurs vérifiant cette propriété est appelé par Euclide découpage en extrême et moyenne raison. Le nombre d'or est maintenant souvent désigné par la lettre φ (phi) en l'honneur de l'architecte Phidias qui l'aurait utilisé pour concevoir le Parthénon.

Ce nombre irrationnel est l'unique solution positive de l'équation x2 = x + 1. Sa valeur équivaut approximativement à: 1,618 033 989.
Il intervient dans la construction du pentagone régulier et du rectangle d'or. Ses propriétés algébriques le lient à la suite de Fibonacci et permettent de définir une arithmétique du nombre d'or source de nombreuses démonstrations.

L'histoire de cette proportion commence à une période reculée de l'antiquité grecque. À la Renaissance, Pacioli, un moine franciscain italien, la met à l'honneur dans un manuel de mathématiques et la surnomme divine proportion en l'associant à un idéal envoyé du ciel. Cette vision se développe et s'enrichit d'une dimension esthétique, principalement au cours des XIXe et XXe siècles où naissent les termes de section dorée et de nombre d'or.

Le nombre d'or se trouve parfois dans la nature ou des œuvres humaines, comme dans les étamines du tournesol ou dans certains monuments à l'exemple de ceux conçus par Le Corbusier. Il est aussi étudié comme une clé explicative du monde, particulièrement pour la beauté. Il est érigé en théorie esthétique et justifié par des arguments d'ordre scientifique ou mystique : omniprésence dans les sciences de la nature et de la vie, proportions du corps humain ou dans les arts comme la peinture, l'architecture ou la musique.

Le corps humain est un enjeu souvent corrélé à celui du nombre d'or. Il comporte différentes facettes. Tout d'abord scientifique, la question mainte fois posée est de savoir si le corps, à l'image de la fleur de tournesol, possède une relation plus ou moins directe avec le nombre d'or. En terme artistique, la divine proportion est-elle utilisable pour représenter le corps? Il existe enfin un enjeu esthétique. Si le nombre d'or, comme le pense certains scientifiques et compositeurs, est relié à notre corps, son usage peut être une technique pour obtenir de l'harmonie.

Ce ratio se retrouve également dans la musique, la peinture, l'archéologie, esthétique mathématique ou encore l'architecture.

L'archéologie est un sujet de controverse. Pour le prince Ghyka, elle est la preuve de l'universalité du canon de beauté qu'est le nombre d'or. L'argument principal est le caractère vaste du nombre d'exemples. Le prince reprend les travaux de son prédécesseur Zeising et l'enrichit considérablement. Le théâtre d'Épidaure possède deux séries de gradins l'une de 21 et l'autre de 34 marches, deux éléments consécutifs de la suite de Fibonacci.

Le nombre d'or permet de créer un curieux système de numération. Les mathématiques nous apprennent qu'il est possible de construire une numération positionnelle, non seulement avec dix, comme celle des humains, ou avec deux, pour les ordinateurs, mais avec n'importe quel nombre réel strictement positif et différent de un.

Une question récurrente est celle de l'existence ou non d'une réalité scientifique de l'idée de beauté associée au nombre d'or. Elle s'inscrit dans le cadre général d'une théorie scientifique de l'esthétique.




Dernière édition par Abi le Dim 24 Jan - 01:32 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:24 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Observation et réflexion

Par le biais de l'Observation et de la Méditation, nous parvenons souvent à la déduction, de la Présence d'un Créateur à tout cet Univers.

Si Dieu n'est pas Réalité/Vérité, comment expliquer le fait que l'Homme ait, depuis ses origines, toujours été en quête de Sa connaissance, de Sa rencontre. Comment expliquer que l'homme accorde une aussi grande importance à enquêter et à méditer là-dessus tout au long de sa vie? Car si Dieu n'existait tout simplement pas, l'Homme n'aurait même pas intégré ni envisagé cette possibilité.
Comment est-il concevable, qu'une chose soi-disant inexistante selon certains, ait réussi à influencer concrètement, des milliards d'individus, et révolutionner tous les domaines inimaginables depuis des millénaires, et même plus précisément depuis l'apparition de l'Homme...?
Il ne s'agit pas d'une idée, car une idée est un élément encore non-concrétiser. Par conséquent, une chose inexistante ne doit rien pouvoir produire de concret, or, ici, le concret est toujours présent, ce qui confirme donc la Présence de Dieu.

L'univers, fondamentalement, dans ses aspects les plus généraux, possède une structure rationnelle, logique, mathématique, et métaphysique, qui est pour ainsi dire en harmonie avec l'esprit humain qui cherche à le connaître par étapes successives.

Nous ressentons deux types de natures différentes. Nous pouvons percevoir deux types de dimensions. La dimension matérielle, et la dimension spirituelle (avec sa diversité et ses multiples degrés). Si il n'existait que la matière, nous ne ressentirons aucunement deux types de natures, mais qu'une seule, en plus de ne même pas pouvoir en rendre compte. La matière ne peut pas s'observer elle-même, ni rendre compte d'elle-même, elle a besoin d'une nature qui soit non-matière pour parvenir à s'observer. D'où tirerait-elle sinon, la conscience du "soi", qui ne peut pas être matérielle, et ce pour de multiples raisons. La matière inerte ne peut nullement engendrer de la matière qui, tout à coup, deviendrait "vivante", et pour la simple et bonne raison, que le "plus" ne peut provenir du "moins". Dans un autre ordre, d'où l'être humain peut-il s'apercevoir et reconnaitre qu'il est soumis à des Lois qui le dépasse, alors que, logiquement, la matière n'est que matière, et ne contient qu'un seul "degré".

Nous pouvons constater, que non seulement, l'Homme a été créé pour une finalité certaine, et qu'il a été pourvu pour être un observateur de ce même Univers, qui semble bien aller dans un sens et pas dans un autre. L'Homme a été doté de plusieurs sens (vue, ouïe, le toucher, sentir, goût), en plus de l'intelligence et de sa conscience, qui lui permettent d'interagir avec les éléments qui l'entoure. C'est ainsi que l'Homme est capable d'être objet et sujet à la fois, et dispose de plusieurs méthodes et moyens, pour étudier l'Univers.
Des outils rationnels, logiques, mystiques, métaphysiques et spirtuelles sont à sa disposition, pour rendre compte du réel. Tout cela pris séparément, et ensemble, démontre que l'Univers n'est pas un ensemble de non-sens, sinon, d'où tirerait-on la lumière pour le constater? Rien dans l'Univers n'est utile, tout semble être à sa place, et chaque atome, chaque élément composant ce vaste univers, possède son utilité. Seul un Être pensant, peut en être à l'origine.

Le fait que les gens se tournent vers une Force Extérieure et Supérieure, en est encore un indice de plus.
Le fait que l'Homme possède de fantastiques (mais limités) outils de mesure pour observer, méditer et étudier le monde qui l'entoure est une preuve supplémentaire, pour qui sait le remarquer avec intelligence, de la Réalité Divine, et d'un sens voulu et prédéterminer à l'Univers.


Un tout autre phénomène, bien plus étrange et surprenant, est celui de l'expression et de la compréhension. Cette incroyable capacité de penser, de partager et de comprendre, puis d'exprimer cette même pensée par écrit ou par oral, tout en étant capable de le faire comprendre par d'autres que soi, est pourtant, une réalité incapable de s'expliquer "rationnellement", du moins, non par une explication totalement matérialiste et de non-sens. Ces formidables interfaces intermédiaires qui permettent ce très haut niveau de communication est tout à fait stupéfiant, tout en étant en partie, inexprimable. Nous ne pourrions pas émettre des pensées, sans recevoir en retour des pensées. Il y a donc une complétude entre l'émission et la réception, qui n'auraient aucun sens, si l'un existait sans l'autre.

Le Hasard ne pense pas, donc n'est pas. Nous qui pensons, nous sommes. Ce qui est en opposition avec le "Hasard". Le hasard n'est que l'explication de nos ignorances, ou Dieu qui se "promène" incognito comme disait Einstein.
Pourquoi, si le "Hasard" serait à l'origine de "tout", nos actions ne sont pas le fruit du hasard, mais le fruit d'une succession de réflexion et d'une volonté propre à chaque individu? Alors que le "hasard" est par définition, non-volonté, non-conscience, non-vivant, non-intelligent. Si le Hasard n'est donc pas, Dieu est forcément.

Si l'Homme est depuis toujours, constamment à la recherche d'une vérité, de la justice, ainsi que d'autres valeurs, c'est qu'il existe bien quelque part, ces valeurs au degré le plus élevé, qui guide l'Homme à travers ses valeurs.

Il faut se diriger et opter pour la direction dans laquelle notre conscience et notre raison nous amène, pour ensuite trouver la "Foi". C'est-à-dire que, chaque personne, sait au fond de lui-même, qu'il faut rechercher l'égalité, la justice, le respect et la compassion envers tous les hommes.

Le fait que le monde soit compréhensible pour nous est incompréhensible en soi, car si nous étions le fruit d'une succession de coïncidences totalement fortuites et hasardeuses, dénuée de sens et d'intelligence, cela serait tout bonnement impossible.
Nous évoluons que dans un sens, qui est totalement orienté et dirigé, et pas dans un un autre. Cela prouve qu'il y a une finalité inscrite en nous, en l'homme. Et que l'Univers est orienté pour faire apparaitre la vie. L'évolution est donc un indice supplémentaire, qui indique que l'homme évolue, en sait toujours plus sur les mécanismes de l'Univers, et qui doit s'en servir pour mieux connaitre l'Univers et la Sagesse de Cette Création, qui est le fruit d'un Créateur. En somme, toute cette avancée scientifique et technologique est un signe pour des gens qui réfléchissent.


Albert Einstein disait: "Ce qui est incompréhensible c'est que le monde soit compréhensible."
Il est évident que "l'Univers aveugle" ou le "Principe aveugle" est absurde et contradictoire au fait que nous puissions comprendre notre Univers, qui est ordonné, et magnifiquement créé. En outre, le fait que nous puissions le comprendre dans une certaine limite, et que nos pensées, notre intelligence, notre volonté et notre conscience nous permettent de comprendre une partie du fonctionnement de l'Univers (et tend indéniablement vers celui-ci), tandis qu'une autre partie nous reste totalement mystérieuse, car la perception humaine est bien limitée à certains domaines, qui semblent nous être destinés. Curieux hasards, car sachant tout ce qu'il a fallu pour que nous puissions être là aujourd'hui, et que nous avons la capacité d'observer, d'étudier et de percer certains mécanismes de l'Univers, c'est tout simplement un indice supplémentaire, au fait que l'être humain n'est pas ici par "hasard", et qu'il y a un sens et une raison d'être qui se cachent derrière notre présence ici-bas, et que la vie en elle-même est inscrite dans les lois de l'Univers, qui lui-même est destiné pour amener la vie, qui est sa raison d'être.

Le célèbre physicien Allemand (Einstein) poursuit de cette façon: «A priori, considérait le célèbre physicien allemand, on devrait s’attendre à un monde chaotique, qui ne peut en aucune façon être saisi par la pensée. On pourrait, et même on devrait s’attendre à ce que le monde soit soumis à la loi dans la mesure seulement où nous intervenons avec notre intelligence ordonnatrice. Ce serait une espèce d’ordre comme l’ordre alphabétique des mots d’une langue. L’espèce d’ordre, par contre, créé par exemple par la théorie de la gravitation de Newton est d’un tout autre caractère. Car si les axiomes de la théorie sont posées par l’homme, le succès d’une telle entreprise suppose un ordre d’un haut degré du monde objectif qu’on n’était, a priori, nullement autorisé à attendre. C’est cela le miracle qui se fortifie de plus en plus avec le développement de nos connaissances.»


Selon Paul Davis: «On [pourrait par exemple] aisément imaginer un monde dans lequel les phénomènes se produisant en un point donné de l’univers, ou à un niveau donné de taille ou d’énergie, seraient étroitement emmêlés avec tout le reste, d’une façon qui interdirait de comprendre l’ensemble au moyen de simples séries de lois. Ou, pour emprunter une comparaison au jeu de mots croisés, au lieu d’avoir affaire à une grille de mots séparément identifiables et inter-reliés, nous n’aurions comme solution qu’un seul et unique mot extrêmement compliqué. Nous ne pourrions alors comprendre l’univers que sur le mode du tout ou rien.» (cité par Michael Denton, in «L’évolution a-t-elle un sens?»  Fayard 1997).

Aristote, lui aussi, avait été extrêmement frappé en son temps de voir combien la structure du monde s’adaptait si bien à la compréhension humaine. Pour le philosophe grec, nous rapporte Jonathan Lear (cité par Michael Denton, in «L’évolution a-t-elle un sens ?» Fayard 1997), «l’étude de la nature révélait que le monde avait pour sens d’être connaissable ; l’étude de l’âme humaine révélait que l’homme avait pour sens de connaître. C’est comme si le monde et l’homme avaient été faits l’un pour l’autre.»

Le mathématicien Eugen Wigner était quant à lui extrêmement fasciné par la correspondance inattendue du langage mathématique, élaboré par l’esprit humain, avec la réalité du monde physique. « On ne peut s’empêcher de penser, disait-il à l'instar d'Albert Einstein, que cela tient du miracle (…). Le langage des mathématiques est approprié à la formulation de lois de la physique, et c’est là un merveilleux cadeau que nous ne comprenons pas, ni ne méritons »...


Il y aussi un autre phénomène assez troublant, et ce que les textes anciens (basés sur la Tradition) disent et que la science constate pour l'instant, et qu'elle n'arrive toujours pas à expliquer, c'est qu'une seule espèce d'être vivant (l'être humain) est capable de "gérer" toute sa planète habitée, et est tellement "capable", que cette espèce pense pouvoir s'imaginer d'égaler Dieu, ou de l'imiter. Mais ce que l'on constate, une fois qu'ils pensent pouvoir égaler Dieu, c'est qu'ils ne causent que destruction et malheur. Néanmoins, cela indique une forme de finalité et de sens, à notre présence ici, qui ne semble en aucun cas dû à une succession de pures coïncidences hasardeuses. Ce phénomène concorde parfaitement avec certaines connaissances et informations contenues dans des textes considérés comme "sacrés". Là encore, ils essayent de "créer" une vie artificielle, qui n'est en fait, qu'une transformation d'éléments, et non d'une création, et que, malgré tout leur génie, leur capacité intellectuelle, leur technologie de pointe, sont incapables de "créer", et ne peuvent que "cloner", ou modifier ce qui est déjà existants, et constatent d'énormes difficultés à atteindre leur objectif. Néanmoins, cela fournit un indice de qualité supplémentaire, où, pour "créer" la vie, il est nécessaire qu'une intervention extérieure, de source intelligente, s'exerce, indépendamment de la "vie", pour que celle-ci soit viable.


Le fait que notre cerveau puisse gérer aisément tous les fluxs qui y circulent, toutes les informations, les données, etc. sans qu'elles deviennent incontrôlables, mal ordonnées, instables, etc. est encore un signe qui démontre qu'il y a une Puissance Supérieure derrière tout ça. Le fait que nous puissions facilement envisager la Présence d'Un Créateur derrière ça est encore un autre signe.
De même, nos milliards de cellules, molécules, mécanismes, etc. qui fonctionnent dans un ordre bien précis, et qui nous permettent de vivre, sans pour autant que nous puissions comprendre ni contrôler ni ordonner tout ce qui compose notre corps, est encore un autre signe...

Dieu est le Seul Être dont nous ne pouvons pas le représenter sous forme de Matière, contrairement au reste (y compris notre imagination), mais uniquement sous forme spirituel (en connaissant Ses Attributs/Noms par exemple), cela prouve que Dieu est bien immatériel tout en étant Réel, et que notre esprit est bien de nature spirituelle et non matériel (cependant il existe des liaisons et connexions matérielles bien évidemment, sous forme d'interface).

Chaque élément possède un sens et une raison à son existence, et les exemples sont légions (eau, oxygène, azote, atmosphère, les divers composants du sol, le soleil, la lune, etc.).


Si il y a un quelque chose, c'est qu'il existe quelque chose, et ce quelque chose nécessite une explication, d'où sont nés justement le "pourquoi" et le "comment". Ce quelque chose qui nous est imperceptible ou mystérieux nous est forcément Supérieur, et c'est Dieu.

Si nous avons une conscience, et que celle-ci se dirige vers le "haut", le "supérieur", alors il existe forcément une conscience qui lui est également supérieure...Il en va de même pour la Force, l'Intelligence et la Volonté.

L'argument comme quoi Dieu fonctionnerait et "existerait" de la même manière que le "Père Noël" ou la "Théière de Russel" est assez absurde. Car l'Homme, un jour ou l'autre, sans même recevoir d'influence, ressent un jour ou l'autre, sans qu'il ne tente de l'étouffer, la Présence de Dieu (instinctivement), et non celui du Père Noël ou de la Théière de Russel, qui eux sont des pures inventions de l'homme, qui a enseigné un concept précis de ce qu'était le "Père Noël". Dieu par-contre, chacun l'a déjà ressenti, et se trouve en dehors de l'Univers, tandis que le père noël, lui, se trouve quelque part dans l'univers, qui est donc infiniment inférieur à Dieu. Qui plus est, nous concevons facilement la représentation du père noël, tandis qu'il nous est impossible de nous représenter réellement Dieu.

Nous pouvons voir que l'Homme n'est pas réellement libre, puisque soumis à toute une série de lois (physique par exemple). Mais que toutes ses lois sont soumis à un seul Être, qui Lui n'est soumis à rien d'autre, Dieu. Donc la liberté provient de Dieu, qui est Supérieur à toutes les lois de l'Univers. C'est de Lui que provient la véritable "liberté".

Si tout est matière (matériel), comment expliquer le fait que l'homme puisse entrevoir une dimension immatérielle et divine, de non-Matière, à la vie, au monde qui l'entoure, et donc à l'Univers?

Un autre argument (qui est répété souvent) consiste à dire "En bref, oui, Dieu existe bel et bien, depuis la nuit des temps... dans le coeur des hommes. Ce sont eux qui le font exister."

Nous pouvons toutefois objecter leur argument de cette façon:
"Donc sans les hommes Dieu n'existerait pas? Voyons, est-ce que l'Univers cesserait d'exister si l'homme n'existait pas pour le contempler?"


Il y a aussi, ce que nous appelons la "Divine harmonie", qui permet de faire réfléchir longuement sur tout ce qui compose la planète où nous vivons. Le fait que nous avons tout à notre disposition pour vivre, à portée de main est très fascinant.
L'eau, les fruits, les légumes, la viande, le poisson, les plantes (pour la médecine ou autres effets sur la santé et le corps humain), les arbres, etc. Et tout, nous est directement accessible, et parfaitement adapter à notre physique (structure interne et externe). La taille des fruits et des légumes qui sont facilement "prenables" par nos mains, et comestibles par notre organisme. Toutes les propriétés nutritives de la nourriture et des autres aliments dont nous disposons, et qui sont parfaitement adaptés à notre organisme, à nos besoins et nos maladies, alors que nous ne sommes absolument pas auto-suffisant. Tout semble effectivement penser pour notre survie...

Egalement, il est très étrange que les fruits, légumes, et toutes les autres sources de nourritures et d'aliments qui nous sont accessibles et comestibles, nous fournissent les nutriments, vitamines, et autres apports nutritifs dont le corps humain a besoin pour continuer de fonctionner, de vivre.
Cela indique donc une présence d'une Conscience Supérieure, ayant une Volonté et une Intelligence Supérieure, qui connaissait les besoins de l'être humain, et qui a donc mis à disposition, de quoi se nourrir, s'entretenir, afin qu'il puisse "vivre".

Et oui, si nous avions eu à la place, des mains minuscules, des jambes trop courtes, une bouche et une gorge trop étroite, nous aurions eu infiniment plus de mal à nous adapter à notre environnement, voire même il serait impossible de vivre aussi longtemps. Bien qu'à cela, certains matérialistes et néo-darwinistes pourraient rétorquer qu'il s'agit là, uniquement de la sélection naturelle, d'une adaptation de l'être humain. Les dernières découvertes en biologie, génétique et biochimie tendent plutôt à infirmer cette hypothèse.

Un savant formula comme argument: “Nous voyons [l'être humain] enfant, puis jeune homme, puis vieux, et nous avons su que ce n’est pas lui qui s’est fait passer tout seul d’un état de jeune homme à celui de plus âgé et de décrépi, car l’homme, même s’il faisait tous les efforts pour se débarrasser de la vieillesse et de sa décrépitude, et ce afin de revenir à son état de jeunesse, il ne pourrait pas le faire. Donc ce que nous venons de dire prouve que ce n’est pas lui qui s’est fait passer tout seul d’un état à un autre, et qu’il a Celui qui le fait passer d’un état à un autre et qui gère ce qu’il est, parce que passer d’un état à un autre sans Celui qui le fait passer d’un état à un autre est impossible.

Un exemple qui clarifie cela c’est le fait que le coton ne peut pas se changer en du fil et un habit tissé sans un tisserand ou artisan ou superviseur. Si un homme choisissait du coton, et ensuite attendait qu’il devienne du fil puis un habit tissé sans artisan ou tisserand, il aurait perdu la raison et serait extrêmement ignorant. De la même façon, si un homme allait sur une terre déserte, et qu’il n’y trouvait pas de palais déjà construit dessus, et qu’il attende [là-bas] que l’argile se transforme en briques qui se joindraient ensemble, sans travailleur ou constructeur, il serait [vraiment] ignorant. Maintenant, si le passage de l’état de fluide [noutfah], à celui de sang coagulé, à celui de bouchée de chair, puis à celui de chair et sang et os, est même plus extraordinaire que cela, alors à plus forte raison il y a Celui qui a fait que le fluide [noutfah] change d’un état à un autre."


On demanda à un Bédouin d'apporter un indice prouvant la Présence de Dieu.
Il dit aussitôt: "La fiente indique la présence du chameau, le crottin indique celle de l'âne et ces traces de pas indiquent la marche. Que dire alors d'un ciel avec des constellations, une terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues ! N'indiquent-ils pas la Présence du Créateur".


L'Univers tout entier semble avoir été façonné de sorte à ce qu'il y ait des observateurs qui l'observent et l'étudient. Robert Dicke dit d'ailleurs: "Puisqu'il y a des observateurs dans l'Univers, ce dernier doit posséder des propriétés qui permettent l'existence de tels observateurs".

Citons Montesquieu, qui pour sa part, considérait la fatalité aveugle, comme étant absurde. Il s'exprima de cette façon: "Ceux qui ont dit qu'une fatalité aveugle a produit les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité: car quelle plus grande absurdité qu'une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents?". Et l'on pourrait rajouter, des êtres intelligents qui ne fonctionnent pas de manière aveugle et aléatoire.


Avons-nous besoin réellement d'indices prouvant que Dieu existe?
       
La vraie entité de l'humain et sa nature démentent cette allégation. Il n'est pas un seul homme qui n'ait en lui-même un sentiment plus fort que celui de la faim et de la soif qui lui fait savoir qu'il est une créature dépendante d'un Créateur, et que ce monde où il vit et dont il dispose a lui-même un Auteur sage, miséricordieux, fort et infiniment capable de toute chose.      
 
Chaque fois que l'homme oublie Dieu et s'égare jusqu'à en nier l'existence, il ne manque pas de recevoir à certains moments de sa vie l'appel de sa conscience, le cri de son entité interne et ces paroles émanant de son coeur qui lui disent: «Tu es la création de Dieu»       
 
Dès lors, tout ce que l'on dit en dehors de cela, n'est que fiction, radotage, spéculation et mensonge. Il est impossible d'attribuer au hasard et à un accident l'origine de cet univers immense, bâti selon un plan d'une précision inouie.       
 
Celui qui croit au hasard, et ne croit pas en la puissance divine qui est à l'origine de la Création qu'elle administre en toute liberté, en toute sagesse et avec une minutie extrême, celui-là est une personne qui hésite à ouvrir ses yeux et son coeur, et d'accepter la réalité.       
 
Rien dans cet univers, ne serait-ce qu'un seul atome, dont l'existence, les mouvements, les éléments et leur interaction, soient le fruit du simple hasard. Le monde est devant nous. Essayons donc de trouver une seule chose semblable dans l'un de ses atomes. Quand un simple atome ne peut être le produit du hasard, comment en serait-il de l'univers tout entier?  


Le premier signe qui atteste de la Présence d'un Créateur réside dans l'ordre sublime et l'organisation qui régit l'Univers et qui justement le protège du chaos.

D'après les informations que nous possédons actuellement sur le système solaire, on apprend par exemple qu'il suffirait d'un changement de quelques paramètres cosmiques pour que la vie sur terre ne soit pas possible.

Est-ce donc le "Hasard" qui a positionné ainsi notre planète par rapport au soleil et la lune par rapport à elle, en sachant qu'un positionnement différent aurait fait de notre belle "planète bleue" un endroit chaotique, incapable d'accueillir une quelconque forme de vie?

Il en va de même pour la structure moléculaire. Quelques petites différences de distance entre les éléments qui composent l'atome suffiraient encore une fois à annihiler toute existence vivante. La question qui se pose à nouveau est de savoir si le seul hasard peut expliquer cet ordre et cette précision...? A mon avis, croire que le hasard et l'organisation naturelle sont les seuls facteurs de cet état de fait relève de la "prouesse" intellectuelle.

Le second signe qui indique la Présence de Dieu est la grande complexité qui caractérise tout organisme vivant: humain, animal ou végétal.

Il suffit pour en être convaincu de se référer encore une fois aux informations fournies par les chercheurs et scientifiques sur la question.
Autre signe de l'existence de Dieu: La grande diversité que l'on trouve dans la forme des créatures, qui pourtant sont toutes composées des mêmes éléments de base. Peut-on là encore considérer sérieusement que le seul hasard ait pu produire une telle diversité?

Il est cependant assez étonnant de constater que les découvertes nouvelles dans le domaine scientifique ont pour conséquence d'éloigner beaucoup de chercheurs de la reconnaissance du Créateur. Il semblerait que leurs capacités de déduction et de perception soient aveuglées par la trop grande clarté des Signes de la présence de l'Être Suprême, tout comme une trop grande quantité de lumière aveugle l'œil humain et l'empêche de discerner ce qui s'offre à lui.

Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que le progrès scientifique, loin d'éloigner de la foi, ne fait au contraire que la confirmer. En d'autres mots, celui qui a la conviction de l'existence de Dieu considère les fruits des découvertes modernes comme étant des éléments du processus global mis en place par Dieu pour l'organisation de l'Univers. A l'origine de ce processus, le seul Maître reste bien sûr le Tout-Puissant. Ceux qui réfutent l'existence d'une entité créatrice et attribue à la seule Nature l'existence et l'évolution des éléments de l'Univers ne focalisent en réalité leur attention que sur le processus conducteur, en s'aveuglant sur la Force Suprême qui en a été l'origine et qui est responsable de sa bonne marche. Il est tout à fait absurde d'affirmer que la science seule explique tout.

A vrai dire, elle se contente de nous éclaircir sur le "comment" des choses, mais elle reste muette sur l'origine et le "pourquoi" de ces choses. D'où vient par exemple les signes distinctifs présents en chaque être humain, comme ses empreintes digitales?... sa signature génétique? ... Pourquoi donc chacune de ces marques est-elle unique pour chaque individu? Ou encore, d'où proviennent la conscience et le psychisme humains? Quel être doué de raison peut-il accepter qu'une "soupe cosmique" ait pu engendrer (même après des milliards d'années et autant de milliards de transformations, de réactions chimiques, d'évolutions etc...) une telle conscience, une telle raison et une structure mentale si développée?

Pour conclure, j'ajouterai que la reconnaissance de Dieu est un sentiment enfoui au plus profond de la conscience de tout être humain. Cependant, beaucoup d'individus forcent leur intellect à "étouffer" ce sentiment inné. Ce n'est que dans des situations extrêmes (comme au moment de mourir par exemple) qu'il arrive parfois à se manifester. Combien de fois avons-nous entendu dire que des personnes, au moment où elles ont été confrontées à la mort, ont fait appel à l'aide ou à la protection de Dieu, alors que ces mêmes personnes avaient souvent passé leur existence à nier la présence même d'un Dieu quelconque.

Si Dieu n'est pas, comme l'affirment certaines personnes, alors l'Homme aurait tout simplement cessé de croire en Lui depuis longtemps, mieux encore, il n'aurait même pas eu le besoin d'inclure Dieu comme étant une Réalité ou une hypothèse. Or, aujourd'hui, de plus en plus de gens se retournent vers Dieu, et tentent de Le redécouvrir, malgré les nombreuses propagandes et persécutions antithéistes.


Du reste, croire que, quand la science et la technologie progresseront, Dieu "s'effacera", est pour le moins, absurde. En quoi le progrès scientifique et technologie éclipserons Dieu? La réalité et la vérité resteront toujours réalité et vérité, peu importe le reste. De plus, cela est encore un indice de plus, que certains êtres aux esprits corrompus, veulent atteindre La Réalité. Cela ne fait en fin de compte, que renforcer la réalité de la Présence Divine.




Dernière édition par Abi le Dim 24 Jan - 01:34 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 01:25 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Conclusion

Alors, quelle en est la conclusion? Comme nous avons pu le voir tout au long de ce traité, le fait que beaucoup de matérialistes affirmaient trop facilement que les "croyants" étaient des êtres naïfs, et ignorants des avancées scientifiques étaient faux (un préjugé de plus), et surtout, en totale opposition avec la réalité des faits.

A la suite de tout cet éventail d'indices tangibles, de signes, et d'éléments indiquant la Présence d'une Intelligence Ordonnatrice, on ne peut pas (ou plus) affirmer haut et fort, qu'il ne s'agit que d'un Mythe, qui est débattu et vécu tous les jours depuis la naissance de l'Humanité, par des milliards d'êtres humains. Ce serait un raccourci trop facile, et une simplification de la pensée trop "simpliste" et naïve.

La Vérité est Une et Indivisible, mais elle peut se voir sous différents angles de vu.
Tout le monde prétend détenir la Vérité, d'où la difficulté d'exposer son point de vu et de comprendre les différentes positions tenues par les autres personnes. En réalité, nous avons tous plus ou moins "raison", et nous détenons tous une "vérité partielle".

Cependant, la Vérité que nous pouvons atteindre et appréhender se doit d'être la plus pure possible, en balayant les erreurs et les déformations superflues.
C'est pour cela que l'homme doit atteindre la Vérité "pure et accessible (ouverte)", à ne pas confondre avec la Vérité Absolue qui ne peut être atteinte par personne, excepté le Créateur de l'Univers.
C'est entre autre pour cela qu'il existe tant de "voies"et de "méthodes" différentes pour accéder à cette Vérité.

Et pour se rapprocher le plus près possible de la Vérité, il vaut mieux comprendre la vision défendue par les autres qui divergent avec la nôtre, pour mieux saisir le sens et la nature de cette Vérité.
Pour illustrer cela, nous pouvons comparer la Vérité avec un objet solide en forme de cube.

Le Cube étant la Vérité, peut se voir sous différents angles, tout dépend de l'endroit et de la manière dont on observe le Cube, cette Vérité nous apparaitra différente à tous, avec plus ou moins de différences selon la personnalité/spécificités de chacun.

Il existe dès lors, une multitude de voie et de chemin possible. Il est, par conséquent, inutile de discréditer à tort les voies que peuvent prendre d'autres personnes et qui sont différentes de la nôtre.

Aujourd'hui, avec toute cette confusion, il est extrèmement important de rechercher cette Vérité enfouie et écartée, de la trouver, puis de la comprendre, et enfin de l'accepter et de l'appliquer.
La Vérité à prendre devra être celle qui apporte le plus d'effets positifs et qui apportera des avantages et des apports bénéfiques pour soi-même ainsi que pour toute l'humanité.


D'une certaine manière, nous pouvons dire que les athées peuvent avoir en parti raison, et qu'il est compréhensible (mais pas justifié) qu'ils affirment leur position à leur manière. Car ils se trouvent sur la face d'un cube, et n'ont pas exploré les autres "faces" (chemins), et il en va de même avec certaines catégories de croyants, qui sont assez étroits d'esprit.
Mais lorsque l'on explore toutes "les facettes du cube", nous recevons comme une illumination, et nous nous rapprochons encore plus de la Vérité et de la Compréhension "universelle", qui est celle du Créateur. Car le cube peut représenter également l'Univers, et par-delà de ce cube, se trouve ce qu'on appelle La Vérité Absolue ou Suprême, c'est-à-dire Dieu.


A ce propos, Jalâl ud Dîn Rûmî décrit la vérité comme suit: «La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve».

Il va de soi que les athées militants ne changeront pas d'avis (du moins très difficilement), car engloutis et retranchés sous une idéologie politique violente et profondément anti-déiste/théiste. Ce n'est donc, ni par la "raison", ni l'intelligence que nous basculerons d'un côté à l'autre, mais uniquement par sa propre volonté (une démarche personnelle).

Au final, avoir la certitude ou la croyance, en la Présence ou en l'Absence d'une Intelligence Supérieure qui est à l'origine de l'Univers, n'est ni une question d'intelligence ou de preuve, mais bien d'orgueil et de mauvaise foi. A partir d'un certain stade, il ne s'agit que de Volonté. N'allons donc pas contre cette "volonté" qui souhaite se diriger vers La Vérité. C'est là, l'étape la plus difficile à franchir, car elle suppose un changement interne décisif et important dans la vie d'une personne, même si au début, cela pourrait l'effrayer plus qu'autre chose.

Il est important de ne pas s'enfermer violemment dans un dogme, et de ne pas rejeter avec véhémence ceux qui n'y adhèrent pas. Apprenons à mieux nous connaitre et à mieux nous comprendre, et nous verrons notre quête de sens et de vérité que plus comblée et plus riche qu'auparavant.
Ne nous laissons pas manipuler par des gens qui ne souhaitent que notre perte. "Diviser pour mieux régner", en instrumentalisant l'athéisme, la laïcité, la démocratie, et les institutions religieuses.


Pour aider certains athées à mieux comprendre, pourquoi des milliards de personnes sur Terre, ont cru par le passé en "Dieu" et continuent toujours d'y croire, je vais m'attarder sur une liste où j'énoncerai plusieurs raisons, qui est bien sûr, loin d'être exhaustive. Mais contrairement à ce que beaucoup de philosophes athées affirment, et qui véhiculent de cette manière, des préjugés absurdes. C'est le fait que l'Homme y croit pas peur de la mort.


Ainsi, on peut admettre/connaitre la réalité du/d'un Principe Créateur, par différentes voies:

Par la logique et la raison, suite à des recherches (scientifiques ou philosophiques) approfondies et sérieuses, comme c'est le cas de nombreux scientifiques (physiciens, astrophysiciens, chimistes, neurologues, etc.), comme Trinh Xuan Thuan, David Bohm, Hubert Reeves, Jean Audouze, Einstein, David H Peat, Arthur Eddington, James Clerk Maxwell, Charles Townes, Pierre Perrier, Nidhal Guessoum, Bruno Guiderdoni, Bill Newsome, Mario Molina, Bernard d'Espagnat, etc.

Il existe des courants mystiques comme le soufisme qui "expérimentent "Dieu" au lieu de simplement avoir la "foi".

Pour certains, une révélation sous forme "d'intuition" équivaut à une preuve de Dieu.

Pour d'autres encore, le fait d'avoir vécu une sortie de corps, que ce soit dans des situations particulières (lors d'une NDE) ou comme dans le cas du fondateur de l'Institut Monroe, ou encore de la célèbre docteur Elisabeth Kubler-Ross, ça leur a fait prendre conscience de l'existence de l'âme ou d'une vie après la mort.

On pourrait encore ajouter à cela, les miracles (car il y en a), ainsi que les preuves de l'existence "d'Esprits" qui ont poussé certaines personnes à adhérer une voie spirituelle/religieuse.

Il y a tellement d'histoires différentes en ce qui concerne les gens qui sont entrés dans une voie spirituelle qu'il y aurait de quoi écrire tout un livre. Ce qui est sûr, c'est qu'en Inde par exemple, on ne parle pas en termes de Foi, mais de Connaissance. C'est tout autre chose que l'Occident. Pour beaucoup, il a suffi d'aller en Inde (ou dans une autre contrée de l'Orient), pour sentir quelque chose de manière tellement palpable que la vie spirituelle est devenu une évidence pour eux.

Il y a aussi la démarche purement intellectuelle qui est la métaphysique. Mais bien sûr, cela nécessite d'abord de s'y intéresser au départ, de se poser des questions, ou même une seule question.

Et il y a des gens sur qui cela tombe de manière tellement étonnante qu'ils peuvent ne pas trouver les mots pour l'exprimer.


De plus, c'est faire preuve d'une grande ouverture d'esprit que d'accorder une chance aux thèses déistes et/ou théistes (religion).


Je pense que le principal a été dit, et qu'il est temps, pour chacun, d'émettre sa propre déduction quant au contenu de ce Traité, qui je l'espère, a pu vous faire réfléchir sur les réalités des différentes disciplines intellectuelles existantes.

Aussi, il est important de préciser que la connaissance (scientifique) est limitée à un champs d'application déterminé, et qu'elle ne pourra jamais ni tout expliquer, ni tout résoudre, et qu'il faut s'y faire. C'est là que se situent les limites de l'étude philosophique et scientifique, car ce qui s'y trouve au-delà, n'est que conjectures, hypothèses et incertitudes. Et la Raison, est, quant à elle, aussi limitée à ce champs-là. Ainsi, la Foi des différents croyants commence à partir de ce stade-là. et est liée à ce qui concerne l'Au-delà, par-delà l'Univers, qui est inaccessible et hors de portée à la science dite exacte.


Pour faire court, et se convaincre de la Réalité de la Présence divine, ses seuls arguments suffisent amplement (pour les gens ouverts d'esprit).


1) Il faut partir de ce qui est évident. La conscience ne peut pas être niée. La cause contenant son effet, et devant reconnaitre la conscience (qui n'est pas produite par les neurones et qui ne se résume pas simplement à des processus cérébraux), la nature première de la cause de l'Univers est aussi celle de la Conscience (d'où l'impossibilité du hasard, et la réalité de la Conscience/Force/Intelligence Divine).

2) Nous avons l'idée de Dieu, et c'est l'Être le plus grand que l'on peut penser. (L'imagination ne pouvant aller au-delà de l'Espace et du Temps, Dieu étant Infini et Absolu, Il est au-delà de l'Espace et du Temps, ce qui signifie qu'Il n'est pas le produit de l'imagination, mais bien de l'intuition intellectuelle, qui transcende le mental et est immédiate, contrairement à la raison qui est discursive). Nous avons aussi (la) conscience de notre propre limitation (puisque fini), et celle de la non-limitation, dotée elle aussi de conscience, mais sans limitation aucune (Infini).

3) D'après un principe général, le "plus" ne peut émaner du "moins". (Le supérieur ne peut émaner de l’inférieur, parce que le «plus» ne peut pas sortir du «moins»; cela est d’une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir; en arithmétique pur, car les nombres négatifs n'ont aucune valeurs réelles).  On peut donc conclure que si la matière et l'esprit dépendent d'une même cause, elle serait forcément du côté de l'intelligence pure (ou l'Intellect si l'on préfère), laquelle contient les principes à l'état manifesté et non-manifesté, le tout (manifesté et non-manifesté) relevant de la toute possibilité incluant les "possibilités d'impossibilité". (Pas d'apparition ex-nihilo...A ne pas confondre avec le fait que par exemple, "l'objet" en question était contenu à l'état synthétique, et qu'au final, cela ne reste qu'une "constitution du programme", pour prendre l'exemple d'un fichier numérique compressé/décompressé).

4) Il est métaphysiquement et logiquement évident que le plus ne peut pas sortir du moins (rappelons que les valeurs négatives n'ont aucune valeur réelle) ; par conséquent, le phénomène humain de la personnalité prouve ipso facto la réalité d'Un Créateur, non seulement Tout-Puissant, mais également doué de conscience personnelle, car l'Absolu ne saurait être privé d'une possibilité qu'il manifeste.

5) C'est l'idée de Dieu. Or, en tant qu'être fini, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, je ne peux pas être moi-même l'auteur de cette idée, car elle possède plus de réalité objective que mon entendement n'en peut produire. Il doit donc "exister" un Être Suprême ayant placé cette idée dans mon entendement fini: c'est Dieu (Infini). L'argument est donc qu'un être fini, ne peut pas être à l'origine de l'idée de (l'Être) l'Infini. Dire que l'Infini n'est pas, c'est dire par là que le fini n'a pas sa raison suffisante.

6) Le Miracle de la Vie, de l'Intelligence, de la Logique, de la Conscience, de l'Intellection, de la Subjectivité, de l'Harmonie et de la Beauté que nous percevons dans l'Univers. La complexité inouïe de chaque élément composant cet Univers dans lequel nous vivons. L'ensemble de l'Univers (dont la création humaine) est la conséquence d'un ordonnancement exact, et d'une précision chirurgicale, car tout ce qui a concouru à l'existence de l'Univers, des galaxies, de la Terre et de la Vie est le fruit d'un calcul dont chaque paramètre semble être rationalisé et pensé. La complexité d'une seule cellule qui compose notre corps, sans parler du cerveau et de ses incroyables phénomènes et processus multiples.

7) Si nous considérons notre existence, nous savons que quelque être réel existe; or, si le non-être ne peut rien produire, alors il y a un être qui existe de toute éternité.

8) La Matière n'existant pas de toute éternité, et n'étant pas non plus auto-crée, son origine est extérieure à l'Univers et est de nature immatérielle. Il existe des phénomènes tels que la non-séparabilité qui ont une influence causale sur notre monde sans être constitués de matière ni d’énergie. La conclusion minimale que l’on peut tirer de la Mécanique quantique, est que, ce qui existe ne se limite pas à des choses inclues dans le temps et l’espace. La seule conclusion possible du Paradoxe EPR est que le monde est non-local (non composé uniquement de matière et d'énergie, et non compris dans l'espace-temps).

9) Les découvertes en neurologie ont démontré que l'expérience mystico-religieuse n'était pas un phénomène purement matériel, et ne pouvait pas être réduit seulement aux processus neuronaux (il en va de même pour la conscience, qui ne peut pas être réduite simplement aux processus neuronaux), et qu'une dimension spirituelle était bien réelle (l’expérience dite mystique serait une expérience réelle de contact avec une entité surnaturelle, voire avec Dieu lui-même).

10) Si la nature des choses était absurde et non-sens, d'où tirerait-on la lumière qui nous permet de le constater si clairement et distinctement?

11) Quoi qu'on fasse, Dieu revient dans tous les débats.


Cela ne pouvant être nié, les plus acharnés continueront de nier ces faits, et de s'embarquer dans des rhétoriques stériles, se basant uniquement sur des hypothèses sans fondements, ce qui devient par définition, une croyance absurde (et infondée). Et pourtant, ceux qui nient ces évidences, basées entièrement sur la raison, sont les rationalistes eux-même...D'où l'incohérence de leur démarche dite "rationnelle".




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Anykey
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MessagePosté le: Mer 27 Jan - 17:59 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Abi , t'as vraiment lu tout ça ?! ahahah

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MessagePosté le: Jeu 28 Jan - 19:13 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

As'Salamu Alaykum.

C'est moi-même qui ait rédigé cet article (qui est aussi long qu'un ouvrage en réalité). Mais récemment j'y ai effectué une mise à jour, donc j'éditerai "l'article" prochainement, Inshâ'Allah.


Wa Salâm.


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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 02:04 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

slm

je vais lire ton article. incha'Allah.
ces sujets m'intéressent.


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MessagePosté le: Dim 31 Jan - 14:36 (2010)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme Répondre en citant

Wa 'Alaykum Salam wa Rahmatullahi wa Barakatuh les frères et soeurs,

Une mise à jour assez importante de "l'article" ici présent, devrait bientôt avoir lieue dans les jours à venir, Inshâ'Allah.


Akhi Jaysh-al-tawhid, ces sujets me passionnent également, et d'ailleurs, d'après ce que j'ai pu remarquer, c'était là, l'un des plus grands points faibles des Musulmans lors des débats inter-religieux (non-religieux y compris). Il y a beaucoup d'ignorance à ce niveau chez la communauté musulmane, et donc les non-musulmans en profitent pour prendre le dessus dans les débats intellectuels, malgré que leurs arguments sont déjà biaisés d'entrés, sont totalement faux ou bien tout simplement déformés. Il est donc impératif, que le Musulman doit acquérir la science, afin de pouvoir débattre en toute connaissance de cause, et comme il se doit. C'est d'ailleurs aussi sur ce terrain-là, que les leaders des mécréants espèrent convaincre les Musulmans "faibles" d'apostasier leur religion, pour finalement s'échouer dans le matérialisme philosophique et "pratique".

A bientôt Inshâ'Allah.

Si vous avez des questions, suggestions ou corrections à m'adresser, surtout n'hésitez pas à le faire.

Wa Salâm.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:52 (2016)    Sujet du message: Réfutation du Matérialisme et de l'Athéisme

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